Thème 3 : Stratégies de développement durable des systèmes de production oasiens

 


 Sommaire

Session 1: Cadres institutionnel et organisationnel

 

Le rôle des institutions traditionnelles et professionnelles dans la durabilité des systèmes pastoraux dans les zones arides et sahariennes : cas du sud est Marocain : Darfaoui E, ORMVA TF Maroc. (Français)

 

Paradigme Environnement – Développement : cas du projet de Conservation de la Biodiversité par la Transhumance dans le Versant du Sud du Haut Atlas (CBTHA), Houmaymid M. Coordinateur du projet PNUD / ORMVAO Maroc (Français)

 

Stratégie de mise en valeur du  Secteur phoenicicole  dans la Réserve de Biosphère des Oasis du Sud Marocain : Haddouch M. et M. Tabet, ORMVAO Maroc.

(Français)

 

Promotion des femmes rurales : Un enjeu majeur pour un développement durable des oasis : Jari F., ORMVA TF Maroc.(Français)

 

Le savoir faire local des agriculteurs oasiens, un patrimoine  à capitaliser et à préserver : Oubrhou A., ORMVA TF Maroc.(Français)

 

 

Session 2 : Approches et instruments

 

Le Cadastre National : Outil de développement durable : Sif S., Cadastre National  Dir. Cadastre Maroc.(Français)

 

Système d’aide à la prise de décision pour le contrôle des eaux d’irrigation dans la vallée de Draâ : Aghezzaf S. et M. Kourdi, ORMVAO Maroc.(Français)

 

L’approche   participative : Cas du projet de développement rural du périmètre du Dadès – Ouarzazate, Maroc : Chtioui A. ORMVAO Maroc.(Français)

 

Potentialités des oasis de Tafilalet et expériences en matière d’investissement agricole : Naaza D. ORMVATF Maroc.(Français)

 

Modèle de ménage agricole appliqué  aux exploitations agricoles de la vallée de Ziz. Province d’Errachidia : Benjira M., ORMVATF Maroc (Français)

 

 

Session 3: Perspectives de développement des oasis

 

Situation actuelle et perspectives de développement du palmier dattier : charpente axiale de l’activité agricole dans l’écosystème oasien : Lamhamdi M. DPV / MADRPM

 

Stratégie de Développement et d’aménagement des oasis : Youssif  J., DAT / MATEE (Français)

 

Sauvegarde des oasis et participation de la société civile: l’initiative du Réseau Associatif de Développement Durable des Oasis : Burger  P. coordinateur CARI France (Français)

 

Entre oasiens : l’appel du sud ou le développement par le bas : Dahman A., Targa  Maroc (Français)

 

Scénarios de développement des systèmes de production oasiens : implication sur la recherche et le développement : Kradi C., INRA Maroc (Français)

 

Le palmier dattier et les défis de l’urbanisation : cas du Ksar Guelmima : Mountada Kasr Guelmima pour le Développement intégré : Mostakim H.  GuelmimaErrachidia. (عربي

 

Session 4: Conservation and sustainble use of oasis ecosystms throught agriculture and tourism: development of quality economies in biosphere reserve

 

Promoting the development of quality economics in biosphere reserves, challenges and opportunities in the oasis du sud marocaine biosphere reserve: Driss Fassi / Programme MAB Maroc

 

Biosphere reserve origin labelling schemas fot quality goods and services: thory and possible aplications in oasis ecosystems: Peter Dogse, Programme MAB - UNESCO (Français)

 

Certification of quality agricultural products from oasis ecosystms: application of mobile technologies: Ismaili Alaoui My Mustapha, IAV Hassan II (Français)

 

Using tourism for promoting sustainable oasis devlopment: Ghislain Dubois, TEC France (Français)

 

La réserve de biosphère des oasis du sud marocain : Haddouch M. et A. Zahri), ORMVAO Maroc (Français , English)

 

Le tourisme dans la province d’Errachidia : Situation actuelle et perspectives d’avenir : Ain Rahba A., Delégation  de Tourisme Errachidia MAROC

 

Session 5: Rôle de la société civile dans le développement des oasis

 

Quelques aspects d’une révolution tranquille dans les  espaces oasiens : Tozi M. Université Hassan II, Casablanca Maroc. (Français)

 

Contribution des associations locales dans le développement des oasis et la conservation de la diversité écologique du Tafilalet : Cas du JorfErrachidia, Maroc l’oasis du Jorf : Lamrani  L. et M. Karroumi, Jorf-Errachidia Maroc. (عربي)

 

Soutien à l’organisation et à l’exploitation des ressources naturelles dans les systèmes oasiens (eau, sol, animaux, biodiversité) : Tirichine B.,  Association APEB, Algérie. (Français)

 

Expérience d’une ONG dans la lutte contre la désertification : Loussert R.  ALCESDAM – Maroc. (Français)

 

Expérience de l’association ADRAR en matière de développement local participatif : Abouchrif H., Errachdia Maroc. (Français)

 

Contribution d’une ONG locale au développement durable des oasis de sud marocain : cas de FerklaErrachidia, Maroc : Kabiri L., A. Jaakou, M. Hachimi et A. Ouachouo, Tinjdad-Errachidia Maroc. (Français)

 

Expérience de trois ONG locales dans le développement durable et la préservation de l’environnement des oasis de la vallée de Draâ – Maroc : Zirari A., M. Oulahcen, A. Haji et A. O. Ait Lhaj, Zagora Maroc. (Français)

 

 



Le rôle des institutions traditionnelles et professionnelles dans la durabilité des systèmes pastoraux dans les zones arides et sahariennes : cas du sud marocain

 

Darfaoui E.

ORMVA du Tafilalet, BP. 17, Errachidia, Maroc, e-mail : ormvatf@iam.net.ma

 

Résumé

 

Les institutions et la réglementation traditionnelles, notamment la Jmaâ, les Nouab, l’Orf, ont toujours joué un rôle primordial dans la préservation et le développement des ressources pastorales dans les zones arides et sahariennes, et ont toujours constitué le garant de leur durabilité. Avec la dégradation continue des parcours et l’usure du pouvoir des jmaâ et des nouab des terres collectives, il est devenu nécessaire d’envisager la revitalisation de ces institutions ou leur remplacent par des institutions modernes. Des coopératives pastorales ont été créées dans ce cadre dans le Sud-Est et l’Oriental Marocain sur la base d’affinités ethno-lignagères. Ces coopératives jouent aujourd’hui un rôle important à côté des institutions traditionnelles dans la gestion et le développement des ressources pastorales, mais leur durabilité et la durabilité de leur action reste tributaire du renforcement de leur pouvoir sur l’espace et de l’amélioration et de la diversification de leurs ressources.

 

 

Paradigme Environnement – Développement : cas du projet de Conservation de la Biodiversité par la Transhumance dans le Versant du Sud du Haut Atlas (CBTHA)

 

Houmaymid M.

Projet CBTHA - PNUD / ORMVAO, e-mail : bio@menara.ma

 

Résumé

 

En dépit du caractère aride de son climat, le versant sud du Haut Atlas et le Saghro se caractérisent par une haute diversité d’éléments de flore et de faune dont certains sont très rares, menacés ou en voie d’extinction. Plus de 164 des espèces endémiques du Maroc se trouvent dans le Haut Atlas.  Environ 50 % des vertébrés et 41  % des mammifères sauvages du Maroc sont abrités dans cette zone.

La gestion de cette biodiversité et des espaces pastoraux a été assurée, pendant une longue période, par la pratique d’un pastoralisme basé essentiellement sur la mobilité du cheptel et la pratique de la transhumance. Sous l’effet de certains changements, socio-économiques, culturels et politique, le système coutumier, toujours viable, tend à s’affaiblir de plus en plus. On assiste actuellement à un relâchement  des institutions coutumières et une mauvaise planification de l’utilisation et gestion des terres.

