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La rouille brune peut être à l'origine de pertes de rendement importantes, difficiles à apprécier. Les traitements des céréales en végétation avec les fongicides sont assez efficaces. La principale technique de lutte est l'utilisation de variétés résistantes, qui constitue une composante essentielle pour la majorité des programmes de sélection et un moyen de contrôle efficace à considéra/ion aussi bien écologique qu'économique. Cependant, la pression de sélection exercée par les variétés à résistance monogénique favorise le développement de nouveaux biotypes capables de contourner ces résistances, ce qui nécessite la recherche continue et rapide de nouvelles sources de résistance. Cette recherche a été largement facilitée par l'avènement des techniques de marquage moléculaire durant ces dernières années. Actuellement, il est possible de développer une approche moléculaire par le biais de l'utilisation de marqueurs moléculaires dont les marqueurs ISSR (inter simple sequence repeat), afin de sélectionner des génotypes plus résistants à la rouille brune du blé. C'est pour cet objectif que nous nous sommes intéressés dans cet article à leur application sur la résistance du blé tendre vis à vis de la rouille brune des feuilles. Ainsi, nous avons testé 6 amorces contenant un motif dinucléotidique (AG) sur des variétés de blé tendre (T. aestivum) résistantes et autres sensibles à la rouille brune, et aussi une technique codominante la RFLP. Cette application nous a permis d'identifier le marqueur ISSR F2-900 lié au gène Lr 35 de résistance à la rouille brune.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 117 , p. 19-32

La comparaison de deux techniques de production de plantes haploïdes, l’androgenèse in vitro et le croisement intergénérique avec le maïs, a été conduite sur le triticale hexaploïde. Les résultats ont montré qu’en dépit du taux d’albinisme élevé, l’androgenèse in vitro est plus performante comme méthode de production d’haploïdes, avec une moyenne de 3.5 plantes haploïdes par épi mis en culture. La production de plantes haploïdes par croisement avec le maïs reste inférieure à celle par culture d’anthère, bien que la totalité des plantes régénérées soient chlorophyllienne. Le faible taux de fécondation dû probablement à des mécanismes d’incompatibilité fait que le nombre d’embryons sauvés et par conséquent celui de plantes haploïdes ne dépasse pas 0.38 plantes par épis castré. Dans un programme d’amélioration génétique du triticale utilisant l’haplodiloïdisation comme méthode de création variétale, le nombre de plantes haploïdes produites est très important car la quantité de semences F1 est faible et coûteuse. Il est donc recommandé en cas d’application de l’haplométhode d’utiliser la culture d’anthère avec toutefois le transfert rapide des embryons sur des milieux de régénération améliorés.

2005
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2005), no 115 , p. 17-29

La défoliation simple et conjuguée des trois feuilles supérieures F 1, F2 et F3 de la variété d'orge "Arig8", durant cinq stades de croissance et lors de trois années d'expérimentation sous serre, avait pour but d'estimer leurs contributions au rendement parallèlement à la comparaison de l'effet de leurs défoliations avec l'effet des inoculations successives par Pyrenophora teres, l'agent causal de la rayure réticulée de l'orge. L'effet de la défoliation de ces feuilles a varié d'une année à l'autre ainsi qu'entre les talles de la même plante. Les pertes en rendement grain dues à la défoliation encaissées par la totalité des talles, incluant les talles secondaires et les brins-maîtres, ont été supérieures aux pertes des brins-maîtres. Le rendement des talles secondaires a une grande dépendance de chacune de ces trois feuilles supérieures au moment où l'importance de la feuille supérieure des brins- maîtres a été presque similaire à celle de la troisième feuille des autres talles. La contribution de la dernière feuille durant le cycle de croissance au poids total des grains a été de 39% et de 24% au poids de mille grains. La contribution conjuguée des feuilles F1 F2, F1 F3 et F2F3 peut être attribuée à F1 vu leurs taux de contribution similaires sachant que les contributions de F2 et de F3 n'ont pas été significatives. L'effet de la défoliation des trois surfaces foliaires saines, durant le cycle, s'est révélé significativement inférieur à l'effet de la rayure réticulée sur le rendement grain total mais pas sur la biomasse. Seulement le traitement F1F2F3 a induit une réduction significativement inférieure à l'effet de la maladie sur le tallage. De plus, la maladie prolonge significativement le cycle de croissance plus que les différents traitements de défoliation. La contribution des feuilles conjuguées F1F2F3 a atteint 57% en poids total des grains, 30% en poids de mille grains et 18% en nombre de grains/épi. Tandis que la défoliation conjuguée de F1F2F3 a réduit toutes les composantes de rendement, celle des autres feuilles a été fluctuante d'une année à l'autre. En tout cas, toute surface foliaire perdue a entraîné une élongation du cycle de croissance. Notre étude a mis en évidence que la maladie de la rayure réticulée réduit la performance des trois surfaces foliaires supérieures de 47 %.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 117 , p. 33-58

