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L’oïdium (Erysiphe polygoni DC.; syn. E. pisi DC.) du pois (Pisum sativum) présente une distribution mondiale et cause des pertes économiquement importantes lorsque les conditions climatiques favorisent le développement de la maladie. La résistance génétique est reportée par un seul gène récessif désigné er. Cependant, la localisation chromosomique de er n’a pas encore eu lieu avec précision malgré les tentatives multiples. Dans la présente étude nous avons investi la localisation chromosomique du gène de résistance à l’oïdium par l’analyse de la ségrégation conjointe de 20 marqueurs génétiques dont 12 morphologiques et 8 isozymiques. Six croisements entre dix lignées de pois dont cinq sont résistantes et cinq sensibles à l’oïdium ont été utilisés. Il est constaté que la résistance dans chacun des six croisements est contrôlée par un seul gène récessif. Le test d’allélisme a confirmé que le même gène de résistance se trouve dans les cinq lignées résistantes. L’analyse des linkages suggère que er est localisé sur le chromosome 7 à une distance de 20 unités environ des marqueurs Skdh et Oh.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 94 , p. 9-18

Dans le but de valoriser les espèces spontanées d’intérêt fourrager et pastoral en Tunisie, une prospection a été entreprise en juin 1994 dans le Nord et le Nord-Est de la Tunisie durant laquelle ont été collectés 902 écotypes de légumineuses fourragères et pastorales sur un total de 90 sites. Deux cent quatre vingt sept écotypes de Trifolium et Scorpiurus ont été utilisés dans une étude préliminaire de la répartition écologique de ces espèces. Trifolium a été rencontré sur 70 sites et Scorpiurus sur 64 sites. Parmi les trèfles annuels, T. isthmocarpum était dominant, trouvé sur 33 des sites. T. arvense, T. subterraneum, T. striatum, T. stellatum, T. glomeratum et T. nigrescens, de fréquence très faible, sont inféodés à des environnements particuliers. T. tomentosum, T. cherlerii, T. scabrum, T. alexandrinum, T. angustifolium et T. procumbens sont intermédiaires. Les espèces pérennes telles que T. fragiferum et T. pratense ont été généralement localisées dans les zones les plus arrosées de la zone visitée (P600 mm). L’altitude ne s’est pas révélée un facteur limitant leur distribution puisqu’elles étaient trouvées sur des altitudes variant de 5 à 700 m. Pour les Scorpiurus, les deux espèces muricatus et vermiculatus sont bien répandues. Scorpiurus vermiculatus est très limité aux zones très arrosées contrairement à S. muricatus qui a montré une large adaptation à l’altitude et au pH.

1995
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1995), no 90 , p. 115-120

La présente étude est une synthèse des travaux de recherche effectués jusqu’à présent sur les parasites des légumineuses alimentaires au Maroc. Bien que les travaux de recherche soient peu nombreux et fragmentaires, des conclusions importantes peuvent être tirées; des dégâts importants dus à l’orobanche ont été signalés sur la fève, le petit-pois et la lentille. L’emploi judicieux du glyphosate, un herbicide total, permet un bon contrôle de ce parasite. La maladie des taches chocolat, l’anthracnose et la rouille sont d’autres maladies importantes de la fève. L’anthracnose constitue la contrainte majeure du pois-chiche. L’importance des dégâts des autres maladies varie en fonction des conditions climatiques dans différentes régions. La lentille et le petit-pois sont attaqués par plusieurs maladies qui restent peu étudiées. Les travaux de recherche futurs doivent être axés sur : la lutte intégrée contre l’orobanche de la fève, de la lentille et du petit pois, l’anthracnose et les maladies vasculaires du pois chiche et de la fève, la tache chocolat de la fève, l’oïdium et l’anthracnose du petit-pois, la rouille de la lentille et de la fève; des études biologiques et épidémiologiques des pathogènes responsables de ces maladies; enfin la recherche de sources de résistance à ces pathogènes. Mots-clés : maladies, parasites, légumineuses alimentaires, Maroc

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 55-67

Au Maroc, les régions arides et semi-arides couvrent 87 des terres arables. Ces régions sont caractérisées par des conditions hydriques très limitées avec des pluviométries faibles et très aléatoires. Les régimes thermiques, les sols superficiels et érodés et la pratique de techniques culturales traditionnelles aggravent les déficits hydriques. L’échec des cultures est commun. Pour lever ces contraintes, le Maroc et l’USAID ont établi le Centre aridoculture vers la fin des années 70. Quinze ans plus tard, cette unité de recherche a développé des technologies, connaissances et méthodologies adaptées pour les systèmes d’exploitation fragiles et les contraintes des ressources naturelles. Les axes de recherche concernent la caractérisation agroclimatique et socio-économique, la conservation des ressources naturelles (sol, eau, patrimoine génétique), l’utilisation efficiente des intrants, le développement de technologies peu coûteuses, création de variétés résistantes aux stresses biotiques et abiotiques, conception de systèmes de culture alternatifs et flexibles; l’intégration de l’élevage; les aspects sociaux et économiques des technologies développées; et la mise en oeuvre d’une approche appropriée de transfert de technologies, d’étude d’impact et de dissémination de l’information. Les résultats de cette expérience indique clairement l’importance de la recherche agronomique et du transfert de technologies dans la préservation des ressources naturelles et la mise en place d’une agriculture durable en mesure de satisfaire les besoins des générations à venir.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 69-81