Cette situation se traduit  sur le terrain par :

·       une accélération de la sédentarisation accompagnée par la mise en culture des meilleurs terrains des parcours,

·       la concentration du cheptel au niveau des points d’eau,

·       la dégradation des parcours suite à l’arrachage des ligneux et le prélèvement abusif du bois de la steppe et des forets.

·       Une recrudescence des conflits intra collectivité et inter collectivités; notamment les conflits d’origine pastorale, et ceux relatifs à la mise en valeur agricole des terrains de parcours,

Les conséquences inéluctables sont la perte de la biodiversité des différents écosystèmes, le recul de l’aire de certaines espèces et la pauvreté des populations. La fréquence des périodes de sécheresse et la grande fragilité de la transhumance et des écosystèmes aux effets des aléas climatiques ont contribué négativement à la régression de la transhumance et la paupérisation des éleveurs.

Pour remédier à cette situation, le projet de conservation de la biodiversité par la transhumance est mis en œuvre, pour sept ans, depuis juillet 2001

En conformité avec ses objectifs et sa stratégie, le projet a adopté l’approche « Plans Intégrés de Conservation de la Biodiversité et de Gestion Durable PICB&GD» qui tente  de concilier entre les considérations de l’environnement et les préoccupations du développement local. Cette approche n’est autre qu’une forme de l’approche « Gestion de Terroir Villageois : GTV »  adaptée au contexte de la transhumance  Elle accorde une place de choix aux communautés et aux usagers des terroirs de transhumance et s’appuie sur le terroir de transhumance comme unité de gestion et de planification. Elle utilise une combinaison de méthodes participatives et conventionnelles et vise :

·       La conservation de la biodiversité, la réhabilitation des écosystèmes naturels et la relance de la transhumance ;

·       La sauvegarde et la valorisation des valeurs culturelles, écologiques, environnementales et paysagères de la zone ;

·       Le développement de la prise de conscience du grand public sur l’intérêt de la conservation de la biodiversité et la relance de la transhumance ;

·       L’amélioration de la qualité de vie des populations locales.

Cette approche participative et partenariale repose sur les principes suivants :

·       Le zonage qui constitue un outil d’affectation et d’occupation/utilisation optimale des sols selon leurs aptitudes et potentialités ;

·       La conception et la mise en oeuvre de « Paquets d’Interventions »regroupant des actions de conservation et de développement. Ce principe qui relève de la discipline «  Recherche appliquée »  tente, à travers le développement d’activités génératrices de revenus (AGRs) de trouver des solutions économiques aux problèmes environnementaux.

·       Le renforcement juridique et institutionnel (Code Pastoral, Charte de la transhumance, Charte de l’écotourisme) ;

·       La coordination et le développement de partenariat visant la mobilisation des ressources humaines et financières. 

 

En terme de réalisations, le projet, en collaboration avec ses partenaires a préparé le premier PICB&GD et a initié la préparation de deux autres. Au niveau du terrain un ensemble d’actions aussi importantes que variées est en cours de mise en place. Ces actions constituent des incitations économiques, sociales et institutionnelles à la conservation de la biodiversité et la relance de la transhumance. Sur le plan technique, elles constituent un ensemble d’interventions pilotes, complémentaires et novatrices puisqu’elles intéressent la mise en place de services sociaux adaptés à la transhumance (Ecole et brigade de santé mobiles), la mise en place de fonds renouvelables pour soutenir les organisations créées, la valorisation des produits du terroir (PAMs, Câprier, Séchages des fruits, aviculture Beldi et apiculture à base  de l’abeille saharienne …), et le montage de produits éco-touristiques valorisant la biodiversité et la transhumance.

 

 

 

Stratégie de mise en valeur du secteur phonicicole dans la réserve de biosphère des oasis du sud marocain

 

Haddouch1 M. et M. Tabet

1ORMVA Ouarzazate Maroc, e-mail: moha_h@yahoo.fr

 

Résumé

 

Le secteur phoenicicole joue le rôle d’armature de l’écosystème des régions sahariennes et présahariennes, aux  plans économique, socio-culturel, et environnemental. Néanmoins, ce secteur connaît des contraintes d’ordre naturel (sécheresse, bayoud), techniques (vieillissement des plantations) que sociales (structures des propriétés). En revanche, le secteur phoenicicole recèle  des potentialités de taille, notamment, sa grande diversité génétique et les acquis des institutions de  recherche, de formation et de développement. Le présent article décrit la stratégie de mise en valeur du secteur phoenicicole dans la réserve de biosphère des oasis du sud Marocain. Cette stratégie sera fondée sur la conservation de la diversité de cette espèce, l’entretien de son système de production dans son équilibre global, ainsi que la mobilisation du potentiel de production et sa valorisation dans le sens d’une meilleure intégration dans l’économie à ses différentes  échelles.

 

 

Promotion des femmes rurales : Un enjeu majeur pour un développement durable des Oasis

 

Jari F.

ORMVA du Tafilalet Errachidia, Maroc, e-mail : oubrhou@netcourrier.com

 

Résumé

 

Parler du développement durable des Oasis ne peut avoir lieu sans parler de la femme rurale qui constitue sans doute un enjeu majeur pour leur développement durable. Au Tafilalet les femmes rurales constituent un pilier important dans le développement socio-économique de la région. En effet, en dehors des activités domestiques, 80% des femmes rurales participent aux travaux agricoles avec 40% du temps actif total consacré au travail dans les champs et à celui lié à l'élevage. Par ailleurs, malgré leurs rôles multiples, les femmes rurales sont confrontées à plusieurs contraintes qui affectent négativement leur contribution au développement agricole. Pour améliorer le revenu des femmes et leurs conditions de vie, l'Office a considéré cet aspect parmi les axes stratégiques de son intervention et a développé un programme touchant à plusieurs activités et a tracé une vision pour leur promotion et leur meilleure intégration au développement de la zone. A travers notre communication , nous allons présenter les rôles des femmes dans le développement des oasis, les contraintes qu'elles rencontrent, l'expérience de l'ORMVA/TF en matière de promotion des femmes rurales et notre vision pour leur meilleure intégration dans le développement durable des oasis.

 


Le savoir faire local des agriculteurs oasiens, un patrimoine
à capitaliser et à préserver

 

Oubbrhou A.

ORMVA du Tafilalet, Errachidia, Maroc, e-mail : oubrhou@netcourrier.com

 

Résumé

 

Face aux diverses contraintes naturelles et socio économiques et aux menaces qui pèsent sur le système oasien, les agriculteurs de ces zones ont développé des stratégies de développement « durable » et ont mis en œuvres des pratiques et approches qui leur ont permis de vivre et de se s'épanouir dans ce système à équilibre fragile. Ces agriculteurs ont ainsi, à travers le temps, cumulé un savoir faire appréciable en matière d'agriculture oasienne. En effet l'adoption du système intensif à 3 étages associé à l'élevage, l'association agriculture-artisanat, la pratique d'une agriculture orientée vers les cultures sélectionnées dominées par les variétés à forte valeur commerciale et la diversification des activités extra agricoles sont autant d'exemples qui témoignent d'un esprit d'ingéniosité de cet agriculteur oasien. En outre, plusieurs techniques agricoles, modes de gestion de la rareté des ressources naturelles et formes d'organisation ont vu leur naissance non pas aux instituts de recherche mais au sein de l'oasis faisant appel à l'expertise de l'agriculteur. Les techniques culturales développées concernent l'itinéraire technique des cultures (sélections de cultivars adaptés, sevrage des rejets, plantation et pollinisation du palmier dattier, conduite des cultures sous jacentes, lutte contre la salinité et l'ensablement ...), la conduite de l'élevage ovin D'man, bovin et le petit élevage ainsi que la valorisation des productions oasiennes (séchage, transformation et stockage ...). Cette richesse mérite d'être capitalisée, sauvegardée et diffusée. Actuellement, on assiste à une érosion de ce savoir faire local pour diverses causes. Dans ce sens l'ORMVA du Tafilalet a lancé une expérience de formation de jeunes lauréats des Instituts Techniques Agricoles pour préserver certains métiers agricoles en cours de disparition et afin de d'offrir à l'agriculteur oasien une main d'oeuvre spécialisée adaptée aux spécificités des oasis.


