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Activités de recherche

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Programme : Conservation et Développement des Ressources Génétiques et de la Biodiversité

Les ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture représentent un réservoir indispensable pour améliorer la productivité, la résilience et la qualité des systèmes agricoles, garantissant ainsi la sécurité alimentaire face aux défis globaux.  
Reconnu comme l’un des principaux réservoirs de biodiversité en Méditerranée par la communauté scientifique internationale, le Maroc se distingue par la richesse de ses écosystèmes, son taux d’endémisme exceptionnel (11 % pour la faune, plus de 20 % pour les plantes vasculaires) et la singularité de ses ressources génétiques. Avec plus de 24 000 espèces animales et 7 000 espèces végétales recensées, ce patrimoine constitue un levier clé pour une agriculture durable. Pourtant, il subit une érosion accélérée sous l’effet des pressions anthropiques et des changements climatiques.

Conscient des enjeux liés aux ressources génétiques, l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) s’est donné pour mission de préserver, restaurer, renforcer et valoriser la biodiversité, tout en promouvant son utilisation durable et équitable dans l’ensemble de ses domaines d’activité. 

La stratégie de l’INRA en matière de biodiversité s’inscrit dans la mise en œuvre, au niveau national, des trois grands objectifs de la Convention sur la biodiversité : la conservation de la biodiversité, l’exploitation durable de ses composantes, et le partage équitable et juste des bénéfices tirés de l’utilisation des ressources génétiques. Elle vise également à définir les actions indispensables pour garantir la préservation et l’utilisation durable de la biodiversité.

Les ressources génétiques végétales maintenues par l’INRA sont préservées soit sous forme de collections aux champs dans les différentes stations expérimentales de l’Institut (vergers, espèces fourragères pérennes) ; soit sous forme de graines dans la banque de gènes, créée en 2003 et située au niveau du Centre Régional de la recherche agronomique de Settat. 
Concernant les ressources génétiques animales et des microorganismes, elles sont conservées au niveau des laboratoires des différentes unités de recherche.

Par ailleurs et dans le cadre d’une nouvelle vision plus globale de diversification, d’innovation et de développement de la recherche, l’INRA avait lancé en 2020 le projet de construction d’un Centre National des Ressources Génétiques pour faciliter la gestion des ressources génétiques au Maroc, et contribuer aux efforts nationaux et mondiaux de préservation des ressources irremplaçables. 

Le Centre Nationale des Ressources Génétiques (CNRG), qui sera opérationnel courant 2025, conservera les ressources génétiques et biologiques incluant les plantes cultivées, les espèces sauvages apparentées, les animaux domestiques et les micro-organismes présentant un intérêt économique, social et environnemental.

Les ressources génétiques constituent un patrimoine commun qu'il est impératif de préserver et de mieux connaître afin d'optimiser leur utilisation. Ainsi, la collecte, la caractérisation et la conservation de ces ressources sont des activités indispensables pour assurer l’avenir de l’agriculture et garantir la sécurité alimentaire.

C’est précisément dans ce contexte que s’inscrit le programme de recherche «Conservation et Développement des Ressources Génétiques et de la Biodiversité ». Il vise fondamentalement à garantir la disponibilité de la biodiversité pour les générations futures, à prévenir la perte irréversible de ressources génétiques stratégiques, et à contribuer activement à l’adaptation de l’agriculture face aux défis du changement climatique.

Le programme «Conservation et Développement des Ressources Génétiques et de la Biodiversité » structure ses travaux autour de trois leviers :  
1. Acquisition et conservation : Optimiser les méthodes de collecte et de stockage des ressources génétiques (CNRG, banques de gènes, collections vivantes, collections in situ).  
2. Caractérisation et valorisation : Développer de nouveaux outils pour exploiter la diversité du germoplasme conservé.  
3. Gestion traçable et inclusive : Mettre en place des systèmes numériques pour un partage équitable et une utilisation durable, en phase avec les lois et protocoles nationaux et internationaux.
 

Programme : Sol

L'augmentation de la demande alimentaire, due à la croissance démographique, a soumis les terres agricoles du pays à une exploitation intensive. Cette pression s’accentue avec les effets du changement climatique, entraînant une dégradation rapide des ressources en sol, notamment l’érosion hydrique, la désertification, la perte de la fertilité, la salinisation, la pollution et la perte de la biodiversité. Ce déséquilibre croissant représente une menace majeure pour la pérennité de nos systèmes de production agricole et la résilience de nos sols. A cet égard, le Programme de Recherche à Moyen Terme (PRMT) "Exploration des potentialités des sols agricoles, leur conservation et leur dynamique", vise à approfondir la connaissance des sols agricoles marocains afin d’optimiser leur gestion et d’assurer leur durabilité. Face aux défis liés à la dégradation des sols, à l’évolution de leurs caractéristiques sous l’effet des pratiques agricoles et du changement climatique, ce programme propose une approche intégrée combinant évaluation, cartographie, conservation, remédiation et valorisation des sols. Il s’inscrit dans les priorités de la stratégie Génération Green 2020-2030, qui a dédié son quatrième fondement à une agriculture résiliente et éco-efficiente dont la conservation des sols occupe une place de choix en vue d’assurer la pérennité du développement agricole. Structuré en trois projets complémentaires, ce PRMT aborde les principales dimensions de l’étude des sols, allant de la caractérisation de leur types, fertilité, santé, et à leur conservation et valorisation.

Le premier projet : Résilience des sols agricoles : cartographie et étude des paramètres physiques, la fertilité et la qualité des sols pour une gestion durable, vise à développer des outils pour le suivi, la cartographie et la modélisation des sols afin d’optimiser leur exploitation et préserver leur durabilité. Structuré en deux work packages (WPs), il englobe l’évaluation des propriétés physico-chimiques et biologiques des sols, ainsi que l’étude du microbiome et de son rôle dans la résilience des écosystèmes. Ce projet aboutira à la création d’une base de données nationale, au développement de cartes haute résolution et à la conception de modèles prédictifs destinés à améliorer la gestion durable des sols.

Le deuxième projet : Semis direct : pratiques agricole clé pour la résilience des sols et la durabilité de l’agriculture, se concentre sur l’impact du semis direct et des pratiques d’agriculture de conservation sur la fertilité des sols et la dynamique de leur microbiome. Il est structuré en trois WPs, dont la première porte sur l’évaluation de l’impact du semis direct sur la santé physique, chimique et biologique des sols, en analysant les activités enzymatiques et la diversité microbienne et lombricienne. Le second WP vise à optimiser la fertilisation azotée et l’étude de la variabilité de l’azote dans les sols via des techniques de métabarcoding. Enfin, le troisième WP est dédié à l’analyse socio-économique du semis direct au Maroc, en évaluant les coûts et les contraintes d’équipement et d’adoption de cette pratique par les agriculteurs.

Le troisième projet : Pratiques agricoles clés pour la durabilité de l’agriculture et la résilience des sols :  Valorisation des déchets, Amendements organiques et remédiation", s’intéresse aux solutions de récupération et de réutilisation des matières organiques agricoles et urbaines pour améliorer la fertilité des sols et réduire leur dégradation. Ce projet explore l’optimisation du compostage et du biochar en fonction de différentes combinaisons de matières premières, la durée de maturation et la qualité agronomique des composts produits. Il vise également à évaluer leur impact sur la fertilité des sols et les rendements agricoles à travers des essais sous serre et en plein champ. En intégrant l’étude des propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols, ce projet permettra de proposer des stratégies viables de valorisation des déchets agricoles et d’amélioration des terres dégradées.

