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L’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), l’Association Marocaine des Sciences du Sol (AMSSOL) et les institutions d’enseignement et de recherche : l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II (IAV) , l’Ecole Nationale Forestière des Ingénieurs, l’Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès(ENAM), le Centre International de Recherche Agricole dans les Zones Arides (ICARDA) ainsi que la Fondation « initiative Adaptation de l’Agriculture Africaine Â», l’initiative internationale 4p1000 et le partenariat Mondial du Sol (GSP), organisent une série d’activités sous le thème « le Sol, levier de développement durable et d’adaptation au changement climatique : Quels enjeux actuels et futurs ? Â»

En célébrant cette journée, le MAPMDREF et ses partenaires souhaitent atteindre les principaux objectifs suivants :

  • Reconnaître que la durabilité des sols est essentielle pour répondre aux pressions d'une population croissante.
  • Plaider pour la promotion d'une gestion durable des sols pour contribuer à des sols sains et ainsi à un pays en sécurité alimentaire.
  • Reconnaître l'importance économique et sociale de la gestion durable des sols.
  • Souligner que la désertification, la dégradation des terres et des sols et la sécheresse sont des défis mondiaux et qu'ils continuent de poser de sérieuses contraintes au développement durable dans les pays.

A l’instar des autres pays du Monde, le Maroc célèbre cette journée dans le but de promouvoir les principaux efforts et chantiers engrangés en faveur de la conservation et gestion durable de ses ressources en sol notamment la nouvelle stratégie « Generation Green Â» qui a mis la santé du sol (Soil health) comme un slogan pour une agriculture durable au Maroc pour la prochaine décennie. 

Une série d’activités sont prévues :

  • Une matinée officielle qui sera tenue le 6 décembre 2021;  
  • 3 webinars qui concernent les thématiques suivantes :
  1. « La qualité et salinisation des sols : les défis et perspectives ».
  2. « La conservation et gestion durables des sols, un levier de développement des territoires et d’adaptation au changement climatiques ».
  3. « Le Partenariat Mondial sur les sols : acquis et perspectives pour le Maroc ».
  • Une formation : « Ecole thématique sur "Sols et services écosystémiques pour une gestion durable des agroécosystèmes" qui aura lieu à l'IAV Hassan II les 6, 7 et 8 décembre 2021.
  • Des activités de sensibilisation : participation à une émission de Medina FM, Visite de Clubs environnement, diffusion de support de sensibilisation, etc.

A propos de la Journée Mondiale des Sols

Proposée par l'Union Internationale des Sciences du Sol (IUSS) en 2002, et approuvée à l’unanimité en 2013, lors de la Conférence de la FAO, la date du 5 Décembre a été instaurée lors de la 68ème Assemblée générale des Nations Unies de 2013 comme étant la Journée Mondiale des Sols (World Soil Day).

La Journée mondiale des sols constitue une plateforme de sensibilisation autour de la ressource « sol Â» afin de la faire reconnaître comme élément essentiel du système naturel et du bien-être humain en constituant l'une des composantes essentielles pour un secteur agricole productif, capable de fournir une nourriture suffisante et nutritive, et est un fournisseur clé d'autres services écosystémiques, essentiels pour la réalisation de nombreux objectifs de développement durable (ODD).

Chaque année, plus de 100 pays à travers le monde organisent des événements pour marquer la Journée mondiale des sols, ce qui en fait l'un des les jours les plus célébrés du calendrier des Nations Unies, atteignant des centaines de millions.

L’édition de 2021 a retenu le thème « Enrayer la salinisation des sols, stimuler leur productivité Â». Elle a pour objectif de plaidoyer quant à l'impératif de relever les multiples défis croissants liés à la gestion des sols, à la lutte contre la salinisation des sols, au renforcement de la sensibilisation aux sols et à l'encouragement des gouvernements, des organisations, des communautés et des individus du monde entier à s'engager à améliorer de manière proactive la santé des sols.