Les essais in vitro de sept fongicides sur les différentes espèces de Bipolaris, de Curvularia et d'Alternaria pathogènes sur le sorgho, ont révélé l'efficacité du tricyclazole et du mancozèbe sur l'inhibition de la sporulation et la germination des spores. Alors, qu'il faut de fortes doses pour inhiber la croissance mycélienne des différents pathogènes testés. Des résultats ont également été obtenus in vivo. En effet, le traitement des feuilles de sorgho par les fongicides entraine une protection importante des plantes. Ainsi, le traitement préventif des plantes par le mancozebe et l'association mancozebe+métalaxyl inhibe complètement B. maydis, B. sorghicola, B. tetramera, B. sorokiniana et C. lunata sur les feuilles de sorgho à la dose de 1000 ppm. Alors que C. tuberculata et A. altenata ne sont complètement inhibé qu'avec la combinaison mancozebe+métalaxyl à la même dose. Tous les fongicides qui ont agit sur le développement des lésions foliaires provoquées par les pathogènes, apportés avant et après l'inoculation, sont capables d'empêcher ou de réduire la sporulation des Biopolaris, C. lunata, C. tuberculata et A. alternata. Les plantes inoculées par les pathogènes et traité préventivement par le mancozebe + métalaxyl, benomyl, mancozebe et méthyl-thiophanate, ont montrés des poids secs élevés de 106 mg et 175 mg pour les différents pathogènes testés.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 120 , p. 19-48

La réceptivité de feuilles de tomate à la pourriture grise causée par Botrytis cinerea a été étudiée in vitro (sur disques foliaires) et in vivo sur des feuilles jeunes en émergence, sur des feuilles vertes complètement formées et sur des feuilles jaunes sénescentes.Les mesures de diamètre des lésions, réalisées sept jours après l’inoculation, ont révélé une forte réceptivité des feuilles sénescentes à B. cinerea. L’évaluation des pourcentages d’infections a montré ce même résultat après inoculation in vitro par suspension sporale. Par contre, dans le cas du test in vivo, ce sont les feuilles jeunes qui se sont montrées les plus réceptives. La réceptivité des feuilles complètement formées s’est avérée faible si non équivalente a celle des feuilles jeunes. Le suivi in vitro de la sporulation sur disques foliaires, après 15 jours d’incubation, a montré que c’est sur ces dernières que le potentiel de sporulation est le plus élevé. Les indices de sporulation obtenus ont été de 6,67 et de 1,83 sur disques foliaires inoculés respectivement par disque mycélien ou par suspension sporale. Ces indices sont de l’ordre de 4.83 et 0.83 de 1.5 et 0.33 respectivement pour les feuilles jeunes et pour les feuilles sénescentes. L’application préventive (24 h avant) des antagonistes a réduit significativement la réceptivité des feuilles de tomate (potentiel d’infection et de sporulation), indépendamment de leurs âges, à B. cinerea. Les taux de réduction les plus importants ont été enregistrés sur les feuilles complètement développées. L’application des isolats antagonistes a réduit également la germination des conidies de B. cinerea sur les feuilles de tomate.