 

Le Cadastre National : outil  de développement durable

 

Sif  S.

Dir. Cadastre Rabat Maroc

Résumé

Le Cadastre National est un ensemble de données géographiques, économiques et sociales portant sur les propriétés et les propriétaires sur lesquels est enregistré le découpage d'un territoire (une commune rurale). C'est aussi un inventaire public géoréférencié de données concernant tous les immeubles, quel que soit leur statut foncier, situés dans les communes rurales. Cet inventaire permet de définir, pour chaque immeuble délimité, le statut foncier, la situation, la superficie, les plus values (sources d'eau,-constructions...), le type de sol, la nature des cultures et le propriétaire apparent (nom et prénom, date de naissance, sexe , nationalité, situation familiale ...). Le Cadastre National trouve son utilisation dans les domaines suivants : la connaissance des structures foncières (la couche de base des études d'Aménagement, Agriculture, Urbanisme, Infrastructure,...); l'aménagement du territoire, en particulier son rôle de soutien aux projets de développement (choix de terrains pouvant abriter des projets industriels, touristiques, d'habitat...); le recensement agricole (localisation  par des  coordonnées des données collectées lors du recensement); la généralisation de   l'immatriculation   Foncière   (servir   de   base   pour   l'Immatriculation d'Ensemble, utilisation des informations pour l'immatriculation  facultative: extraits de plans, repérage des immeubles à borner, ...). Il y a lieu de signaler que le Cadastre National ne pourra remplir ses missions fondamentales , s'il n'est pas généralisé aux régions présentant une très forte activité économique (agricole, touristique, ...). Le Cadastre National depuis sa création, s'est heurté dans sa réalisation à des difficultés de financement. Cependant en 13 années réellement consacrées à l'exécution des travaux d'établissement, le Cadastre National a réussi à couvrir 1.600.000 ha (114 communes rurales). Ces réalisations ont été effectuées dans le cadre des projets suivants : 1. Projets financés par le Gouvernement du Canada (1970-1978) ; 2. Projets intégrés de développement agricole financés par la Banque Mondiale   (1979-19S3) ; 3. Projets réalisés avec les moyens propres de VACFCC. Cette expérience a permis d'enregistrer un ensemble d'acquis à savoir :

          La maîtrise des procédures d'établissement et de conservation;

          L'initiation du secteur privé dans la réalisation des projets;

          La maîtrise des coûts;

          Le développement et la capitalisation d'une grande expertise dans le domaine des enquêtes, de la reconnaissance et d'établissement des plans parcellaires.

L'expérience menée entre 1973 et 2000 a permis également de dégager des difficultés et des contraintes à surmonter dans le futur, les points faibles du Cadastre National peuvent se résumer de la manière suivante :

          Le manque de vulgarisation du Cadastre National auprès des utilisateurs potentiels ;

          Les difficultés de la mise à jour et de la conservation sur les pians organisationnel et procédural;

          L'établissement et la mise à jour basés sur des techniques et des procédés conventionnels ;

          La difficulté d'exploitation des données présentées sons forme analogique.

Afin  d'y remédier et de rendre le Cadastre National un vrai outil pour le développement durable
pour le monde rurale, l'Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre el de la Cartographie
a démarré une étude de mise en place d'un Cadastre Général en collaboration avec l'Agence Canadienne pour le Développement International dont le but principal vise la mise en place d'un cadastre générai basé sur les techniques numériques d'acquisition des  données (photogrammétriee digitale, imagerie satellitale et GPS) et vise également le rapprochement entre le Cadastre National cl l'Immatriculation Foncière d'ensemble.  


Système d’aide à la prise de décision pour le contrôle des eaux d’irrigation dans la vallée du Drâa

Aghezzaf 1  S. et M. Kourdi

1ORMVA de Ouarzazate, Ouarzazate Maroc, e-mail :ormvaoz@menara.ma

 

Résumé

 

La gestion des eaux d’irrigation, au niveau des périmètres d’irrigation caractérisés par une pluviométrie annuelle, très faible (50 à 100 mm/an) et variable d’une année à une autre est très délicate. Dans le cas du périmètre du Drâa, les précipitations annuelles sont limitées et ne peuvent pas, même en année dite normale, subvenir aux besoins de sa superficie de 26.200 ha. Dans le cadre de la mobilisation des eaux par la construction des grands barrages, l’Etat a procédé, en 1972 à la construction du barrage Mansour Ed-Dahbi d’une capacité initiale de 560 Mm3 (réduite actuellement par l’envasement à 440 Mm3) pour la régularisation des débits des deux principaux affluents du Drâa, (Dadès et Ouarzazate). Une gestion optimale des lâchers dudit barrage destinés à l’irrigation doit s’articuler sur la prise de décision en temps réel en tenant compte d’un certain nombres de facteurs liés d’une part au sol, à la plante, au climat et aux infrastructures d’irrigation d’autre part. Cette gestion comporte plusieurs étapes, la programmation, la distribution et le contrôle évaluation. Chacune de ces étapes a son importance respective. Des outils ont été mis en place pour aider le décideur dans sa prise de décision (DSS ou Decision Support System). Un premier outil, de type hardware, a consisté à installer une série de points de mesure, dont certaines télémesures, pour connaître l’état de la ressource et l’état des ouvrages de régulation. Il permet au gestionnaire de quantifier les débits et volumes et de vérifier le bon fonctionnement de la distribution. C’est la partie hardware du SIGMADRAA. Un deuxième outil de type software consiste en un gestionnaire de banque de données destinées à traiter les mesures disponibles pour mettre à disposition des différents niveaux de la décision une information directement utile. C’est la partie software du SIGMADRAA. Un troisième outil, également de type software, traite les informations de type volume d’eau disponible (barrage et nappes), état d’humectation des parcelles, stades culturaux et informations agrométéorologiques comme DSS à l’avertissement à l’irrigation. En d’autres termes, optimiser l’utilisation de la ressource en eau. C’est le logiciel AVIRDRAA.

 

 

L’approche participative, cas du projet de développement rural du périmètre du Dadès, Province de Ouarzazate au Maroc

Chtioui A.

ORMVA Ouarzazate, Ouarzazate Maroc, e-mail : ormvaoz@menara.ma

 

Résumé

L’approche participative, cas du projet de développement rural du Dadès est une  expérience riche d’enseignements réussie dans un milieu très hostile et précaire aussi bien pour l’administration que pour les populations locales. Ce projet s’inscrit parfaitement dans la stratégie du ministère de l’agriculture qui vise la mobilisation des populations rurales locales, la promotion des capacités des institutions et le développement de leur compétence pour prendre en charge leur propre développement. L’objectif de cette intervention est de faire part à l’assistance du cheminement des différentes étapes du processus de sensibilisation et d’adhésion des populations au projet.  Cependant, le bailleur de fonds (KFW) a exigé deux conditions essentielles : i) l’organisation des agriculteurs en AUEA et, ii) leur participation financière à hauteur de 10% du coût des travaux de réhabilitation des seguias qui se chiffre à 12.338.276,00 dhs et la prise en charge de la gestion, de l’entretien et de la maintenance des investissements hydro-agricoles réalisés.