L’Institut National de la Recherche Agronomique (Centre Régional de Meknès) organise un séminaire scientifique sous le thème : « Le Grenadier, une culture alternative prometteuse pour faire face au changement climatique », le jeudi 25 Novembre 2021 au Qualipole Alimentation de Meknès.

Cette manifestation a pour objet de communiquer sur les plus récents résultats de recherche sur le grenadier récemment obtenus dans le cadre des programmes de recherche de l’INRA soutenus par le Mécanisme Compétitif de Recherche Développement et Vulgarisation (MCRDV 2018-2021) du Ministère de de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts.

Les résultats de recherche obtenus sont d’un grand intérêt pour cette filière et concernent principalement les potentialités génétiques du matériel végétal, les opportunités offertes par la diversité de la qualité du fruit et des voies pour sa valorisation. Ces résultats couvrent également les aspects agronomiques et de protection phytosanitaire et les pouvoirs adaptatifs de l’espèce au changement climatique.

Le présent séminaire offre ainsi une nouvelle opportunité pour débattre du devenir d’une culture en vogue et constituera un espace de rencontre entre chercheurs, enseignants-chercheurs, professionnels, experts et cadres de développement et de conseil agricole pour un meilleur partage des expériences et pour discuter des orientations pour des recherches futures pour de développement de la culture du grenadier dans le cadre de la stratégie agricole « Generation Green 2020 – 2021 Â».

Il est à noter que la culture du grenadier est une culture alternative aux espèces très affectées par le réchauffement climatique dont le pommier, le poirier et le cerisier. C’est une espèce à large spectre d’adaptation environnemental, tolérante à la sécheresse et cultivée sous des climats subarides et continentaux. Le grenadier s’adapte aussi facilement à la salinité et au calcaire et il est capable de valoriser les sols pauvres. Sur le plan environnemental, le grenadier joue un rôle très important dans la protection, la restauration et la fixation des sols. La production du grenadier promeut le développement des industries de transformation du jus et les compagnies pharmaceutiques dans l’extraction de composés bénéfiques. Le fruit du grenadier se distingue aussi par sa grande valeur nutritionnelle comparable aux fruits juteux comme les abricots, les oranges et les pommes.

​L’Institut national de la recherche agronomique se réjouit de vous annoncer que dans le cadre de l'initiative mondial de la FAO pour un Partenariat Mondial des Sols (Global Soil Partenrship (GSP)), Dr Rachid Moussadek chercheur émérite et spécialiste dans les sciences du sol vient d’être élu Président - Chair GSP pour la Région NENA (Near East & North Africa).

Le but ultime de cette initiative est de mobiliser davantage les ressources et de lancer des plaidoyers pour booster durablement la production des sols au Maroc et dans toute la Région NENA et de relever ensemble les défis variés liés à la durabilité des sols et de leur résilience au changement climatique.

Par cette nomination l’INRA s’assure à travers Dr Moussadek une position stratégique renforçant sa présence internationale.

Pour plus d’informations, veuillez consulter les liens URL ci-après :

www.fao.org/GSP

scholar.google.com

agrimaroc.ma 

 

 

L’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA-Maroc) et la Société Syngenta Maroc ont signé aujourd’hui une convention de partenariat relative à l’expérimentation et à la diffusion des solutions innovantes en matière de traitement des semences.

Ce partenariat a pour objet de renforcer la collaboration entre les deux parties en matière de recherche et développement à travers la mise en œuvre d’actions communes de recherche, d’expérimentation et de vulgarisation à l’échelle nationale des solutions modernes proposées par Syngenta en matière de traitement de semences des céréales et des légumineuses.

Ces solutions permettront aux agriculteurs marocains d’améliorer significativement leurs rendements (jusqu’à +20%), d’améliorer l’auto-suffisance alimentaire à l’échelle nationale et de préserver la biodiversité tout en réduisant les surfaces cultivées.

Les solutions Syngenta Seedcare™ permettront aux producteurs de maximiser le potentiel de leurs semis grâce à l’installation rapide de leurs cultures, via le développement rapide d’un système racinaire sain et puissant permettant une utilisation optimum des ressources du sol et grâce à une protection ciblée contre plusieurs ravageurs (insectes et maladies fongiques) dès les premières phases de développement de la plante.