Les trois projets du PRMT proposent des livrables variés sous forme de bases de données consolidées, de cartes thématiques haute résolution, de modèles prédictifs, de protocoles de gestion et de conservation des sols ainsi que des recommandations adaptées aux agriculteurs et aux décideurs. Ces résultats permettront d’améliorer la planification de l’utilisation des terres, l’optimisation des pratiques agricoles et la conservation des ressources en sol. En mobilisant des approches innovantes et multidisciplinaires, ce programme contribuera à renforcer la résilience des systèmes agricoles marocains, en apportant des outils concrets pour une gestion plus durable, plus efficiente et mieux adaptée aux enjeux environnementaux et socio-économiques.
 

Programme : EAU

Depuis son indépendance, le Maroc a fait de l’irrigation et la maitrise de l’eau un impératif technique incontournable et une voie privilégiée du développement agricole. Cette stratégie a été concrétisée par le lancement de grands travaux d’aménagements hydro-agricoles, la création des périmètres irrigués et l’instauration de la politique des grands barrages. Grace à ces efforts, le Maroc mobilise actuellement plus de 80% de son potentiel hydraulique estimé à 20 milliards de m3 et exploite une superficie aménagée et irriguée en grande hydraulique et en petite et moyenne hydrauliques qui dépasse 1,5 millions d’hectares. Cependant, la récurrence d’épisodes sévères de sécheresses engendrées par le changement climatique que connait le pays et la concurrence de plusieurs usagers sur les ressources en eau disponibles constitue un défi pour la mise en œuvre des stratégies agricoles dans l’avenir. La rareté de l’eau est également associée dans les zones irriguées à une dégradation de sa qualité par le phénomène de salinisation et la contamination par le rejet direct ou la réutilisation à des fins d’irrigation des eaux usée non traitée. Cette nouvelle tendance commence déjà à compromettre les principales filières de production agricole en pleine développement.

Dans ce contexte de rareté croissante des ressources hydriques, l’économie de l’eau et l’amélioration de l’efficience de son utilisation doit constituer une préoccupation prioritaire dans les programmes de recherche et d’expérimentation au niveau national. La demande accrue sur l’utilisation de l’eau fraiche justifie plus que jamais le recours aux eaux non conventionnelle dont l’utilisation a un double objectif lié à l’irrigation de plus de parcelles cultivées d’une part et la nécessité de préserver l’environnement contre l’utilisation brute de cette eau usée.  

L’inventaire des techniques d’irrigation pratiquées dans les zones irriguées met encore en évidence la dominance de l’irrigation gravitaire traditionnelle. La dominance de cette technique constitue une contrainte additionnelle aux efforts entrepris pour la valorisation des ressources en eau allouées à l’irrigation. Plusieurs initiatives de modernisation des techniques d’irrigation ont été entreprises depuis les années 70 avec l’appui de plusieurs projets et bailleurs de fonds. Les avancés réalisés sur le terrain dans l’adoption des techniques améliorées restent faibles eu égards les moyens alloués. La modernisation des systèmes d’irrigation a connu un grand essor dans le cadre du Programme National d’Economie de l’Eau d’Irrigation (PNEEI) grâce aux encouragements et subventions de l’Etat. La stratégie agricole nationale « Génération green 2020-2030 » vient pour consolider un ensemble d’acquis du Plan Maroc vert 2008-2020 en matière de valorisation de l’eau d’irrigation à travers le programme d’économie de l’eau d’irrigation. 

L’accompagnement de ce plan stratégique a été placé au cœur du PRMT 2025-28. Le présent programme de conservation et gestion intégrée des ressources hydriques a été scindé en deux principaux projets. Le premier projet du programme a été dédié aux techniques et de stratégies d'irrigation innovantes telles que l'irrigation localisée enterrée, la nano irrigation, le système d'irrigation à basse pression, l'irrigation déficitaire régulée et la modélisation appliquée à la gestion de l’irrigation. Le deuxième  projet sur « l’évaluation de la qualité et la réutilisation des eaux non conventionnelles » a été considéré pour entamer des recherches relatives à l’évaluation de la qualité et l’utilisation saine à des fins d’irrigation des ressources en eau non fraiche incluant les eaux usées issues des stations d’épuration, les eaux relativement salées et les eaux issus des zones humides naturelles ou artificielles Ces deux projets se propose d’agir au niveau de l’offre hydrique en s’orientant vers l’utilisation saine des ressources hydrique non conventionnelles d’une part et la réduction de la demande en eau à la parcelle par le développement de nouvelles techniques d’irrigation plus économes et plus efficientes.
 

Programme : Développement de modèles ingénieux de l’agroforesterie

Le système agroforestier (SAF) utilisant des arbres ou des arbustes fourragers avec d'autres cultures annuelles, est reconnu comme une forme alternative durable d'utilisation des terres répondant aux besoins de développement économique des communautés et offrant  plusieurs services écosystémiques à haute valeur économique et sociale.

Actuellement, l’agroforesterie est devenue une pratique indispensable dans le choix d’utilisation durable des terres dans le monde entier. Elle est pratiquée dans de nombreux pays tels que l’Inde et la France par exemple, et dont 43% des cultures agricoles sont recouvertes par une couverture forestière et selon certaines approches agroforestières.

L’agroforesterie se base sur la diversité des espèces qui tend à augmenter la productivité d’une parcelle agroforestière par des interactions bénéfiques entre les composants du système agroforestier. De plus les systèmes agroforestiers bien conçus exploitent au maximum ces interactions tout en réduisant au minimum les interactions défavorables telles que la compétition (Franklin et scott, 1992). 

Les systèmes racinaires des arbres augmentent la réserve utile en eau des sols, améliorent l’infiltration du ruissellement et limitent l’évaporation du sol (Canet et Schreiber, 2015).

Le système agroforestier augmente également la fertilité du sol, les arbres contribuent à l’enrichissement du sol par la matière organique issue de la litière des feuilles et par la décomposition des racines fines (Dupraz et Liagre, 2008).

Par ailleurs, les arbres agissent sur la faune et la flore microbienne du sol et en particulier sur les organismes détritivores ou saprophytiques qui sont essentiels dans les processus d’évolution de la fertilité du sol (Dupraz et Liagre, 2008).

Sur le plan économique, les parcelles d’agroforesterie ont une rentabilité comparable à celle des parcelles agricoles. Elles permettent à la fois de maintenir un revenu annuel grâce aux cultures intercalaires, et de constituer un capital de valeur, avec les arbres. 