 

Potentialités des oasis de Tafilalet et expériences en matière d’investissement agricole 

 

Naaza D.

ORMVA du Tafilalet, Erachidia, Maroc, e-mail : oubrhou@netcourrier.com

 

Résumé

 

Situé au sud du Royaume du Maroc, le Tafilalet qui couvre une superficie de 77.250 km² est caractérisée par une diversité agro-écologique favorable pour le développement d’une large gamme de productions spécifiques et à haute valeur ajoutée. En effet, la zone du Tafilalet permet la culture de dattes nobles telles que le mejhoul, le boufeggous, le henné, le gombo, les plantes aromatiques et médicinales ainsi que l’élevage d’ovins de race D’man connue par sa profilicité et l’élevage de l’abeille jaune saharienne. La situation de la zone permettrait également le développement d’un label bio et de produits de terroir. L’agro industrie constituerait aussi un pole prometteur pour les investissements futurs compte tenu de la diversification et de la qualité des productions agricoles de la zone. En outre, la région vue son patrimoine historique architectural et culturel pourrait être une zone pilote en matière de développement du tourisme rural sous toutes ses formes. L’expérience acquise en matière d’investissement agricole au niveau de la zone est riche et diversifiée. En effet, l’installation d’exploitations modèrnes de palmier dattier, de pommier et d’olivier, le développement d’unités de production d’élevage intensif et l’exploitation des plantes aromatiques et médicinales sont autant d’expériences réussies par les investisseurs dans la zone.

 

 

Modèle de ménage agricole appliqué  aux exploitations agricoles de la vallée du Ziz, Province d’Errachidia, Maroc

 

Benjira M.

ORMVA du Tafilalet Errachidia, Maroc, e-mail : oubrhou@netcourrier.com

 

Résumé

 

L’objectif de cette étude est la description et l’analyse du comportement des ménages agricoles face à la variation de prix de certaines variables de production et de consommation. Le modèle utilisé est un modèle non récursif. Les entrées  du modèle sont issues de l’enquête menée sur le terrain ; elles sont de deux types:

·       Celles relatives aux données sur la production et la consommation des ménages agricoles ;

·       Celles relatives aux élasticités de production, de consommation et de revenu issues à partir des estimations empiriques.

Les résultats du modèle pour les zones étudiées montrent que : 1. les décisions des petites exploitations se passent en dehors de l’exploitation agricole ; 2. la classe des petites exploitations sont offreuses nettes de travail et celles des exploitations moyennes et grandes sont des demandeurs de travail ; 3. les ménages agricoles sont très sensibles à la variation des prix des céréales de base (blé dur et blé tendre) ; par contre, ils sont peu sensibles à la variation des prix des facteurs de production.


 

 

Stratégie de Développement et d’aménagement des oasis

 

Youssif  J.

DAT / MATEE, Maroc, e-mail : jaafaryoussef62@hotmail.com

 

Résumé

 

L’espace oasien compte environ 1 733 millions d’habitants sur une superficie de 115 563 Km2. formé des dirs de l’Anti-Atlas, les vallées de Draà, du Ziz et du Dadés, le Tafilalet et le Figuig. Il se présente comme une série de postes avancés de l’oekoumène, face au Sahara ; ces postes sont fréquemment menacés par l’avancée du désert. La splendeur du paysage oasien masque en fait une extrême fragilité ; il suffit d’une faible variation du niveau de la nappe ou des écoulements pour tout remettre en cause. En effet, la situation actuelle des oasis est très critique. Les changements climatiques n’expliquent pas à eux seuls leur crise ; celle-ci résulte d’une combinaison de facteurs essentiellement humains. Le grand paradoxe de la zone est que le contexte de pénurie a déclenché un processus, non pas de l’économie de l’eau, mais au contraire de gâchis croissant de la ressource. Un gâchis qui résulte de la conjonction des actions de l’ensemble des acteurs. Ainsi, la stratégie pilotée par l’Aménagement du Territoire préconise une action globale qui prenne de front l’ensemble des problèmes posés. L’eau demeure en effet au cœur de ces problèmes, mais elle s’inscrit dans un écheveau d’interférences sectorielles, sociales et spatiales. La principale difficulté tient justement au caractère multisectoriel de l’opération et que la problématique se situe à la charnière de la sphère socioéconomique et de la sphère écologique. Le pari d’aménagement des oasis repose sur l’inversion de la posture dans la gestion de l’eau, actuellement en vigueur.  Tout l’enjeu réside dans la réussite du passage d’une posture du primat des besoins à une posture du primat des capacités. L’économie de l’eau, la mise en place progressivement d’une agriculture paysagère et le développement d’un tourisme adéquat constituent les principales options de ladite stratégie.

 

 

 

Sauvegarde des oasis et participation de la société civile: l’initiative du Réseau Associatif de Développement Durable des Oasis

 

Burger  P.

CARI France, e-mail : cariassociation@aol.com

 

Résumé

 

Les oasis, sont non seulement des zones cultivées intensivement dans des milieux désertiques, mais sont aussi des symboles de gestion des ressources rares et précieuses. Leurs organisations héritées et adaptées au cours des siècles se sont traduites autant dans des techniques agronomiques, que des modes de gestion écologiques, des modalités sociales et économiques qui constituent un véritable patrimoine répondant parfaitement à la définition même du développement durable. La diversité de leurs situations a produit en outre de multiples stratégies de faire-valoir et de création de richesses permettant la fixation durable de populations entières dans des milieux hostiles. C’est cette extraordinaire richesse qui a produit une représentation mythique des oasis largement partagée au sud et au nord. Toutefois ces dernières vingt années ont fait peser de graves dangers sur ce patrimoine  (Extraits de « l’appel des oasis » du RADDO).

 


Entre oasiens : l’appel du sud ou le développement par le bas 

 

Dahmane A.

Targa Maroc, e-mail: a.dahmane@targa-aide.com

 

Résumé

 

L’espace oasien en Mauritanie constitue, malgré la modestie de son potentiel économique, un enjeu social et écologique indéniable. Le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie conscient de cet enjeu a initié, très tôt après son indépendance, un vaste programme de développement des oasis visant à accompagner la tendance de sédentarisation amorcée après une succession dramatique de phases de sécheresse. Cette mutation profonde d’un système de production nomade, où les oasis et leurs palmiers de cueillette jouent un simple rôle de relais d’appoint, vers un système de production agro-pastoral résolument tournée vers la valorisation économique du potentiel oasien se devait d’être accompagnée et encadrée par les autorités mauritaniennes. Le premier projet de développement des oasis a été identifié et préparé pour le Centre d’Investissement de la FAO en 1983. Ce projet qui connaît actuellement sa seconde phase, se propose donc d’augmenter la productivité des oasis cibles, de mieux gérer leurs ressources naturelles et d’améliorer les conditions de vie de leur population en mobilisant des ressources financières et des services au travers d’associations oasiennes et de groupements d’intérêt économique. Ces derniers seront dotés d’une capacité de programmation des activités de développement communautaire ou individuelle, de contacter des services, publics ou privés, de gérer des fonds de développement. Elles opéreront dans un contexte de décentralisation. Pour cela, ces populations seront appuyées en matière d'acquisition de savoir faire par un programme de vulgarisation à deux volets :

·       une approche classique réalisée avec l'encadrement du projet et des structures régionales compétentes et,

·       une approche innovante dite "vulgarisation oasienne".