Le partenariat s’étalera sur 3 ans (2021-2024) et consistera en l’installation et le suivi des plateformes d’expérimentation des nouvelles solutions de traitement de semences pour deux filières de grande importance socio-économique dans le secteur agricole marocain : les céréales et les légumineuses. 

Les essais porteront sur le blé tendre, la fève et la féverole et seront menés dans différentes plateformes adoptant le semis conventionnel ou le semis direct dans la région de Fès-Meknès et la région de Rabat-Salé-Kénitra et s’étaleront tout au long de la période de la convention de partenariat.

Des journées de formation et de vulgarisation sur les nouvelles technologies de traitement des semences et des séminaires pour la présentation des résultats des essais, seront aussi programmées et dispensées au profit des opérateurs, des vulgarisateurs et des agriculteurs des deux filières.

Pour plus de détails cliquer ICI

S’inscrivant dans la continuité du Plan Maroc Vert, la nouvelle stratégie « Génération Green 2020-2030 Â» annoncée en début de l’année 2020 se veut non seulement un prolongement de ce plan, mais la consolidation de ses acquis et la concrétisation de la vision royale de voir émerger de nouvelles activités génératrices d’emplois et de revenus, notamment en faveur des jeunes en milieu rural et aboutissant à la création d’une classe moyenne agricole.

Dans ce nouveau contexte, le secteur semencier et son corolaire création variétale sont en profonde recomposition et sont exposés de façon concomitante à de multiples défis : irrégularité des précipitations, changement climatique, perte de biodiversité, érosion génétique, maladies et ravageurs émergeants...

Pour disposer de perspectives tangibles, visibles et lisibles, la recherche agricole nationale se réunit avec les différents acteurs de la filière semencière pour définir l’agenda de la recherche variétale pour la prochaine décennie, du fait que la recherche et l’innovation demeurent, ensemble, le garant pour répondre aux attentes des agriculteurs et d’apporter des solutions salvatrices de par leurs ancrage et dynamisme.

Pour relever ces différents défis, la recherche agricole nationale préconise de relancer le développement d’espèces céréalières aux caractéristiques de rendement, de résistance, de qualité et d’adaptation requises et pour lesquelles le catalogue officiel national peut être enrichi.

Se maintenir en tant que socle de ce secteur stratégique repose sur l'offre de variétés performantes, de préserver les ressources naturelles et d’augmenter la productivité dans les conditions défavorables. Autant de défis pour mieux servir l’agriculteur, les producteurs, les multiplicateurs et les industriels, et de concourir à inverser la tendance en produisant plus avec de moindres superficies en utilisant des variétés améliorées issues de la recherche génétique pour mieux s’adapter aux différents stress.

Recréer les meilleures conditions pour une large appropriation, visibilité et attractivité des nouvelles variétés semencières requièrent de mutualiser les efforts, de fédérer les équipes, d'utiliser les compétences tant prisées, de recourir aux nouvelles biotechnologies et bio-informatiques pour réduire les délais de création de variétés dans des schémas de sélection optimums, et coupler les variétés améliorées aux autres technologies à même de renforcer la résilience et l’efficience de l’utilisation des ressources, notamment l’agriculture de précision et l’agriculture de conservation.

Au vu de tous ces enjeux pour un secteur critique, la période nous interpelle, tous, à adopter une stratégie de recherche forte associant le secteur public et privé et soutenue par les pouvoirs publics.

Pour plus d’information, prière prendre attache avec Dr Fatemi Zine El Abidine :

GSM 0669146461 // Courriel : zainelabidine.fatemi@inra.ma

Le Maroc vient de lancer la nouvelle stratégie agricole ″Génération Green 2020-2030″ basée sur deux fondements Ã  savoir : la priorité à l’être humain et la pérennité du développement agricole. La consolidation des filières agricoles constitue un volet important de la pérennité du développement agricole. A cet égard, l’INRA est sollicité dans son programme de recherche (2020-2030) de développer entre 30 et 50 nouvelles variétés (toutes filières confondues) avec une augmentation du rendement d’au moins 50%. Ces objectifs visent à renforcer la compétitivité des filières, l’adaptation au changement climatique et la gestion durable des ressources naturelles.