En même temps, les SAF ont le potentiel de contribuer à la séquestration du carbone. Une fois que les arbres sont bien adaptés aux conditions agro-écologiques et correctement gérés, une fraction importante du carbone de l'atmosphère pourrait être capturée et stockée dans la biomasse végétale et le sol. Le stockage total de C dans la biomasse aérienne et souterraine dans un SAF est généralement beaucoup plus élevé que celui utilisé dans les sols sans arbres dans des conditions comparables (Nair et al. 2010). L’agroforesterie peut également avoir un effet indirect sur la séquestration du carbone, en contribuant à réduire la pression exercée sur les forêts naturelles, qui constituent le plus grand puits de carbone terrestre. Un autre moyen indirect consiste à utiliser les technologies agroforestières pour la conservation des sols, ce qui pourrait améliorer le stockage de carbone dans les arbres et les sols (Montagnini et  Nair, 2004). Palma et al. (2007) estiment que cette pratique permet : La réduction de l’érosion du sol jusqu’à 65%, la réduction du lessivage d’azote jusqu’à 28%, l’augmentation de l’immobilisation du carbone dans les arbres (de 0,1 à 3 t de carbone/ha/an), l’augmentation jusqu’à 2,6 fois de l’indice de l’habitat (indicateur de diversité biologique du paysage).
Au Maroc, l’agroforesterie est pratiquée dans conditions climatiques mais reste dominante en zones de montagne et dans les oasis ou les agriculteurs cherchent à maximiser au mieux la rentabilité de leurs terrains agricoles. Egalement, des systèmes agroforestiers  basés sur l’olivier et les cultures annuelles existent aussi depuis plusieurs siècles. Des études diagnostiques faites au Maroc ont révélé qu’environ 75% des plantations d’oliviers sont associées à des cultures annuelles, en particulier, les légumineuses alimentaires comme la fève, le pois chiche, le pois et la lentille (Daoui, 2012).

Dans ce même contexte, l’arganeraie constitue depuis des temps ancestraux un autre système agroforestier unique en son genre. L’arganier occupe une place centrale dans un système agro-sylvo-pastoral complexe, combinant quatre productions essentielles : l’huile extraite des noix d’argan, les céréales cultivées à l’ombre des arganiers, la viande de chèvre provenant des troupeaux qui y pâturent, et le bois de feu fourni par ces arbres. Ce modèle traditionnel incarne une harmonie remarquable entre les activités agricoles, forestières et pastorales (Ameur et al, 2022). 

Comparés aux forêts d’arganier voisines, les systèmes agroforestiers, situés à mi-chemin entre le mode de conduite en forêts et  le mode de conduite en terres agricoles, stockent moins de carbone qu’une forêt mais génèrent également moins d’émissions de C qu’un système purement agricole. Ainsi, le passage d’un système intensif à un système extensif d’arganier permet d’augmenter le stock de carbone tout en réduisant l’empreinte carbone (Ameur et al, 2022).

Au niveau des zones arides et semi-arides, l’Atriplex associée au système d’alley cropping avec de l’orge, de l’avoine ou de la luzerne, a joué un rôle important comme brise-vent, pour la protection du sol et la création d’un microclimat favorable, permettant aux autres espèces fourragères, d’augmenter leur productivité (Chriyaa et El Mzouri, 2004). 
Les arbustes fourragers qui ont donné les meilleurs résultats en association avec les cultures céréalières sont ceux du genre Atriplex, en particulier Atriplex halimus et Atriplex nummularia (Arif et al., 1994).

De nombreuses études ont mis en évidence le fait qu’en associant la culture de l’orge aux arbustes fourragers appartenant au genre Atriplex, la production de la céréale augmente (Chriyaa et El Mzouri, 2004) ; de plus, le bétail peut éventuellement brouter les chaumes d’orge et les arbustes d’Atriplex en été et en automne. Les mêmes auteurs Chriyaa et El Mzouri (2004) ont montré que le ratio équivalent terre de la production de l’orge et de la jachère en alley-cropping augmente respectivement de 54% et 39% en comparaison avec une conduite sans arbustes. La même tendance a été relevée par El koudrim en 2015 pour le mélange fourrager (Orge/pois fourrager), avec un ratio équivalent terre de 25% et 33% de plus pour la parcelle en alley-cropping, respectivement pour une année sèche et une année normale. 

De point de vue nutritionnel, les recherches ont démontré que l’intégration de l’alimentation du bétail avec des arbustes fourragers et des raquettes de Figuier de Barbarie fournit d’excellents résultats (Chriyaa, 2007). En effet, l’Atriplex possède un taux élevé d’azote et fournit de faibles apports d’énergie, tandis que l’Opuntia est particulièrement riche en énergie et en eau. L’Atriplex constitue un excellent supplément à la paille, Opuntia augmente l’ingestion de paille (Chriyaa, 2006); les deux espèces représentent une bonne source de protéines et peuvent remplacer le soja dans l’alimentation des animaux, favorisant la baisse des coûts d’élevage (Nefzaoui et Ben Salem, 2002). La combinaison de ces deux ressources de fourrage est sans doute une solution possible pour satisfaire les besoins alimentaires du bétail, réduire la pression sur les terres de pâturages et prévenir le sur-broutage ainsi que la désertification.

Pour tous ces avantages, les recherches en agroforesterie devront être davantage renforcée à l’échelle nationale, ce programme de recherche s’articule par conséquent autour de trois projets interdépendants :
•    Projet 1. Diagnostic des systèmes agroforestiers au Maroc et analyse des leviers d’adoption
•    Projet 2. Conception et expérimentation de nouveaux systèmes agroforestiers 
•    Projet 3. Réalisation des études d’impact de la pratique de l’agroforesterie sur l’environnement
 

Programme : Agriculture Digitale (AD)

Contexte Générale :
A l’échelle mondiale, L’utilisation des technologies digitales dans les systèmes de production agricoles est devenue de grande importance pour assurer une gestion intégrée des cultures et pour promouvoir l’instauration d’une agriculture durable et répondre à une forte demande alimentaire. Les applications des technologies digitales en agriculture ont profondément transformé la scène mondiale en pleine interaction avec les forces externes et internes régissantes de l’évolution des systèmes de production agricole. En effet, l'agriculture digitale ou numérique (AD) se base sur l’introduction de technologies pionnières permettant de contribue à satisfaire la demande mondiale croissante en production alimentaire durable.

L'intégration de différentes branches des technologies de l'AD, en l’occurrence les outils de télédétection, l'automatisation et la robotique, les capteurs, l'Internet des objets (IoT), l’imagerie et les empreintes digitales spectacles et thermiques, l'analyse de données et l'intelligence artificielle, dans les pratiques agricoles permet de réduire le gaspillage et optimiser l’utilisation des intrants agricoles et d'améliorer durablement la production agricole. Les technologies AD permettent de faciliter la transition d'opérations fastidieuses vers des processus automatisés en continu avec la possibilité de respecter le timing et prendre des décisions au moment opportun, ce qui se traduit potentiellement par des augmentations en production agricole grâce au suivi de la traçabilité des facteurs de croissance, des produits et des flux des processus. L'application de l'AD fournit aux producteurs agroalimentaires des observations précises et en temps réel sur différents facteurs influençant leur productivité, tels que la qualité des sols, les conditions météorologiques, la santé des plantes et la pression exercée par les ravageurs et les maladies. La production des donnes digitales et l'analyse des résultats pour des suivis décisionnels peuvent aider les chercheurs, les vulgarisateurs et les producteurs agricoles à prendre de meilleures décisions pour accroître les rendements, améliorer l'efficacité, réduire les coûts et gérer les ressources. 