Cette deuxième approche visait l'instauration d'échanges entre oasiens marocains et mauritaniens pour favoriser un transfert de savoir faire et de pratiques mises au point par des populations ayant adapté leur mode de vie et de production aux contraintes de l'environnement hostile des milieux arides. Cette approche s'appuie sur l'hypothèse que rien ne remplace la réalité constatée et vécue par les acteurs eux mêmes auprès d'autres acteurs œuvrant dans des conditions similaires. Cette force du témoignage vivant sera d'autant plus pertinente qu'elle sera portée par un réseau relationnel interculturel et interactif établi non seulement entre acteurs mauritaniens et maghrébins mais aussi entre acteurs mauritaniens des zones oasiennes. Il faut remonter au début des années 80 pour identifier les premières tentatives d’échanges entre agriculteurs mauritaniens et marocains. Dans les projets TCP 4402 et TCP/MAU/4509, dont feu P.Pascon constituait le contractant principal, il a été question de donner la priorité à une formation des paysans mauritaniens par leurs homologues marocains. L’objectif est d’assurer une immersion des formateurs dans le milieu d’accueil à même de garantir une meilleure circulation du savoir-faire. C’est un ainsi que l’artisan Benlkayan a pu, depuis novembre 1984 à mai 1986, assurer la formation de mauritaniens à la mise en valeur agricole des oasis et  aux techniques d’exhaure d’eau par la technique de Lmegroud notamment. Ce transfert technologique a vite montré ses limites face à la globalité des mutations socioculturelle qu’engendre un tel passage d’un statut d’éleveur nomade vers un statut de paysan oasien sédentaire. Ce constat a permis le développement du concept de la « vulgarisation oasienne » par l’immersion totale de toute une cellule familiale originaire des oasis marocain dans le milieu oasien mauritanien. La mise en oeuvre de ce concept, par l’intégration au sein des associations oasiennes, de couples d’oasiens marocains, chargés de la mission de transfert de savoir et de savoir faire dans le cadre d’une relation d’échange et d’apprentissage mutuel avec leurs homologues mauritaniens a permis l’obtention de résultats remarquables dont les plus importants seront analysés dans cette communication.


Scénarios de développement des systèmes de production oasiens : implication sur la recherche et le développement

 

Kradi C.        

INRA-Rabat Maroc, e-mail : kradichafik@menara.ma

 

Résumé

 

Le présent article s’attache à exposer d’une manière synthétique et analytique les résultats de ces travaux de recherche sur les systèmes de production. Il est articulé autour de trois points :  la dynamique des systèmes de production,  en mettant en relief les principales forces motrices ou facteurs influençant leurs fonctionnements et leurs évolutions, tels que l’eau, la démographie, le Bayoud, le marché, le progrès technique… ; les scénarios de développement  possibles hiérarchisés avec  leurs répercussions  sur les différentes catégories des agriculteurs  « hommes et femmes » et sur l’environnement écologique et ; les besoins en  recherche et en  recherche – développement nécessaires pour accompagner les scénarios optimistes et éviter les scénarios pessimistes.

 

 

Le palmier dattier et les défis de l’urbanisation : cas du Ksar Guelmima

 

Mostakim H. 

Mountada Kasr Guelmima pour le Développement intégré,  GuelmimaErrachidia, Maroc

 

 

شجرة النخيل وتحديات العمران-  واحة  قصر كلميمة نمودج

 

مستقيم حسن

منتدى قصر كلميمة للتنمية المندمجة – كلميمة

 

الملخص

 

إنه لايخفى عليكم الدور والأهمية التي تلعبه شجرة النخيل منذ قرون خلت، في المحافظة على البيئة واستقرار السكان في واحات الجنوب. إن هذه الشجرة المباركة والمذكورة في القران والتي حبانا الله بها ؛ أصبحت منذ سنين تهددها مخاطر كبيرة يستلزم الوقوف عندها قصد معرفتها وإيجاد حلول لها.

 

منذ أزيد من ثلاثين سنة وواحة قصر كلميمة تشهد تغيرات كبيرة ومتنوعة نتيجة عوامل منها : الماء؛ السكان؛ التربة؛ الملوحة؛ العمران؛ هذا الأخير الذي أصبح يشكل أكبر خطر على مساحات النخيل نتيجة التزايد الديموغرافي الكثيف.

 

إن مشكلة العمران والبناء العشوائي وسط الواحة وغياب سياسة تخطيط عمرانية كفيلة بامتصاص هذا التزايد الهائل للسكان وانعدام رقابة وقوانين زجرية وغياب التوعية جعل السكان يجدون ظالتهم في البناء الغير القانوني الذي أصبح معطلة وعبئا على الفاعلين.

 

إن هذه الوضعية المؤلمة التي أشرنا إليها جعلت الألف من مساحات النخيل تتلف سنويا مما يشكل خطرا على الشجرة وعلى مصدر أرزاق ساكنة الواحة.

 

لقد أظهرت مجموعة من الدراسات على أن واحة قصر كلميمة مهددة بالانقراض إذا لم تطع استراتيجية محددة المعالم والأهداف والتي من جملتها :

§         مساعدة السكان المحليين على توزيع أراضي الجموع.

§         خلق تجزيئات سكنية بديلة للبناء داخل الواحة.

§         العمل على تطوير شجرة النخيل وذلك بغرس أنواع جديدة.

§         خلق آليات جديدة للدعم والمراقبة.

 

للإشارة فقط فقد كشف تقرير على أن حوالي 5000 شجرة أتلف

 

 

 

Systèmes des labels d’origine de biens et de services de qualité des réserves de biosphères : Théorie et applications possibles dans des écosystèmes des oasis

 

Dogse P.

Programme MAB UNESCO, e-mail : p.dogse@unesco.org

 

Résumé

 

Le Groupe de travail du MAB sur le développement d’économies de qualité dans les réserves de biosphère à recommande aux Etats membres intéressés de considérer l’établissement de systèmes nationaux de labels d’origine de réserves de biosphère.  Les économies de qualité sont supposées se fonder sur l’utilisation durable des ressources naturelles et humaines de la région, promouvoir une perspective à long terme et tendre vers une stabilité économique basée sur l’efficacité, la diversité et l’équité. Elles sont « douces » envers la nature et les gens, respectent les connaissances et les cultures traditionnelles et apportent une valeur ajoutée aux populations et aux collectivités locales. Dans cette présentation, les lignes directrices des labels d’origine des réserves de biosphère seront présentées ainsi que leurs potentialités dans les écosystèmes des oasis.

 

 

 

Certification des produits agricoles de qualité des écosystèmes oasiens: Application des technologies mobiles

 

Ismaili Alaoui My M.

IAV Hassan II, Rabat Maroc, e-mail : m.ismaili@iav.ac.ma

 

Résumé

 

La biodiversité dans le milieu oasien engendre une grande productivité génétique souvent endémique, culturelle et économique. En effet, si la standardisation des moyens de production a conduit à une agriculture mondialisée agressive, les productions labellisés utilisant la biodiversité oasienne associée aux savoirs faire des populations constituent une alternative valable pour le retour aux ressources du label du naturel. L’ascension du commerce équitable qui accompagne la mondialisation raisonnée devrait permettre aux petits agriculteurs des réserves de biosphères (MAB) d’intégrer leurs productions dans les circuits commerciaux spécialisés avec des propriétés à la fois organoleptiques et de santé distinctives très spécifique. Par ailleurs, l’absence d’infrastructure d’accompagnement des savoirs faire locaux handicaps les filières des produits de base et engendre des pertes quantitatives et qualitatives des productions oasiennes. En effet, les populations des réserves des biosphères ont fait du palmier dattier, de l’olivier et des cultures à plusieurs étages, des systèmes de production stratégiques pour le développement durable des oasis. Cette contribution va porter sur les développement des économies de qualité dans l’ écosystème oasien en créant les synergies entre la biodiversité et l'agriculture écologique traditionnelle appuyée par des technologies mobiles de proximité modernes appropriées. L’accompagnement technologique des agriculteurs des réserves de biosphères (MAB) avec des systèmes mobiles écologique adaptés à la réalité géographique, économique, sociale  et culturelle devrait conduire à la mise en place d’un model original de certification des produits agricoles en vue de désenclaver et faire connaître les propriétés nutritionnelles des produits ces zones. Ainsi vient  la technologie mobile d’extraction qui a pour objectif de valoriser la qualité économique des produits des réserves de biosphères sur les lieux de production tout en respectant les définitions de base des produits élaborés «De l’arbre à la bouteille comme préconise l’adage des oléiculteurs oasiens».