La création variétale, en tant que vecteur novateur, constitue l’un des leviers importants pour accompagner la nouvelle stratégie agricole Génération Green et contribuer à la réalisation de ses objectifs. En effet, la variété constitue un facteur clé pour l’amélioration et la pérennisation de la production, à travers l’amélioration de la productivité et de la qualité et des résistances aux stress biotiques et abiotiques. Certes la création variétale est très importante pour l’augmentation du rendement, mais elle ne peut avoir d’impact que si les variétés créées sont diffusées et utilisées par les agriculteurs à grande échelle et dans un délai raisonnable. Dans cette perspective, une attention particulière est accordée par l’INRA à la diffusion et au transfert de ses nouvelles obtentions.

C’est dans ce contexte que l’INRA, a adopté une approche de transfert basée sur les « Plateformes de démonstration de ses nouvelles obtentions Â» pour la promotion et la communication sur ses nouvelles variétés de céréales, légumineuses alimentaires et oléagineux. Ces plateformes sont installées dans (5) domaines expérimentaux de l’INRA représentant les principaux bassins de production : Saïs (Douyet), Zaër (Marchouch), Tadla (Afourer), Chaouia (Sidi El Ayedi) et Haouz (Tassaout) ainsi que chez un agriculteur de la région de Sidi Slimane (Gharb). L’objectif de ces plateformes étant de montrer le progrès génétique réalisé à travers ces nouvelles obtentions, avec un accent mis sur leurs atouts majeurs et leurs interactions avec l’environnement.

À travers ces plateformes de démonstration, destinées à nos agriculteurs et à l’ensemble de nos partenaires institutionnels et professionnels et aux médias, nous visons montrer le progrès génétique de ces nouvelles obtentions et permettre aux différentes parties prenantes de s’enquérir sur leurs qualités agronomiques, physiologiques et technologiques, afin d’augmenter le taux de leur utilisation et appropriation par les agriculteurs, les producteurs et les sociétés semencières. A titre d’exemple nous citons la nouvelle variété blé tendre « Malika Â» qui a pu enregistrer un rendement grain de 60 qx/ha soit un gain en rendement de 20 % par rapport à la variété ancienne « Arrehane Â» (50qx/ha). De même la variété d’orge « Chifaa Â» inscrite en 2016, constitue la première variété d’orge à grain nu dans tout le continent africain ayant une teneur en beta glucane de 8% (fibres solubles réduisant le cholestérol, le diabète et les crises cardiaques). 

Par ailleurs, la visite de nos plateformes constituera une occasion pour passer en revue notre programme de multiplication des semences de pré-base et de base des nouvelles variétés concédées ou en phase de concession.

Ces journées de démonstration seront organisées tout au long des mois d’Avril et de Mai 2021 selon le programme ci-après.

LIEU

DATE

- Domaine Expérimental Sidi El Ayedi 

06/04/2021

- Domaine Expérimental Marchouch

08/04/2021

- Domaine Expérimental Douyet

12/04/2021

- Domaine Expérimental Afourer

13/04/2021

- Domaine Expérimental Tassaout

05/05/2021

 

Ce communiqué tient lieu d’invitation pour prendre part à ces journées et aux médias de bien vouloir les couvrir par leurs équipes de journalistes.

Au vu de la pandémie Covid-19, ces journées seront organisées avec le respect total de toutes les mesures barrières décrétées et mises en vigueur.

Pour plus d’information, veuillez prendre attache avec M. Mohammed EL ASRI (GSM : 0660199490 – Courriel : mohammed.elasri@inra.ma)

L’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) organise une journée de démonstration des variétés INRA de colza, le 31 mars 2021 à 10h00 au Domaine Expérimental Sidi Allal Tazi (Commune Sidi El Kamel – Province de Sidi Kacem).