Au Maroc, la production agricole est devenue actuellement bien posée aux problèmes de sécheresse et des changements climatiques. En effet, les augmentations des températures, les dégradations des sols et les manques des précipitations ont affectées les productions des céréales et légumineuses faute des de sécheresses devenues systématiques. Ces problèmes sont principalement dus aux pratiques agronomiques conventionnelles menacent la durabilité des sols agricoles et la gestion des stresses biotiques et abiotique sur un milieu aride très variable dans le temps et dans l’espace. Cette variabilité spatiotemporelle reste difficile a cerner avec des méthodes de suivi-évaluation directes et gérer les problèmes agronomiques et les stresses plantes sans recours à une utilisation larges les outils disponibles permettant d’accélérer la modernisation de l’agriculture marocaine et de booster sa résilience en réduisant les temps et les énergies des interventions agricoles.  

Organisation du PRMT Agriculture Digitale :
Ce projet de recherche à moyen terme se focalise sur le développement des méthodes et outils qui concernent l’utilisation de différents capteurs numériques et technologies digitales permettant de contribuer au développement et la modernisation de l’agriculture marocaine. En effet, l’agriculture mondiale a bénéficié du progrès technologique important de transfert de savoir-faire et de procédures en digitalisation. Par conséquence, l’agriculture marocaine doit suive ce flux important de digitalisation et entreprendre immédiatement ce chantier de promotion des technologies agricoles avancées permettant de développer les pratiques agricoles de précision, modernes et efficientes, totalement adaptées aux exigences des changements climatiques et de la durabilité des systèmes de production agricole.

Les brainstormings effectués autour du groupe de chercheurs impliqués dans ce projet sur l’agriculture digitale, ont permis de conceptualiser les notes pour rédiger ce canevas dégageant quatre projets de recherches centrés autour des packages de travail (WP) et des activités. En effet, les quatre projets portent sur l’identification des axes de recherche distincts organisés comme suit :

1)    Le premier projet est sur l’utilisation des outils de la télédétection spatiales pour la gestion des ressources naturelles et du climat. Il est organisé en quatre WPs, le premier concerne sur la prédiction des rendements de l’olivier et utilisation des outils de langage machine (P1WP1) et le deuxième est sur le suivi de la sècheresse à l’échelle nationale à partir des données météorologiques et l’imagerie spatiale (P1WP2). Les deux autres WPs (P 1WP3 et P 1WP4) se focalisent sur l’étude de la résilience des sols agricoles et visent la cartographie et étude de la fertilité et la qualité pour une gestion durable. Ils consistent à développer des outils pour le suivi, la cartographie et la modélisation des sols afin d’optimiser leur exploitation et préserver leur durabilité. Ils sont structurés en deux packages qui englobe l’évaluation des propriétés physico-chimiques et la classification des types des sols. L’objectif final consiste à la création d’une base de données nationale, au développement de cartes haute résolution et à la conception de modèles prédictifs destinés à améliorer la gestion durable des sols.

2)    Le deuxième projet vise étudier les variabilités spatiales des sols et des couverts des plantes et développement d’outils de décisions pour la gestion des stresses biotiques et abiotiques. Trois WP sont préparé sur i) l’étude des paramètres des sols par capteurs EM38 et MSP3 et développement des fonctions de pédotransfert et de modèles spécifiques (P2WP1) ii) l’étude des stresses biotiques des plantes par imagerie drone et développement des outils de l’intelligence artificielle (P2WP2) et iii) l’implémentation d’un digital agrosystème living lab. pour le suivi des performances agronomiques des céréales-légumineuses sous semi-direct (P2WP3).

3)    Le troisième projet concerne le suivi optimal des performances des systèmes photovoltaïques, agrivoltaïques et d’agriculture verticale et gestion du nexus énergie-eau-aliment. Il est base sur deux WP, i) l’étude de la chaine de valeur énergétique et hydraulique des systèmes de pompage photovoltaïque et d’irrigation de précision (P3WP1) et ii) l’étude des performances énergétiques et agronomiques des systèmes agrivoltaïques et verticales (P3WP2).

4)    Le quatrième projet consiste au développement d’interface numérique pour la gestion des flux commerciaux et pour la prise des décisions agricoles et il est base sur trois WP, i) le développement d’une application numérique : outil de gestion des ressources et de commercialisation, conçu pour répondre aux besoins spécifiques des agriculteurs, (P5WP1) ii) l’analyse de la productivité totale des facteurs agricoles et étude au niveau des principales régions agricoles du Maroc (P5WP2 ) et iii)l’analyse des stratégies de gestion des risques en agriculture et identification des approches mises en œuvre par les agriculteurs marocains pour faire face aux défis (P5WP3).
 

Programme : CEREALES

Les cultures céréalières occupent une place stratégique dans l’agriculture marocaine, tant sur le plan économique que pour la sécurité alimentaire nationale. Elles constituent la base de l’alimentation de la population et représentent une part significative des superficies cultivées du pays. Toutefois, leur production est confrontée à de nombreux défis, parmi lesquels les aléas climatiques ; notamment la sécheresse récurrente ; les stress biotiques (maladies, ravageurs) et abiotiques (sécheresse, salinité, pauvreté des sols), ainsi qu’une forte dépendance aux importations pour répondre à la demande croissante. 

Face à ces contraintes, le Maroc a engagé plusieurs programmes ambitieux de recherche, d’innovation et de développement agricole. Ces initiatives visent à renforcer la résilience des systèmes de production céréalière, à améliorer la production céréalière, à améliorer la productivité à travers l’introduction de variétés plus performantes et adaptées aux conditions locales, et à garantir une meilleure qualité nutritionnelle et technologique des céréales produites. L'intégration de la valorisation des ressources génétiques locales, ainsi que l’adoption de technologies modernes (sélection assistée, la sélection assistée, la sélection accélérée et agriculture de précision) font également partie des leviers mobilisés pour assurer une transformation durable du secteur.

Principaux enjeux et axes de développement:
1.    Blé dur et blé tendre : Le blé, sous ses deux formes (dur et tendre), constitue la base de l’alimentation des Marocains. Cependant, son reste fortement contraint par la récurrence des sécheresses, les maladies cryptogamiques et les fluctuations climatiques. Pour surmonter ces obstacles, des efforts significatifs sont déployés dans l’amélioration génétique, notamment à travers des techniques avancées telle que la sélection assistée par marqueurs et la sélection accélérée (speed breeding). Ces approches visent à développer des variétés plus résistantes aux stress abiotiques et biotiques, tout en étant adaptées aux conditions de chaque région agroécologique. Par ailleurs, l’optimisation des pratiques culturales ; notamment le semis direct, la rotation des cultures et la gestion intégrée des maladies ; est essentielle pour accroître la productivité et stabiliser les rendements.

2.    Orge : L’orge, culture stratégique à double usage (alimentation humaine et animale), présente une bonne tolérance à la sécheresse, ce qui en fait une ressource précieuse dans les zones semi-arides. Toutefois, elle reste peu valorisée sur le plan industriel. Pour renforcer sa compétitivité, deux axes majeurs sont envisagés : l’introduction de lignées enrichies génétiques en bêta-glucanes aux propriétés fonctionnelles reconnues, et la modernisation du secteur semencier pour garantir la disponibilité de semences certifiées de qualité. En parallèle, son intégration dans l’industrie agroalimentaire ; à travers la production de pains, de pâtes et de boissons fonctionnelles ; offre des perspectives intéressantes de diversification et de création de valeur importantes.