Utilisation du tourisme pour promouvoir  le développement durable oasien

 

Dubois G.

TEC France, e-mail : Ghislain.Dubois@tec-conseil.com

 

Résumé

 

Le tourisme a connu ces cinq dernières années un développement rapide dans le Sahara, que ce soit dans les pays du Maghreb déjà très touristiques (Maroc, Tunisie), ou dans des destinations plus émergentes (Niger, Mali, Mauritanie, Algérie…). Les oasis occupent une place stratégique, comme lieu de visite et de résidence, dans la constitution d’une offre touristique mettant en valeur la diversité naturelle et culturelle du Sahara. Ces mêmes oasis, en concentrant la grande majorité de la population et de la diversité biologique du Sahara, ont un rôle prépondérant dans sa protection et son développement. Sur des espaces restreints et fortement contraints, elles concentrent les atouts et les pressions. C’est ce croisement entre une opportunité –le tourisme – et un espace à fort enjeu –les oasis- qui ont conduit le programme l’Homme et la Biosphère (MAB) de l’UNESCO et TEC à étudier la faisabilité d’un projet international sur la mise en place d’un tourisme durable dans les oasis du Sahara. Non contrôlé, le développement touristique peut en effet intensifier la pression sur les ressources (eau, espace), et perturber le fonctionnement des sociétés oasiennes sans vraiment contribuer au développement local. Bien planifié, il peut devenir le levier d’une revalorisation symbolique des oasis, apporter un complément de revenus aux sociétés permettant de retrouver une durabilité du fonctionnement de ces espaces, et contribuer au financement de la protection de la nature. Les exemples ne manquent pas au Maghreb (vallée du Drâ au Maroc, Adrar en Mauritanie) de ce rôle positif du tourisme. Le projet de l’UNESCO, en cours de développement, cherche à étudier et à apporter des réponses à  la complexité de ces relations entre tourisme, développement, préservation de la biodiversité et lutte contre la désertification. Celui-ci bénéficiera des apports du projet « Le Sahara des cultures et des peuples », développé par l’UNESCO depuis 2002, et qui a notamment permis de mettre en place une plateforme de coopération au niveau régional. La communication présentera les premiers résultats de l’étude de faisabilité et les principales lignes directrices du futur projet.

 

 


La reserve de biosphère des oasis du sud marocain

 

Haddouch1 M. et A. Zhari

1ORMVA de Ouarzazate, Ouarzazate Maroc, e-mail: moha_h@yahoo.fr

 

Résumé

 

L’article présente les principes et les fondements qui ont présidé pour l’inscription des oasis du sud marocain dans le réseau mondial des réserves de biosphère. Il trace le contexte international dans lequel la notion des réserves de biosphère a été adoptée, décrit l’argumentaire ayant soutenu le choix des oasis du sud marocain et présente les caractéristiques de la Réserve de Biosphère des Oasis du sud marocain.

 

 

The biosphere reserve of southern morocco’s oasis

1ORMVA de Ouarzazate, Ouarzazate Morocco, e-mail: moha_h@yahoo.fr

 

Summary

 

This paper presents the principles and fundaments that stood behind the southern Moroccan Oases to be recognized within the international network of biosphere reserves. It reminds of the international context in which the biosphere reserve notion was adopted, describes the arguments that supported the choice of the southern Moroccan oases and presents the inherent characteristics of the southern Moroccan oases biosphere reserve. 


 

Quelques aspects d’une révolution tranquille dans les espaces oasiens

 

Tozi M.

Université Hassan II, Casablanca Maroc

 

Résumé

 

L’espace oasien au Maroc offre au chercheur, souvent, anthropologue, l’image d’un espace plein de paradoxes. Il incarne d’une part, le génie de l’homme qui a su nous offrir par une conquête hardie du désert une représentation concrète de l’Eden, tellement l’ingéniosité humaine a su conjuguer dans un équilibre parfait, reconduit à travers les générations,  des éléments naturels souvent incompatibles (rareté de l’eau, aridité du climat, exigences de la sédentarité et du nomadisme) et une densité institutionnelle très forte qui a préfiguré une cité policée (droit coutumier réglant l’usage des espaces). D’autre par, les oasis nous offrent une figure de l’organisation humaine à stratification rigide et archaïque. Les statuts et les biens connaissent une distribution inégalitaire entre genre (homme et femme), entre groupes socio ethniques (imazighen, Igourame, chorfa, et harratine) qui handicape toute possibilité d’innovation sociale et par conséquent technique. C‘est dans les oasis que les manifestations de la pauvreté et de l’exploitation semblent le plus dures et les plus insupportables. Pourtant, c’est cet espace qui a connu durant les vingt dernières années les bouleversements les plus spectaculaires. L’émigration et surtout la scolarisation a remodeler la stratification sociale ancienne, la trame du développement participatif brandie par les opérateurs du développement a fini par générer par delà les effets pervers une dynamique autochtone  débouchant sur une nouvelle demande de compétences favorisant l’intermédiation et la mobilité et a finit par bousculer la division du travail entre générations. Les enjeux de pouvoir se sont déplacés d’un contrôle des facteurs de production (eau et terre) à un contrôle du marché et des opportunités d’aide. Le problème qui me préoccupe dans ce texte est celui de l’alternance des générations et des groupes à statut assigné (chorfa, harratine), en cinquante ans d’indépendance et à la faveur du rallongement de l’espérance de vie, la société marocaine fait cohabiter en son sein quatre générations  en âge de voter. Contrairement aux sociétés agraires  caractérisées par des cycles longs et une certaine stabilité dans la production et la transmission des savoirs et savoirs faire notre époque est caractérisé par des ruptures dans les compétences et les cultures portées par chaque génération. Une génération presque analphabète, une génération cosmopolite à la faveur de l’inter-rail  et du marxisme une génération retraditionalisée à la faveur de l’islamisme et une dernière génération globalisé à la faveur du cyberspace  par ailleurs la diffusion du droit étatique et de l’école à largement entamé la position des statuts hérités au profit des statuts acquis, mêmes si les processus électoraux ont continué à favoriser les premiers. Le Tazerwalt va nous servir de scène pour analyser ces changements entre statuts socio ethnique sur une durée relativement longue, puisque le premier séjour de terrain date de 1982 et le dernier en avril 2004. Errachidiya (2002-2004) va nous servir de terrain pour rendre compte des enjeux de pouvoir entre générations à la faveur des nouvelles exigences du développement et monter les décalages entres les relais traditionnelles du pouvoir et les nouveaux relais qui s’installent  pour capter le nouvelles ressources


 

 

Contribution des associations locales dans le développement des oasis et la conservation de la diversité écologique du Tafilalet : Cas de l’oasis du JorfErrachidia, Maroc

 

Lamrani1  L. et M. Karroumi

1Association de la lutre contre la désertification pour la conservation de l’environnement, Jorf-Errachidia Maroc

 

 

 

مساهمة الجمعيات المحلية في تنمية الواحات والمحافظة على التنوع البيئي في تافلالت -واحة الجرف نموذجا

 

(1) الحسن  المراني و .محمد كرومي

(1) جمعية محاربة التصحر للمحافظة على البيئة الجرف الرشيدية   

 

ملخص

 

وصفت المصادر العربية والأجنبية  القديمة سجلماسة بأنها  تتوسط سهلا امتاز بالخصب والماء الوفير. فإذا كان عنصر الماء وتجارة القوافل أساس استمرار الحياة بالواحة سابقا، فإنه في الوقت الحالي أصبح الوضع العام هو الندرة المائية، وتحول مورد القوافل التجارية إلى مورد يعتمد على القوافل السياحية والهجرة.  وصارت الواحات تواجه مخاطر الجفاف وزحف الرمال  وتستهلك أكثر فتجاوزت  قدرة مواردها على التجدد.