Il s’agit de la présentation d’une plateforme d’innovation à base de nouvelles variétés de colza en plus des six variétés marocaines inscrites au Catalogue Officiel entre 2008 et 2018 et qui sont des variétés de type Canola, hautement productives en graines et en huile de bonne qualité indemne d’acide érucique et avec un tourteau à faible teneur en glucosinolates.

La manifestation est conjointement organisée par les Centre Régionaux INRA de Meknès et de Kénitra dans le cadre du projet « Valorisation des ressources génétiques oléagineuses par la mise au point d’huile monovariétale et d’huile de mélange de graines de bonne qualité alimentaire et nutritionnelle Â» qui vise notamment la valorisation et la promotion des variétés marocaines de colza et de tournesol.

Ledit projet est une initiative de recherche-développement pluridisciplinaire et multi-institutionnelle coordonnée par le CRRA Meknès et soutenue par Le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts (Direction de l’Enseignement, la Formation et la Recherche) dans le cadre du «Mécanisme Compétitif de Recherche Développement et Vulgarisation (MCRDV)» pour la période 2019-2022. En plus des chercheurs de l’INRA, l’équipe du projet est constituée d’enseignants-chercheurs de l’ENA de Meknès et de la FST de Beni Mellal. En matière de développement et de transfert de technologie, le projet bénéficie de la collaboration de la Fédération interprofessionnelle des oléagineux au Maroc (FOLEA) et de l’Office National du Conseil Agricole (ONCA).

Recourir au numérique est un préalable auquel s’attache l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) pour accompagner les agriculteurs dans leur quotidien et asseoir les bases d’une agriculture durable, compétitive et innovante.

Dans sa quête de mieux servir notre agriculture, l’INRA a noué un partenariat avec SOWIT, une entreprise spécialisée dans l’utilisation de l’intelligence artificielle au service du développement de l’agriculture africaine et ce pour mieux optimiser la gestion des cultures, rationaliser les processus de prise de décisions à l’échelle spatiale, parcellaire et territoriale.

Inscrit dans cette nouvelle tendance de mieux agir, le tandem « INRA - Société SOWIT Â» conjuguent leurs efforts pour mettre à la disposition de nos agriculteurs des outils d’aide à la décision (OAD) selon la localisation de leurs champs, le type de culture à préconiser, l’itinéraire technique à adopter et les conseils agricoles en adéquation avec leurs situations.

S’appuyant sur le numérique et les outils technologiques de pointe, en l’occurrence les drones, un pas de plus sera franchi pour mieux capter et partager les données en des temps optimums, de disposer de processus fins d’observation des situations biophysiques des milieux de culture, de mieux caractériser le végétal et par conséquent réduire ostensiblement les incertitudes pour une meilleure prise de décision.

En effet, et grâce aux capteurs multi spectraux, les drones permettent de capter un certain nombre de données pour fournir un conseil agronomique personnalisé aux agriculteurs via des algorithmes certifiés. Ils permettent également de réaliser des opérations culturales, en l’occurrence les traitements phytosanitaires, l’apport des engrais, le lâcher des auxiliaires, etc. L’utilisation des drones est d’une grande utilité pour les cultures à accès difficiles comme le riz et la canne à sucre. Par l’utilisation des caméras spécifiques, les drones procèdent également au diagnostic de la végétation sans contact pour estimer plusieurs paramètres agro-morphologiques et agronomiques tels que l’indice de végétation, le nombre de plants par unité de surface, la floraison, l’estimation de la production et le calcul d’autres indicateurs pertinents pour les essais menés dans le cadre des expérimentations de la recherche agronomique.

Par sa portée, le numérique augure d’une nouvelle ère pour l’agriculture d’aujourd’hui et de demain, joint au processus de prise de décision des utilisateurs peu informés, facilite les modalités d’accès à l’information, fait émerger de nouveaux enjeux, préconise de nouvelles formes de réponse, reconfigure les filières de production. Autant de préalables qui nous interpellent tous pour mieux agir et promouvoir l’agriculture de précision au Maroc.