3.    Avoine : Traditionnellement cultivée comme culture fourragère, connaît un regain d’intérêt en tant que denrée alimentation, en raison de ses qualités nutritionnels (richesse en fibres solubles et en protéines). La sélection de variétés adaptées aux conditions pédoclimatiques marocaines, combinant haute valeur nutritionnelle et rendement satisfaisant, est en cours. Le développement de filières dédiées à l’alimentation humaine représente une opportunité pour positionner l’avoine comme une céréale santé sur le marché local et régional.

4.    Triticale : Céréale hybride issue du croisement entre le blé et le seigle, le triticale combine les rendements élevés du blé avec la rusticité et la tolérance au stress du seigle. Il représente une alternative prometteuse pour la production fourragère, en particulier dans les zones arides et marginales. Les programme d’amélioration génétique en cours visent à renforcer ses performances agronomiques et à favoriser son intégration dans les systèmes d’élevage, dans le cadre d’une intensification durable des systèmes agro-pastoraux.

5.    Riz : Bien que marginale au Maroc, la culture la culture du riz fait l’objet d’un intérêt croissant, notamment à travers des projets de coopération internationale comme le programme KAFACI. L’objectif est de développer des variétés à haut rendement, tolérantes aux conditions climatiques locales et aux contraintes hydriques. L’utilisation de techniques innovantes, telle que la culture d’anthères pour l’accélération de la sélection variétale, pourrait permettre une meilleure autonomie du pays vis-à-vis des importations, tout en répondant à une demande croissante en riz local de qualité.

Stratégies transversales d’optimisation du secteur céréalier:
•    Innovation variétale : Utilisation de techniques avancées (édition du génome, sélection assistée par marqueurs, sélection accélérée (speed breeding)) pour améliorer la tolérance aux stress et la qualité nutritionnelle.
•    Optimisation des systèmes agricoles : Adoption de pratiques durables (semis direct, gestion intégrée des bioagresseurs) pour améliorer la résilience et l’efficience des cultures.
•    Valorisation industrielle : Développement de produits céréaliers enrichis pour diversifier l’offre alimentaire et renforcer l’autonomie du secteur.
Structuration des filières : Modernisation du secteur semencier et renforcement des liens entre chercheurs, agriculteurs et industriels pour une meilleure adoption des innovations.
 

Programme: Légumineuses et Grandes Cultures Industrielles

Le programme de recherche moyen terme 2025-2028 sur les légumineuses et grandes cultures industrielles s’inscrit dans les priorités stratégiques du ministère de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts à travers la stratégie Génération Green 2020-2030. Il vise à améliorer la productivité et la rentabilité de ces deux filières, tout en renforçant leur résilience face aux changements climatiques et en favorisant une meilleure valorisation des productions. En réponse aux enjeux liés à la sécurité alimentaire et à la dépendance aux importations de protéines végétales et d’oléagineux, ce programme propose des solutions innovantes pour améliorer les rendements et stabiliser les productions. Il est structuré en deux projets, le premier intitulé “Amélioration de la rentabilité, résilience, et valorisation technologique des légumineuses alimentaires “ et le deuxième “Amélioration de la productivité, de l’adaptation et valorisation technologique des cultures industrielles” qui s’articulent autour de plusieurs axes de recherche complémentaires : l’amélioration génétique, l’optimisation des itinéraires techniques, l’analyse socio-économique des chaînes de valeur et la qualité et valorisation technologique des produits. Le développement des filières des légumineuses et grandes cultures industrielles, notamment les cultures oléagineuses, au Maroc est limité par plusieurs facteurs techniques, organisationnels et politiques qui expliquent la dépendance en partie de notre pays de l’importation pour couvrir les besoins. Ce constat est une réalité bien que ces cultures soient importantes pour la durabilité et la résilience des systèmes de cultures (rotation et diversification), pour l'alimentation et la santé et pour l’environnement. Ainsi, c’est dans l’esprit de contribuer au développement de ces filières que ce programme de recherche s’inscrit.     

Pour les légumineuses, l’amélioration génétique se concentre sur la sélection de variétés de fèves, pois chiches et lentilles à rendement élevé et stable, tolérantes à la sécheresse, aux hautes températures et aux herbicides (initiation de la technologie ‘clearfield’), tout en intégrant des caractères de tolérance aux maladies et à l’orobanche et aux ravageurs, de qualité de graines et d’architecture des plantes adaptée à la mécanisation. Le développement de ces lignées repose sur les méthodes conventionnelles d’amélioration génétique en se basant sur le speed breeding pour augmenter le gain génétique. D'autres technologies avancées telles que la sélection assistée par marqueurs, la mutagénèse et l’édition génomique ont été initiées. Parallèlement, l’optimisation des itinéraires techniques inclut l’intégration du semis direct, le contrôle des adventices, l’amélioration de la fertilisation et la gestion efficace des bio agresseurs, notamment l’orobanche. L’objectif est de réduire les coûts de production tout en améliorant la résilience des cultures. Une attention particulière est accordée à l’adaptation à la mécanisation en particulier de la lentille pour augmenter sa rentabilité en combinant les options génétiques (variétés à architecture adaptée) avec un itinéraire technique optimisé (dose, et mode de semis), à l’amélioration de la taille des graines de pois chiche et au contrôle de l’orobanche et des adventices qui sont des aspects prioritaires pour ce projet. 

Sur le plan socio-économique, le programme actualisera l’information pour certains maillons des chaines de valeur, notamment le secteur semencier, la commercialisation et l’évolution de la perception des légumineuses par les consommateurs et analysera les facteurs limitant l’adoption des innovations et proposera des ajustements aux politiques incitatives pour favoriser le développement des filières. D’autre part, afin d’explorer de nouveaux débouchés pour ces cultures, le projet met en avant aussi la valorisation technologique des légumineuses en développant des produits fonctionnels enrichis, tels que des farines et semoules composites bio-fortifiées à base de mélanges céréales-légumineuses et investiguant les propriétés fonctionnelles des protéines des légumineuses dans des applications de l’industrie agroalimentaire. L’objectif est de diversifier les usages et de stimuler la demande locale et industrielle.