Les zones arides et semi-arides au Maroc couvrent les hauts plateaux et la vallée de la Moulouya au nord-est, les plaines atlantiques centrales et la région du souss au sud-ouest. Elles réprésentent 27 et 87 de la superficie totale du pays et de la surface agricole utile respectivement. Les céréales y occupent 60 de la SAU et contribuent 55 de la production nationale. Plus de 50 de la population marocaine vivent dans ces régions. Cependant, ces zones font face à des déficits hydriques chroniques dus à des pluviométries faibles et aléatoires. Des sécheresses intra et inter-annuelles sont communes. Les régimes de températures, les sols érodés et la culture des terres marginales aggravent les déficits en eau. Les systèmes de production sont complexes et reposent sur l’intégration des cultures et de l’élevage. Les techniques culturales traditionnelles ne sont plus adaptées. L’insuffisance de l’infrastructure de disribution des intrants et de stockage des excès de production constitue un frein au progrès technique. L’écart entre les potentialités et les rendements obtenus par les agriculteurs est encore important. Cette situation souligne l’intérêt que revêt la recherche agronomique pour le développement de technologies appropriées et leur transfert par des voies adéquates afin de résoudre les problèmes des zones arides et semi-arides marocaines, et garantir ainsi la pérrenité de l’agriculture pour les génerations futures.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 83-91

La fertilisation phosphatée contribue d’une façon importante dans l’augmentation des niveaux de rendement des légumineuses alimentaires. L’objet de cette revue bibliographique est de dégager : - d’une part les seuils critiques au delà desquels les légumineuses alimentaires ne répondent pas à l’apport du phosphore. - d’autre part voir l’impact de deux modes d’épandage (en bande et à la volée) sur le rendement de la culture. Les seuils critiques au delà desquels les légumineuses alimentaires ne répondent pas à l’apport du phosophore sont de 5,5 ppm pour le pois-chiche, 7 ppm pour la fève et 7 à 8 ppm pour la lentille. Par ailleurs, en situation de sols carencés en phosphore l’épandage en bande permet de réaliser des gains en rendement importants et surtout une économie considérable de l’élément fertilisant phosphore pouvant aller de 2 à 3 fois par rapport à l’épandage à la volée.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 93-100

La gale argentée de la pomme de terre, longtemps considérée comme une maladie d’importance mineure, est en nette recrudescence. Des expérimentations au champ ont été conduites au Maroc et en France pour étudier l’effet de deux facteurs : l’état sanitaire de la semence et la date de récolte. Le premier facteur n’a de nuisibilité agronomique appréciable que si le plant est flétri; de ce fait, la définition d’un seuil de nuisibilité ne peut être basée sur le seul critère de la surface attaquée. La corrélation négative qui existe entre le degré d’attaque du tubercule mère et l’état sanitaire de la descendance a été confirmée. La date de récolte joue un rôle important dans la qualité sanitaire de la descendance.

1995
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1995), no 91 , p. 1-8

La production végétale, en agriculture pluviale est fréquemment affectée, au Maroc, par le manque d’eau et les fortes fluctuations de la pluviométrie. Pour réduire l’effet de ce stress environnemental et compenser la réduction des rendements due à la sécheresse, le gouvernement marocain a opté pour le développement de l’irrigation dans certaines régions du pays. En effet et pour tirer plus de profit des eaux des rivières, le Maroc a investi dans la construction des barrages. Par conséquent, les Offices Régionaux de Mise en Valeur Agricole ou ORMVAs ont été crées pour conseiller les agriculteurs et assurer une bonne distribution de l’eau. Néanmoins, l’investissement fait par le gouvernement ne pourrait avoir un impact substantiel sur le développement de l’agriculture marocaine et réduire les gaspillages d’eau que si des techniques d’irrigation plus performantes et plus adaptées sont maŒtrisées et pratiquées par les agriculteurs. L’objectif de ce papier est la mise au point sur les acquis de recherche et de transfert de technologies dans le domaine de l’utilisation de l’eau d’irrigation et l’analyse de la situation actuelle et les perspectives. Les résultats de recherche obtenus ont montré que Blaney Criddle, la méthode d’estimation de l’évapotranspiration potentielle la plus utilisée au Maroc, doit être améliorée par l’introduction dans l’équation d’un coefficient correctif ou changée par d’autres méthodes plus précises et adaptées telles que Penmann Monteith ou Priestly Taylor. Les évapotranspirations maximales (ETM) et les coefficients culturaux (Kc) ont été également déterminés pour différentes cultures. L’irrigation gravitaire a été améliorée par l’utilisation du laser rotatif qui facilite le nivellement des parcelles et par l’adaptation de la méthode, connue sous le nom d’irrigation par vagues (surge irrigation). L’information existante montre l’intérêt de la mesure du bilan hydrique, de la température du couvert végétal et d’autres indicateurs liés à la plante dans le raisonnement des périodes et pilotage des irrigations. De même les stades critiques d’irrigation du blé ont été identifiés. En effet deux (au tallage et à l’épiaison) ou trois (au tallage, épiaison et au grossissement du grain) apports d’irrigation d’appoint au cours du cycle de développement sont suffisants pour assurer une augmentation substantielle et une stabilité des rendements. L’utilisation potentielle des eaux usées et le rôle de la caractérisation agro-écologique dans le développement de l’Agriculture ont été démontrés. De cette investigation, on peut conclure que même si beaucoup de résultats de recherche en station existent, les technologies développées ne sont pas encore utilisées au niveau de la parcelle de l’agriculteur. Par conséquent dans les régions pour lesquelles la technologie existe, un système de transfert de technologies plus adapté et plus efficient doit être utilisé. Dans d’autres régions un programme de recherche doit être développé. Dans ce papier des recommandations pour un programme de recherche/transfert de technologies plus orienté ont été faites.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 101-112