 

ورغم البرامج الكبيرة، التي تنجزها الجهات المختلفة، فإن التحولات التي تعرفها الواحات تؤكد الحاجةاوضع تصور شمولي  لمشاكلها،  لاستصلاح الكثير من النظم  الفاعلة بها.  لمواجة الإكراهات  والمعيقات التي تعمل على تدهورها وعدم تطورها . كما أن هذه المناطق تعيش ضعفا  في التدبير و إفراطا في الاستغلال وأصبح ما يجري في هذه المجالات يتم دون  وصول  الإمكانيات و البحوث والدراسات المختلفة  إلى وضع  برامج  متكاملة وإيجاد الحلول الملائمة  . إن تراكم المشاكل في هذا الوسط يجعل الخوف على مصير الواحة قويا  ويصبح الاهتمام بهذه المجالات من القضايا الوطنية الكبرى.

 

 في السنوات الأخيرة بدأ الاهتمام لدى الأوساط المختلفة عامة والمجتمع المدني بصفة خاصة بواحات الجنوب الشرقي، نظرا لتفاقم المخاطر البيئية في هذه المجالات. وتأتي مشاركة الجمعيات المحلية سعيا لبقاء هذا المحيط صالحا للحياة   واستمرار الاستقرار فيه من ضمن هذا التصور.

 

 إن أزمة الواحات بناحية تافيلالت متعددة الأبعاد والمظاهر،فهي رغم التنوع في الموارد والإمكانيات البشرية والمادية  ، تعرف تدهورا  متنوعا ومتعدد الأوجه .كما تجدر الإشارة إلى أن هذه المجالات غنية ويمكن أن تؤهل المنطقة لتحقيق تنمية مستدامة، لكن التوازنات المجالية تعرف اختلالات وإكراهات تعيق مسيرتها التنموية وتفرض واقعا معيشيا فقيرا. ما هي معيقات هذا النمو ؟  وكيف يمكن أن تساهم الجمعيات المحلية في تنمية المنطقة والمحافظة على التنوع البيئي بها، حتى تصل المنطقة إلى حلول ناجعة وعمل متكامل يضمن التطور المتوازن ومواصلة الاستقرار للساكنة؟.


 

 

 

Soutien à l’organisation et à l’exploitation des ressources naturelles dans les systèmes oasiens (eau, sol, animaux, biodiversité)

 

Tirichine B.

Association APEB, Algérie, e-mail : i.trichine@cgiar.org

 

Résumé

 

Si les pouvoirs publics ont la responsabilité de la mise en œuvre de stratégies de réduction de la pauvreté dans leurs pays respectifs, les communautés qui y vivent doivent également s’impliquer. En effet, les communautés organisées peuvent améliorer leurs moyens d’existence et renforcer leur capacité d’adaptation en apportant des réponses appropriées aux causes de la pauvreté du fait qu’elles sont plus proches de la réalité du terrain. Par exemple les communautés vivant actuellement dans la Vallée du M’Zab, (située à 600 km au sud d’Alger ) composés de groupes divers ont démontré à travers les siècles malgré les conditions climatiques hostiles propres au désert, leur aptitude à créer et à pérenniser jusqu’à un passé récent un environnement propice à la couverture de leurs besoins essentiels notamment pour tout ce qui a trait à l’organisation sociale, l’agriculture, l’exploitation et la gestion des ressources en eau dans une région où la pluviométrie est de l’ordre de 90 mm/an avec des crues soudaines et souvent dévastatrices, sans compter la création  d’une architecture originale. Ce qui leur a permis de s’inscrire dans un processus de développement relativement autonome, que l’on peut qualifier de durable. C’est dans cette optique que nous avons porté notre choix sur le thème relatif au soutien à l’organisation et à l’exploitation des ressources naturelles dans les systèmes oasiens, compte tenu du fait qu’une population importante y vit avec des ressources limitées provenant en grande partie du palmier dattier et d’une agriculture traditionnelle. Ce soutien peut se concrétiser à notre avis par le biais de canaux multiples à l’aide de projets ou d’actions d’accompagnement en ce qui concerne notamment :

        a) La transformation des résidus agricoles ;

        b) L’utilisation de l’énergie solaire ;

        c) La mise en œuvre d’actions de lutte contre l’érosion des sols ;

        d) Le traitement des eaux et leur réutilisation à des fins agricoles ;

        e) La réhabilitation de l’élevage de certaines races d’animaux  adaptées aux  systèmes oasiens et aux besoins des populations locales ;

        f) La mise en œuvre d’actions pour une réappropriation de la biodiversité propre aux systèmes oasiens.

 


 

 

 

Expérience d’une ONG dans la lutte contre la désertification

 

Loussert R.

ALCESDAM Maroc, e-mail: alcesdam@lesblancs.com

 

L’ALECESDAM est une ONG de droit marocain crééé en 1986 dont les activités, en faveur des paysans oasiens, sont localisées dans la Province de TATA. Les objectifs de l’Association tels qu’ils sont définis par ses statuts sont les suivants : 1. l’amélioration de l’efficience des ressources en eau dans les oasis ; 2. la lutte contre le dépérissement des palmeraies ; 3. l’amélioration du revenu familial des oasiens et la lutte contre la pauvreté. Les palmeraies de la Province de TATA sont aujourd’hui confrontées à trois dangers majeurs :

·                     La sécheresse récurrente et la salinisation des sols ;

·                     L’ensablement des palmeraies ;

·                     La maladie du « Bayoud » dont l’agent causal est un champignon du sol (Fusarium oxysporum F. albedinis).

Ces trois contraintes, seules ou conjuguées, ont entraîné l’abandon des cultures en périphérie des palmeraies, ce qui n’est pas sans conséquence sur le revenu familial de l’agriculteur oasien.

Pour atteindre ses objectifs les activités de terrain peuvent être résumées comme suit :

·       Aménagements de petite hydraulique : curage et rhébilitation des khettaras-réaménagement des réseaux de séguias (réseaux d’irrigation)-Aménagement et construction de bassins pour le stockage des eaux-creusement, approfondissement et équipement des puits.

·       Plantation de palmiers en variétés nobles résistants à la maladie du bayoud afin de reconstituer les palmeraies endommagées (à ce jour, 80000 palmiers ont été replantés par l’ALCESDAM depuis 1986).

·       Distribution aux coopératives et groupements ruraux de semences maraîchères et fourragères performantes et de plants fruitiers, ainsi que d’engrais minéraux afin d’améliorer les rendements.

·       Aide à l’introduction dans la Province de TATA d’ovins de race D’Man, reconnus pour leur haute prolificité, afin d’améliorer, par croisement dit d’absorption, les ovins de race local.

·       Valorisation du produit des palmeraies pour la commercialisation des dattes et l’utilisation des sous-produits destinés à l’alimentation animale.

·       Formation et éducation des agriculteurs oasiens.

·       Appui à la création d’associations féminines rurales permettant l’autonomisation financière des femmes.

·       Création de foyers des femmes rurales pour la production d’un artisanat local, et garderie d’enfants en âge pré-scolaire (3 à 5 ans).