En ce qui concerne les grandes cultures industrielles, ce PRMT se focalise sur le colza, le sésame, le soja, le tournesol d’automne et le carthame en tant que cultures oléagineuses, en plus de l’arachide, et la betterave à sucre en tant que culture industrielle. Pour les cultures oléagineuses, les efforts seront principalement déployés dans le WP1 pour la sélection et développement de variétés productives et adaptées que ce soient des cultures actuellement pratiquées ou des cultures alternatives plus résilientes face à ces contraintes environnementales. La diversification et le développement de cultures oléagineuses adaptées et résilientes et l'adoption d'une large gamme de cultivars sont d'une importance capitale pour faire face au changement climatique et renforcer la souveraineté alimentaire en huiles de table. En plus de la productivité et la tolérance aux stress abiotiques, notamment la sécheresse (toutes les cultures), le froid (sésame et tournesol d’automne) et la salinité (sésame), le problème épineux des adventices du colza au Maroc sera traité à travers l’identification et sélection de variétés compétitives face à ces adventices et le développer de nouvelles variétés ‘clearfield’ qui résistent au traitement total des crucifères. Un autre volet important de ce PRMT est la valorisation technologique des graines oléagineuses qui sera approchée au niveau du WP2. Cela concernera l’analyse des empreintes spectroscopiques par FTIR des huiles et la stabilité oxydative des huiles combinées en stockage pour garantir leur traçabilité et différenciation sur le marché et les tourteaux de colza, riches en protéines, fibres et minéraux, pour optimiser leur utilisation dans l’élevage. De leur part, les arachides seront au rendez-vous en évaluant leur qualité microbiologique ainsi que le niveau de contamination des graines avant, pendant et après la récolte et en développant de nouveaux sous-produits qui donneront une valeur ajoutée à cette culture. Enfin, la chaîne de valeur de la filière oléagineuse au Maroc sera analysée et caractérisée pour la première fois dans le cadre du présent PRMT. 

Les impacts attendus incluent une contribution directe à l’atteinte des objectifs nationaux en matière d’augmentation des rendements, d’amélioration de la rentabilité agricole, de réduction de la dépendance aux importations, de renforcement des filières agro-industrielles et d’amélioration de la durabilité des systèmes de culture. Ce programme contribuera à la sécurité alimentaire nationale en renforçant l’offre en protéines, en huiles végétales et en sucres, tout en intégrant des pratiques agricoles plus durables, notamment la fixation de l’azote, la gestion durable des sols et les méthodes de lutte naturelles contre les ennemis des cultures. Il est à noter qu’aussi les légumineuses alimentaires que les oléagineux annuels sont très bénéfiques pour la filière céréalière ayant une importance socio-économique stratégique pour notre pays, en constituant des cultures de rotation alternatives à la monoculture des céréales, contribuant, ainsi, à l’amélioration des rendements. La mise en œuvre de ce PRMT repose sur un large réseau de collaboration impliquant différents centres régionaux de recherche dans des disciplines scientifiques complémentaires, les directions régionales d’agricultures, les interprofessions et les institutions académiques. Des partenariats internationaux avec notamment l’ICARDA, l’ICRISAT et d’autres banques de gènes permettent d’accéder à des ressources génétiques diversifiées et de bénéficier d’une collaboration scientifique avancée. Le soutien du secteur privé et des bailleurs de fonds assure en partie le financement et la valorisation des innovations. En intégrant recherche appliquée et transfert technologique, ce programme ambitionne de contribuer à la durabilité de l’agriculture marocaine en renforçant sa compétitivité, sa résilience face aux changements climatiques et son développement durable.

Programme : Elevage

L’élevage représente l’un des piliers de l’agriculture marocaine de par son importance socioéconomique, et son ample contribution à l’alimentation des populations. Il concerne 74% des exploitations agricoles et contribue à hauteur de 30% à la valeur ajoutée agricole. Au terme de l’implémentation du Plan Maroc Vert, la stratégie Génération Green 2020-2030 a fait de la consolidation du développement agricole l’un de ses fondements. A l’horizon 2030, cette stratégie vise à renforcer la résilience des élevages, toutes espèces confondues. D’autre part, cette stratégie repose sur l’accélération des efforts de recherche scientifique afin de développer des techniques améliorant la conduite alimentaire et favorisant le développement des cultures fourragères. Ces orientations ont pour objectif de renforcer la résilience des élevages de ruminants et d’augmenter la production de viande rouge de 35 000 tonnes par an entre 2019 et 2030, soit une hausse de 57 %. En effet, l’objectif pour 2030 étant d’augmenter la production de 606.000 à 950.000 tonnes, le poids moyen des carcasses de 245 à 270 kg chez les bovins et de 16 à 20 kg chez les ovins. Cependant, aujourd’hui, l’élevage en général et celui des ruminants en particulier souffre de plusieurs contraintes à savoir les sécheresses récurrentes, l’accroissement de la demande et le contexte international qui freinent l’avancement vers les objectifs inscrits sur la GG pour l’horizon 2030. 

L’élevage est une résultante de plusieurs composantes et pour le réussir nous sommes appelés à agir à différents niveaux. Ainsi, le présent programme vise à améliorer la production des animaux à travers des actions d’amélioration de la reproduction, de la santé, de la recherche d’autre niches (telle que le poulet beldi), la nutrition, les fourrages et les parcours. Ainsi ce programme est composé de trois projets : i) Valorisation des races locales et optimisation des systèmes d'élevage au Maroc : innovations pour la durabilité, la productivité et la santé animale ; ii) Innovation et durabilité dans les systèmes fourragers et alimentaires pour améliorer la productivité et la résilience des élevages aux changements climatiques au Maroc et iii) Gestion durable et résilience des écosystèmes pastoraux face aux changements climatiques : approches intégrées pour la durabilité environnementale et communautaire.

Le premier projet, vise à valoriser des races locales et optimiser les systèmes d'élevage au Maroc. Ce projet vise à renforcer la durabilité environnementale et la résilience des communautés pastorales à travers une approche intégrée combinant surveillance technologique, évaluation des impacts climatiques, et développement de stratégies d’adaptation et d’atténuation. Dans cette optique, cet axe stratégique vise à améliorer la productivité et la rentabilité des élevages de ruminants et de volailles, ainsi que la qualité des produits animaux (lait, viande, œufs), en optimisant la conduite alimentaire dans un contexte de changements climatiques. Cela implique la maîtrise et l’adoption de techniques innovantes en alimentation animale, ainsi que l’introduction et la valorisation de ressources fourragères alternatives et de ressources alimentaires non conventionnelles, résilientes aux changements climatiques.

1- Reconstitution des cheptels ovins et caprins par l’amélioration des techniques de reproduction et le recours aux races prolifiques et l’amélioration des techniques de production ; 
2- Amélioration des conditions d’élevage de la race bovine d’Oulmès-Zaer pour en faire un moteur de développement du sous-secteur de bovin à viande au Maroc; 
3- Maitrise de la maladie de lymphadénite caséeuse pour réduire les pertes en élevages des ovins et caprins; 
et 4)- Amélioration des pratiques de production du poulet fermier pour développer un sous-secteur de volaille rentable basé sur les souches locales.

Pour ce qui est du projet 2, il vise à combiner des approches d’amélioration des cultures fourragères, 
Projet 2: Innovation et durabilité dans les systèmes fourragers et alimentaires pour améliorer la productivité et la résilience des élevages aux changements climatiques au Maroc. Pour atteindre ces objectifs, un intérêt particulier doit être portée à l’alimentation animale, qui représente le principal poste de coût dans la production.
•    Déterminer les caractéristiques botaniques, écologiques et bromatologiques des espèces fourragères annuelles et développer des moyens pour leur préservation.
•    Optimiser l’adaptabilité et les pratiques culturales des espèces fourragères, en monoculture et/ou en association, caractériser leur apport fourrager et nutritif, et évaluer leur incorporation dans la ration des ruminants en fonction de leur impact sur la production, la qualité et la reproduction.
•    Caractériser sur le plan nutritionnel de nouvelles ressources alimentaires non conventionnelles et des fourrages introduits, mettre au point des méthodes de conservation adaptées et optimiser leur incorporation dans la ration des ruminants, tout en évaluant leur effet sur la production, la reproduction et la qualité des produits, dans une logique de réduction des coûts de production.
•    Évaluer l’utilisation des huiles essentielles et des extraits aromatiques comme additifs phytogéniques alimentaires chez les ruminants et analyser leur impact sur la production et la qualité des produits.