Quatre substrats locaux ont été testés sur une culture de tomate sous serre, variété ôCristinaô, dans le domaine expérimental de Melk zhar de l’INRA à Agadir. Il s’agit du sable et de trois mélanges sable (S) + gravier (G) : 3/4S + 1/4G, 1/2S + 1/2G et 1/4S + 3/4G. Les performances de ces substrats ont été appréciées à travers la croissance végétative, la production et la qualité des fruits et la détermination du bilan hydrique et minéral. Le mélange 1/4S + 3/4G a limité la croissance en hauteur des plantes mais sans répercussion significative sur la production. Le rendement global obtenu sur la récolte de 8 bouquets a été de 119,4 t/ha sur 1/4S+3/4G, de 117 t/ha sur 1/2S + 1/2G, de 116,7 t/ha sur 3/4S 1/4G et de 90,8 t/ha sur sable. Les rendements exportables ont été respectivement de 91,8; 94,4; 85,3 et 65,4 t/ha. Au niveau de la qualité des fruits, le mélange 1/4S + 3/4G a produit des fruits riches en matière sèche et plus fermes par rapport à ceux obtenus avec les autres substrats. En matière de nutrition hydrique, les plants cultivés sur sable et sur 3/4S + 1/4G ont enregistré une absorption légèrement supérieure par rapport à ceux cultivés sur 1/2S + 1/2G et 1/4S + 3/4G : 263,71; 263,71 l/plant contre 258,61 et 256,65 1/plant, respectivement. La consommation globale par plant en N, P, K et Ca n’a pas différé significativement entre les quatre substrats. Elle a été respectivement de 59, 10, 57 et 32 g/plant. Le mélange 1/4S + 3/4G parait le plus intéressant et prometteur substrat local pour la culture hors sol de la tomate en comparaison avec les autres substrats testés. Néanmoins, l’utilisation de ce substrat exigera l’aménagement d’un réseau d’irrigation performant et une gestion d’irrigation rationnelle afin d’exploiter toutes ses potentialités sur la production.

1995
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1995), no 91 , p. 9-23

Les zones semi-arides et arides du Maroc sont caractérisées par des faibles précipitations et une forte fluctuation inter et intra annuelle des pluies. La sécheresse dans ces zones peut survenir à n’importe quel moment de l’année. L’effet de la sécheresse sur la production des cultures est accentué par le stress thermique causé par les hautes températures qui souvent coïncident avec la fin des cycles des cultures. La faible capacité de stockage d’eau des sols et les variétés et techniques culturales non adaptées pratiquées par les agriculteurs constituent les autres paramètres affectant les rendements. Pour augmenter et stabiliser les rendements dans ces zones, la recherche de moyens d’amélioration du stockage d’eau dans le sol et de l’efficience d’utilisation de cette ressource naturelle (EUE) est nécessaire. Les résultats obtenus montrent que le semis précoce du blé peut augmenter l’EUE de 25 à 50 par rapport au semis tardif. Pour réussir cette opération, il est indispensable de bien préparer le lit de semences, chose qui est difficile à réaliser sous des conditions sèches. L’alternative à la préparation du lit de semence est le semis direct à l’aide d’un semoir non labour. Il a été aussi démontré que la réduction de la compétition entre plantes par le choix d’une dose de semis adéquate, le contrôle des mauvaises herbes et par l’apport de doses optimales d’azote améliore l’EUE. L’EUE du maïs peut être triplée si des densités de peuplements faibles sont pratiquées. La lutte contre les mauvaises herbes peut augmenter l’EUE du blé de 27 à 96 Kg de grains/cm d’eau utilisée lorsque l’infestation est élevée. La pratique de l’irrigation d’appoint est un autre moyen qui peut facilement doubler l’EUE. Les études menées ont montré aussi que le triticale utilise l’eau d’une façon plus efficiente que les blés dur et tendre. Des différences génotypiques de tolerance à la secheresse ont été aussi observées pour différentes cultures y compris le pois chiche. Les mécanismes impliqués dans la tolérance à la sécheresse et l’amélioration de l’EUE sont discutés.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 113-125

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