La banque de gènes de l’INRA Maroc a envoyé 863 accessions représentant 42 espèces vers la Réserve mondiale de semences du Svalbard en Norvège. Cet envoi confirme la volonté institutionnelle de protéger le patrimoine génétique national nous apprend l’institut à travers ses réseaux sociaux. 

Parmi les accessions déposées figurent des variétés locales de blé dur, de blé tendre et d’orge, des variétés alimentaires de légumineuses telles que la lentille, le pois chiche, la fève et le petit pois, ainsi que des plantes aromatiques et médicinales comme la lavande, le cumin, le carvi et la nigelle. Le dépôt comprend aussi des espèces sauvages apparentées indispensables pour la recherche et l’amélioration variétale, notamment des Aegilops, des Trifolium et des Daucus

Il ne s’agit pas seulement d’un acte technique de duplication. La mise en sécurité de spécimens uniques du Maroc constitue un investissement pragmatique dans un avenir agricole durable. En garantissant l’existence de ces gènes, l’INRA alimente le vivier nécessaire à la sélection de variétés résilientes aux stress hydriques, thermiques et phytosanitaires, ce qui est directement lié à la sécurité alimentaire du pays sur le long terme. 

La majorité des accessions ont été collectées au Maroc par les équipes scientifiques de l’INRA ou fournies par des chercheurs locaux. Beaucoup de ces échantillons sont uniques et n’ont pas de doublon connu ailleurs, ce qui renforce l’importance de leur conservation externe pour prévenir toute perte irréversible du patrimoine génétique national. 

Ce dépôt a été rendu possible grâce au soutien du projet BOLD du Crop Trust, financé par le gouvernement norvégien, et grâce à une coopération scientifique étroite avec la banque de gènes de l’ICARDA, le Centre international de recherche agricole dans les zones arides. Ces collaborations illustrent comment la conservation ex situ peut s’appuyer sur des réseaux internationaux pour renforcer la résilience nationale.

Source : agrimaroc.ma