2005
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2005), no 115 , p. 32-48

Le développement de la culture des figues passe par la sélection de variétés performantes et adaptées aux conditions climatiques locales. L'évaluation de variétés locales et introduites constitue une voie pour identifier des génotypes productifs ayant des caractères pomologiques intéressants. La caractérisation morphologique et pomologique de 42 variétés de figuier Ficus Carica L. en collection au Domaine INRA à Aïn Taoujdate a été effectuée en se basant sur seize caractères de nature quantitative et qualitative. Les résultats obtenus ont montré que les variétés ont été caractérisées par des ports et des volumes de frondaison variés. Les caractères pomologiques ont présenté une grande diversité et une variabilité phénotypique importante est ressortie au niveau de l'aspect général du fruit, de son calibre et de son époque de maturité. Cette dernière est concentrée au mois de juin pour les figues fleurs dont le calibre a varié, selon les génotypes de 30 g (M'hadaq et Mendar) à 97g (Embar Lakhal). Les couleurs dominantes de l'épiderme sont le vert et le violet alors que la chair est à dominance ambre. Chez les figues d'automne, la période de maturité s'est étalée du mois de juillet au mois de septembre. Les fruits ont été de forme sphérique à turbiniforme avec un poids moyen qui a varié entre 18 et 60 g. Leurs cavités ont présenté des ostioles à ouverture importante sans corrélation avec le calibre. Les variétés intéressantes sur le plan pomologique pour la production de figues d'automnes ou de figues fleurs sont proposées.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 117 , p. 59-74

L'amélioration de la production de l'orge (Hordeum vulgare L.) se compléterait, entre autres, par une meilleure compréhension de la physiologie d'élaboration de son rendement grain. La défoliation des quatre dernières feuilles de l'orge aux stades gonflement et épiaison, en conditions saines et sous inoculation avec Pyrenophora teres.f maculata, avait pour but d'évaluer leur contribution au rendement grain en état sain et sous stress biotique. La sévérité de la rayure réticulée a augmenté avec l'âge des plantes aussi bien qu'avec l'âge des feuilles. La sévérité moyenne de la maladie, estimée à 42% sur les quatre feuilles, a réduit le rendement grain de 43% pour les brins-maîtres et de 36% pour la totalité des talles. Les pertes en rendement dépendent du type de talle étudié et du stade de croissance de la plante. Les pertes en rendement sont surestimées de plus de 10% lorsqu'elles sont évaluées sur les brins-maîtres seulement. De plus, les pertes en poids des grains ont été d'autant plus importantes que la défoliation et/ou l'inoculation ont été appliquées ou stade gonflement qu'au stade épiaison. Notre étude a mis en évidence que l'effet de la défoliation sur le rendement grain n'équivaut pas celui de l'inoculation. L'effet de la sévérité de la maladie a été supérieur à celui dû à la perte de la totalité de la surface foliaire relative aux quatre dernières feuilles saines et qui a été simulée à 100% de sévérité. De plus, la contribution au rendement de ces quatre feuilles sous stress biotique n'a pas pu contrecarrer l'effet de la maladie. Le rendement grain a été lié positivement à la somme des surfaces saines au niveau des quatre dernières feuilles infectées selon l'équation: y = 8.65 + 0.185x (R2=0.67). L'usage de ces résultats pour l'amélioration de l'évaluation de l'effet de la maladie sur le rendement est discuté.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 120 , p. 49-71

Une souche de levure (1113-5) isolée lors d'une étude antérieure et ayant un haut pouvoir antifongique contre les deux principaux pathogènes responsables des maladies post-récolte des pommes au Maroc; Penicillium expansum et Botrytis cinerea, a été utilisée dans cette élude. L'objectif de ce travail est d'évaluer et d'optimiser les potentialités de la production en masse de cette souche en fermenteur de laboratoire. L'effet des conditions de stockage sur la stabilité de la biomasse séchée par la technique du lit fluidisé et le maintien du pouvoir inhibiteur contre P. expansum à l'échelle pilote ont été également évalués. Une production importante en biomasse de la levure (107 g l-1 en poids sec) a été obtenue par fermentation discontinue alimentée (i.e., fed-batch) par une solution de glucose. La biomasse produite a été séchée en lit fluidisé et a gardé une viabilité optimale de 60%. Ce travail a montré aussi que la levure séchée a maintenu son activité antifongique après 7 mois de stockage à 4 °C. Le plus fort pouvoir antagoniste contre P. expansum a été obtenu en appliquant la levure à une concentration de 1.10 CFU m l-1 sur les pommes blessées.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 117 , p. 75-89

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