Pour ce qui des espaces pastoraux, le 3ième projet vise à savoir un volet socio-économique, un volet sur l’utilisation des images satellitaires et la modélisation pour évaluer la productivité fourragère et le dernier qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans les systèmes sylvopastoraux caprin et ovin. En effet, le premier WP traite l’aspect fondamental du projet est l’évaluation de la résilience et des stratégies d’adaptation des éleveurs aux sécheresses récurrentes et aux changements climatiques. L’objectif est d’identifier les facteurs clés qui influencent leur niveau de résilience et d’élaborer des recommandations pour des mesures d’adaptation efficaces. Il vise aussi à co-construire un modèle de gouvernance territoriale adapté au système pastoral des Hauts Plateaux de l’Oriental (HPO).Enfin, une analyse économique approfondie des systèmes d’élevage bovin, ovin et caprin sera menée pour comprendre les impacts économiques des changements climatiques et identifier les leviers permettant d’améliorer leur résilience financière et sociale.

Le deuxième WP repose sur l’utilisation d’images satellitaires et de données de terrain pour assurer un suivi en temps réel des terres de parcours. Cette approche permettra d’évaluer la productivité fourragère, de détecter les zones vulnérables et d’anticiper les risques de dégradation grâce à une application numérique dédiée. Par ailleurs, ce WP vise la modélisation des pâturages de l’oriental basée sur les données existantes et collectées sur le terrain. L’utilisation de modèles basés sur la description les mécanismes liés à la croissance et la diversité de la végétation. 

Parallèlement, un autre WP s’intéresse à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans les systèmes sylvopastoraux caprins, qui constituent une part importante des émissions agricoles. Ce volet vise à quantifier ces émissions et à développer des stratégies d’atténuation, notamment via l’optimisation des rations alimentaires et l’amélioration de la gestion du fumier, tout en renforçant la résilience de ces systèmes face aux aléas climatiques. 

Ce travail serait mené par une équipe de chercheurs pluridisciplinaire (reproduction, génétique, nutrition animale, agronomie, sociologie rurale, pastoralisme, écologie, technologie alimentaire) appartenant aux CRRAs d’Errachidia, de Oujda, de Marrakech, de Rabat, de Settat, Tadla et de Tanger. Les actions à entreprendre seraient coordonnées et concertées entre les différents acteurs/intervenants au niveau régional (DRA/DPAs, Chambre d’Agriculture, ORMVA, ANOC, ONCA, etc) et ce dans le cadre de la convention-cadre relative au développement des élevages des ruminants et des volailles dans les différentes régions d’étude. Une telle coordination permettrait de converger vers la pérennité et la consolidation des filières agricoles du pays.

Grâce à une approche multidisciplinaire et un fort engagement des acteurs locaux et institutionnels, ce projet apportera des solutions concrètes aux défis environnementaux et socio-économiques des éleveurs et des espaces pastoraux. Le développement d’outils technologiques innovants, la quantification des émissions de GES et la formulation de recommandations stratégiques contribueront à renforcer la durabilité et l’adaptation des systèmes pastoraux aux nouvelles réalités climatiques
 

Programme : OLIVIER

Les stratégies dans le secteur de l’olivier au Maroc, sont conduites dans la continuité des actions, visant à accompagner solidairement la petite agriculture pour augmenter les revenus des populations rurales, mais également de renforcer les groupements et l’installation de secteur industriel fort et compétitif.

A cet effet, l’INRA est sollicité dans les deux fondements de la nouvelle stratégie « Génération Green 2020-2030 ». A cet effet, notre apport sera surtout à travers la proposition de nouvelles variétés performantes et bien adaptées au changement climatique, capable de garantir dans les conditions agricoles appropriés sur les plans fertilisation et irrigation un bon rendement et une qualité intéressante. Le transfert des connaissances et des nouvelles technologies contribuera également à leur adoption par la population cible à travers les conseillers agricoles.

Le programme moyen terme 2025-2028 sur l’olivier intègre parfaitement les orientations de la stratégie Génération Green 2020-2030 sur les filières agricoles, notamment la filière oléicole. De même, il prend en considération l’ensemble des idées et suggestions proposées par nos partenaires lors d’un atelier sur les perspectives de la recherche sur l’olivier organisé par l’INRA en 2024. Ces doléances sont prises en considération lors de l’élaboration de ce nouveau programme de recherche sur l’olivier.

Ce programme moyen terme 2025-2028 sur l’olivier se veut d’être un programme national avec l’ensemble des bassins oléicoles au Maroc comme zone d'action. Ce programme vient pour consolider les activités de recherche entreprises durant les PRMT précédents sur olivier notamment celui de la période précédente 2021-2024.

Selon les directives de la stratégie de la filière oléicole, l’objectif escompté sur le plan variétal, étant de diminuer la part de la Picholine marocaine, de manière qu’elle constitue à terme que 50% de la superficie totale des oliveraies au profit des clones Haouzia et Ménara et des variétés étrangères ayant montrées leur performance dans les études de comportement variétal. Les autres variétés sélectionnées par l’INRA, à la suite des dernières actions de promotion lors du PRMT 2021-2024, doivent enrichir le profil variétal notamment grâce à leur potentiel et performances face au changement climatique.

Dans ce contexte, la possibilité d’extension existe dans l’objectif de positionner le Maroc parmi les grands producteurs à l’échelle mondiale. La réflexion sur le mode et la position géographique des plantations mérite une grande attention surtout que le déficit hydrique est sévère et persistant, afin de participer au façonnement de nouveaux paysages de l’olivier productifs, compétitifs et durables.

En effet, le profil variétal est très diversifié notamment par les variétés locales, sélectionnée et étrangères. Cependant, l’étude approfondie de l’adaptation et du comportement variétal sous les conditions pédoclimatiques actuelles est un aspect de grande importance. Nécessitant de maintenir une veuille technologique capable de protéger notre production au niveau du commerce à travers la considération des performances de nos variétés sous les conditions locales au niveau des normes en vigueurs.

La richesse de notre profil variétal et l’adoption des variétés étrangères doit prendre en considération l’aspect de l’identité de notre production sur les marchés locales, nationales et internationales. En effet, plusieurs variétés nationales et obtentions de l’INRA ayant une identité nationale méritent plus intérêt notamment pour démontrer leur potentiel et mettre en place un mécanisme pour leur adoption par les producteurs et les consommateurs.