L’atelier international « Xyllela fastidiosa : diagnostic, contrôle et mesures de gestion » sera lancé le lundi 03 février 2020 (9h) à la salle des conférences du Qualipôle Alimentation de Meknès. Il est co-organisé, sous l’égide du Ministère de l’Agriculture de la Pêche Maritime du Développement Rural et des Eaux et Forêts, par l’INRA Maroc et le Centre International des Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM Bari-Italie) dans le cadre du projet européen CURE-XF*.

Cet événement scientifique sera animé par d’éminents experts européens et constituera une opportunité pour renforcer les capacités des chercheurs et cadres nationaux et émanant d’autres pays sur les différents aspects de la bactérie Xyllela fastidiosa, fléau qui épargne encore le Maroc mais qui demeure des plus dévastateur d’une gamme importante d’espèces végétales dans le monde dont l’olivier, la vigne, les agrumes, les plantes aromatiques et médicinales, etc.

L’atelier consistera en des conférences théoriques et des travaux pratiques sur le terrain et en laboratoire afin de sensibiliser aux menaces émergentes posées par Xylella fastidiosa, fournir des connaissances scientifiques de base et des expériences pratiques sur différents aspects soulignant les interactions complexes pathogène-hôtes-vecteurs et maîtriser l'évaluation du risque phytosanitaire.

Ce renforcement des capacités qui sera poursuivi en deuxième session à Marrakech les 6 et 7 février 2020, profitera à des dizaines de chercheurs et de cadres de différentes institutions et organisations du secteur agricole du Maroc et d’autres pays notamment d’Afrique du Nord (Algérie et Tunisie), d’Europe (Serbie et Turquie) et de Proche Orient (Iraq et Palestine).

* : Projet Européen « Renforcement des capacités et sensibilisation en Europe et dans les pays tiers pour faire face à Xylella fastidiosa Â».

S’inscrivant dans le cadre du Projet de recherche H2020 de l’Union Européenne « Innovative Management of Animal GEnetic resources » IMAGE, l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et en collaboration avec ses partenaires internationaux dispensent un Cours international intitulé : ‘’Biobanking for a sustainable management of farm animal genetic resources (FAnGR): novel approaches in genomics, reproductive technologies and economics’’, et ce pendant la période allant du 21 au 24 Janvier 2020 à l’Agropole de Beni Mellal.

Selon l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), environ un tiers des races animales domestiques sont menacées d’extinction. À cet égard, le plan d'action mondial pour les ressources zoogénétiques identifie la conservation comme priorité stratégique à prendre en considération dans tout plan de gestion du cheptel. Outre la conservation in-vivo in-situ et ex-situ, la cryoconservation (in vitro) du matériel reproducteur des animaux représente une alternative prometteuse efficace et efficiente.

Ce cours de formation sera dispensé par une pléiade de chercheurs et de scientifiques nationaux et internationaux et profitera à une vingtaine de doctorants, de post-doctorants et de chercheurs marocains et étrangers, choisis parmi plusieurs candidats intéressés par la conservation des ressources zoogénétiques et travaillant sur la caractérisation génomique de la diversité neutre et adaptative.

Il se fixe comme objectif principal de i) faire la mise au point sur le rôle des banques de gènes pour un développement durable des ressources génétiques des animaux d'élevage (FAnGR) et ii) mettre l'accent sur l'importance de l’utilisation des nouvelles approches basées sur la génomique, les technologies de reproduction et l’analyse économique des FAnGR dans leur conservation.

Le cours essayera de répondre aux principales questions suivantes :

· Comment évaluer la diversité génétique neutre et adaptative à l'ère des données du génome entier ?

· Comment concevoir et gérer efficacement des banques de gènes ?

· Comment l'utilisation de matériel cryo-conservé pourrait-elle aider à restaurer des caractères économiquement intéressants ?

· Pouvons-nous faciliter l'utilisation efficace d'échantillons de banques de gènes dans la sélection par de nouvelles méthodes et outils assistés par le génome ?

· Comment gérer durablement les populations animales autochtones ?

Pour plus d’information, prière prendre attache avec Dr Badr BENJELLOUN Courriel : benjelloun@inra.org.ma // GSM : +212 662351942

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