·       Distribution de fournitures scolaires et vêtements aux enfants.

Les bénéficiaires de l ‘ALCESDAM sont des agriculteurs groupés en association, coopérative ou groupement rural s’engagent à participer à hauteur de 50% aux actions entreprises, soit par leur travail, soit par l’engagement d’un financement direct. Ce sont les Associations elles-mêmes qui définissent leur projet de développement rural et le proposent au financement de l ‘ALCESDAM. Cette dernière étudie avec ses partenaires locaux (Direction Provinciale de l’Agriculture, Autorités locales) puis le soumet au bailleur de fonds pour un financement régi par une convention.

Les principales ressources financières  de l’ALCESDAM sont :

·       les dons et cotisations des membres actifs ou bienfaiteurs ;

·       les services de coopération des Ambassades sollicitées ;

·       la Fondation Mohamed V.

et plus récemment la principauté de MONACO.

L’ensemble des activités énumérées ci-dessus, s’inscrit dans le cas d’un programme de sauvegarde des palmeraies et de l’activité rurale des oasiens, afin de leur permettre de vivre décemment du revenu de leur terre reconquise sur l’avancée du désert.

 

 

 


 

Expérience de l'Association ADRAR en matière de développement local participatif

 

Abouchrif H.

ONG ADRAR Errachidia Maroc

 

Résumé

 

ADRAR dont le siège social se trouve à Rabat est une ONG Nationale de 50 membres (hommes et femmes, médecins, ingénieurs juristes prof. Universitaires originaires de la province d'Errachidia) avec une équipe de terrain de 10 salariés encadré par un chef de projet ingénieur agronome originaire de la région. Depuis 1990, l'Association ADRAR œuvre pour un développement intégré de la Vallée de l'Assif Melloul dans le Haut Atlas central. Cette vallée, localisée dans les deux Communes Rurales de Bouzmou et Imilchil (Cercle d'Imilchil, Province d'Errachidia), regroupe 24 Douars pour une population de 17.000 habitants répartis en 2500 foyers environ. Dans un premier temps, l'initiative est partie de l’ONG. En leur proposant une série d'actions dans les domaines de la santé et de la scolarisation, il s'agissait de gagner la confiance des populations locales. Dans un deuxième temps les projets ont été conçus et réalisés à la demande des habitants des Douars. La troisième phase, en cours actuellement, correspond à une logique quelque peu différente des deux phases précédentes. Elle est dictée par l'intégration des actions dans le long terme. Elle priorise la participation et la formation des populations au développement et à la gestion des réalisations. Tout au long des quatorze ans de son existence, les interventions de l'Association ont été inspirées par une volonté d'adaptation de rapproche participative aux structures sociales locales. Les actions ont été définies avec les jmaas (jmaa.institution traditionnelle de gestion faite à base ethno-lignagère) des Douars. Elles sont exécutées avec l'assentiment des services techniques concernés et des autorités locales. Les populations participent à toutes les phases des projets depuis la conception jusqu'au suivi évaluation. Après les premières actions dans les domaines de la santé et de la scolarisation, les interventions d'ADRAR en collaboration avec ses partenaires nationaux et internationaux ont été étendues à l'eau potable au préscolaire, à l'électrification, aux activités génératrices de revenus et aux questions de l'environnement. En ce temps de développement de la société civile au Maroc, ADRAR partage son expérience à d'autres Associations dans le cadre tant de réseaux associatifs, de séminaires et de colloques que de l'accueil de délégations sur son site d'intervention. Avec l'appui de la Banque Mondiale , du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et du PNUD ADRAR mène actuellement des projets de préservation de la biodiversité et finance une quarantaine d'Associations locales dans le cadre du programme petits dons faisant partie du Projet National de Gestion des Aires protégées.

 


 

 

 

Contribution d’une ONG locale au développement durable des oasis du sud marocain : cas de Ferkla de Tinjdad, Errachidia Maroc

 

Kabiri1 L., A. Jaakou, M. Hachimi et A. Ouachou

1FST Errachidia Maroc, e-mail : kabiri_lahcen@yahoo.fr

 

Résumé

Au cours des siècles, des sociétés humaines se sont succédées et ont organisé l’espace oasien de Tafilalt en utilisant des coutumes et des méthodes traditionnelles basées sur la maîtrise de l’eau. Les ressources en eau dans les Oasis du Sud Marocain sont rares et disproportionnées. Les demandes sont de plus en plus croissantes à cause de l’évolution démographique, du développement agricole et des sécheresses qui deviennent de plus en plus longues. Au début des années quatre vingt, la région a connu une augmentation du nombre des stations du pompage qui ont remplacé progressivement les systèmes traditionnels d'exploitations qui sont essentiellement Oughrour et les Khettarats. La fragilité du secteur eau, est accentuée par l’exploitation abusive des nappes, surtout Quaternaire. La pénurie en eau, due à différents facteurs tant climatiques qu’anthropiques nécessite de définir une stratégie de gestion des ressources en eau dans cette région du Maroc. En effet, une prise de conscience pour la gestion de l'eau prend de plus en plus une dimension assez importante dans ces régions et surtout dans l'oasis de Ferkla. A travers cette communication qui rentre dans le cadre de plusieurs projets de développement que l’Association Oasis Ferkla pour l'Environnement et le Patrimoine (AOFEP) développe à Tinjdad, nous allons essayer de faire une mise au point sur la contribution de cette jeune association au développement humain de cette région du monde rural marocain


 

 

Expérience de trois ONG locales dans le développement durable et la préservation de l’environnement des oasis de la vallée de Draâ – Maroc

 

Zirari A., M. Oulahcen, A. Haji et A. O. Ait Lhaj

1Projet diversité génétique du palmier dattier (PNUD/FEM/IPGRI) – INRA - Zagora Maroc, e-mail : abdelmalekzirari@yahoo.fr

 

Résumé

 

Le Présent article vise à présenter les actions et les résultats de trois ONGs exerçant leurs activités dans la vallée du Drâa. Ainsi, depuis leur création, ces ONGs ont contribué à diverses actions associatives de soutien des communautés oasiennes et de renforcement de leur capacité (Lutte contre l’analphabétisation, Encadrement de la Femme Rurale, Ateliers de formation culturelle, de développement et de protection de l’environnement, etc.). En outre, avec l’appui du projet « Gestion participative de la diversité génétique du palmier dattier dans les oasis du Maghreb » RAB 98G31 (PNUD/FEM/IPGRI),  ces ONGs ont élaboré et sont entrain de conduire, trois projets financés par le Programme de Micro financement du Fond Mondial pour l’Environnement, ayant pour ambition de contribuer à la conservation de la diversité génétique du palmier dattier, et à l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs des oasis de « Fezouata », « Ternata », et «Mezguita » : trois des six importantes oasis de la vallée du Drâa située au sud Est du Maroc.  Ces projets ayant démarré en Mai 2004 pour une durée de 24 mois, visent à  réduire le phénomène d’arrachage et de vente du palmier dattier, contribuer à la réhabilitation de l’écosystème oasien, d’une part à travers la plantation de variétés de palmiers dattiers menacés chez les agriculteurs, au niveau des écoles, et surtout dans les exploitations pilotes que ces ONGs aménageront à cette fin au niveau des oasis concernées, et d’autre part par l’identification d’activités génératrices de revenu, et la mise en place d’actions complémentaires dans le domaine d’irrigation,  de lutte contre la désertification, et la conservation des autres espèces. Ces projets contribueront également à la réduction de la quantité de bois utilisée pour la cuisson des aliments et le chauffage de l’eau, et ce principalement à travers des sessions de sensibilisation du public et de démonstration sur les foyers améliorés au niveau des douars concernés.