Le programme de recherche sur l’olivier 2025-2028 est la projection de la collaboration interne autour des orientations spécifiques sous forme de projets de recherche fédérateurs et pluridisciplinaires. Ce programme est constitué de trois grands projets disciplinaires intitulés :

•    Projet 1 : Amélioration génétique, sélection variétale et caractérisation agronomique, pour une oléiculture durable et compétitive face aux changements climatiques.
Ce projet vise une contribution sur plusieurs aspects d’amélioration génétique à savoir : la valorisation des ressources génétiques contenues dans les collections de l’INRA à travers leur phénotypage en vue de comprendre les processus biologiques et les mécanismes d’adaptation des variétés, l’intégration des outils génomiques (RNA-seq & GBS), de génétique d’association et de cartographie et l’intégration des traits physiologique et biochimique de stress pour élucider  les mécanismes de tolérance à la sécheresse et réponses des cultivars d’oliviers pour l’adaptation aux changements climatiques.


•    Projet 2 : Gestion des systèmes de production de l’olivier sous contraintes biotiques et abiotiques

Ce projet de recherche concerne l’adaptation à court terme de l’olivier au changement climatique à travers une gestion efficiente des systèmes de production de l’olivier sous contraintes biotiques et abiotiques. Il est scindé en deux workpakages : (1) WP1 :  Adaptation éco-efficiente des techniques culturales au stress hydrique et thermique, (2) WP2 : vise l’amélioration de la conduite de l’olivier sous les contraintes biotiques imposées par les changements climatiques qui menacent la productivité, la qualité des produits et la durabilité de l’olivier. Il adopte une approche pluridisciplinaire visant à mieux comprendre la dynamique spatio-temporelle des principaux ennemis émergents de l’olivier et à développer des solutions biologiques innovantes, notamment

 

•    Projet 3 : Qualité et valorisation des produits de l’olivier – Huile d’olive, olives de table et sous-produits.

Les activités de recherche inscrites dans le cadre du projet de recherche sur la qualité et la valorisation des produits de l’olivier, visent une contribution à travers la valorisation du potentiel de qualité de notre patrimoine oléicole et sa protection technologique, la contribution à la sélection de matériel génétique productif, compétitif sur les plans stabilité et composition ainsi qu’une meilleure aptitude à la conservation respectant les normes commerciales en vigueurs. Le projet est scindé en cinq work package, neuf résultats et 37 activités de recherche.

Nous attendons des livrables du programme Olivier 2025-2028 une contribution efficace aux objectifs de notre stratégie nationale « Génération Green » que ce soit pour le fondement « élément humain » à travers le transfert de nos résultats aux jeunes entrepreneurs agricoles notamment pour une bonne application au niveau des nouvelles exploitations ainsi que la formation des conseillers agricoles sur les nouvelles technologies. De même, concernant le fondement « développement agricole » notre contribution dans le domaine de l’amélioration de la productivité et de la qualité serait d’une grande importance notamment pour une meilleure valorisation des produits de l’olivier et l’incitation à l’exportation par l’adoption de nouvelles variétés compétitives et bien adaptées aux changements climatiques. La caractérisation et conservation des sites à notoriété ainsi que leur biodiversité reste également un autre défi d’une grande importance visé par notre projet.
 

Programme : Palmier Dattier

L’écosystème oasien marocain est confronté à de nombreuses contraintes biotiques et abiotiques qui entravent son développement. Le palmier dattier constitue un élément central de cet écosystème, structurant les activités agricoles et jouant un rôle clé dans la durabilité des oasis. Cependant, la filière phoénicicole fait face à plusieurs défis, notamment la propagation du Bayoud (Fusarium oxysporum albedinis), qui a décimé une grande partie des palmeraies traditionnelles, ainsi que les effets du changement climatique et la pression sur les ressources hydriques. Face à ces défis, le Maroc a mis en place une stratégie ambitieuse visant à moderniser et renforcer la résilience du secteur. Les initiatives actuelles s’inscrivent dans le cadre des stratégies agricoles, notamment Génération Green 2020-2030, mettant en avant la réhabilitation des zones dégradées, la création de nouvelles plantations hors oasis et l’amélioration des techniques culturales. L’INRA joue un rôle central dans ces efforts, notamment à travers la recherche en amélioration génétique, le développement de techniques de production et de protection innovantes ainsi que la valorisation des produits et des sous-produits du palmier dattier.

-    Amélioration génétique et biotechnologie : un levier stratégique
La diversité génétique des palmeraies marocaines représente un atout considérable avec environ 450 variétés et plus de 2,5 millions de palmiers francs (khalts ou Sayers) issus de semis naturels. Cette richesse doit être protégée, caractérisée et exploitée pour la sélection de clones performants, résistants aux maladies et adaptés aux conditions climatiques extrêmes. Dans cette optique, le Programme de Recherche à Moyen Terme (PRMT) 2025-2028 met en place plusieurs actions à savoir:
-    Évaluation et caractérisation de la diversité génétique par des approches moléculaires avancées (séquençage, génotypage)
-    Sélection et conservation de nouveaux génotypes présentant un fort potentiel agronomique et économique
-    Développement de techniques de multiplication massives, notamment via l’embryogenèse somatique et l’organogenèse, permettant la régénération rapide de plants authentiques, homogènes et exempts de maladies
-    Mise en place de collections de clones sélectionnés pour assurer une conservation à long terme et une diffusion efficace des génotypes performants.

L’utilisation des biotechnologies modernes accélère ces processus, notamment grâce à l’identification de marqueurs génétiques facilitant la sélection assistée. Ces avancées permettent non seulement de renforcer la résistance au Bayoud, mais aussi d’adapter les nouvelles variétés aux contraintes climatiques croissantes.

-    Protection intégrée et optimisation des pratiques culturales
En complément de l’amélioration génétique, l’optimisation des pratiques agricoles et la lutte contre les maladies et ravageurs sont des priorités du PRMT 2025-2028. Ce programme vise à renforcer :
-    Les techniques culturales, incluant la fertilisation raisonnée, la gestion optimisée de l’irrigation et l’amélioration des méthodes de pollinisation et d’éclaircissage.
-    La protection phytosanitaire intégrée, avec des stratégies combinant i) la Lutte intégrée contre le Bayoud, la cochenille blanche et la pourriture des inflorescences ii) des solutions technologiques avancées pour la détection précoce et la gestion des foyers d’infection iii) des stratégies de lutte chimique raisonnée, adaptées aux conditions locales et respectueuses de l’environnement.
Par ailleurs, des efforts sont  à déployer pour l’adoption de pratiques agroécologiques, telles que l’utilisation de champignons mycorhiziens et de bactéries PGPR pour améliorer la fertilité des sols, ainsi que l’intégration de cultures intercalaires pour optimiser la structure du sol et la productivité des palmeraies.

-    Valorisation des dattes et de leurs sous-produits
L’amélioration de la filière phoénicicole passe également par une valorisation efficace des produits et sous-produits du palmier dattier. Le programme de recherche en cours met l’accent sur :
-    L’optimisation des procédés de conservation post-récolte (conservation sous vide, ionisation, réfrigération) pour garantir une meilleure qualité des dattes sur le marché.
-    Le développement de produits dérivés innovants à base de dattes et de noyaux de dattes, favorisant l’émergence d’une industrie agroalimentaire compétitive.
-    La promotion des dattes biologiques, avec l’adoption de techniques de production respectueuses de l’environnement et adaptées aux exigences du marché international.
Enfin, la diffusion des résultats de la recherche est un axe essentiel du PRMT 2025-2028, avec un volet renforcement des capacités, incluant des formations, des publications scientifiques et un transfert de technologie vers les acteurs de la filière.
 

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