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Des observations effectuées sur une collection de 102 variétés d'amandier en provenance de 4 continents, installées au domaine expérimental d'Ain Taoujdate (INRA Meknès) et conduites en conditions pluviales, ont été rassemblées, L'étude a révélé l'importance de la diversité génétique du matériel végétal notamment en matière de productivité et des formes des fruits, La délimitation de groupes variétaux, basée sur leurs origines géographiques, n'est pas très significative en raison probablement de l'appartenance à des ancêtres communs et à une sélection empirique ancienne basée essentiellement sur la qualité du fruit. Les caractéristiques pomologiques des fruits des variétés contribuent à une ample discrimination variétale. Les variétés les plus intéressantes pour la culture ainsi que des géniteurs adéquats pour un programme d'amélioration ont été identifiés.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 120 , p. 95-116

Les variations journalières des échanges gazeux de jeunes noyers (Juglans regia L.cv. LARA) ont été étudiées durant toute la saison de végétation. Des modèles pour l’assimilation nette, la respiration nocturne aérienne et la respiration racinaire ont été élaborés dans le but d’avoir des données continues de ces différentes composantes. Les variations journalières d’assimilation nette sont expliquées à l’aide d’un modèle multiplicatif qui fait intervenir le rayonnement, la surface foliaire et le vieillissement foliaire. Ce dernier conduit à une diminution rapide de l’efficience photosynthétique des arbres peu après l’obtention de la surface foliaire maximale. La respiration nocturne aérienne augmente avec la température depuis le débourrement jusqu’à fin juillet et se stabilise jusqu’à la chute des feuilles. Les autres composantes du bilan de carbone sont également modélisées. Les pertes de la respiration aérienne nocturne augmentent depuis le débourrement jusqu’à fin juillet puis se stabilisent jusqu’à la chute des feuilles. La respiration racinaire est du même ordre de grandeur que la respiration aérienne nocturne durant la saison de végétation.

2005
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2005), no 115 , p. 73-85

Le psylle de l'olivier, Euphyllura olivina, est un insecte qui provoque des dégâts importants sur les jeunes pousses et les organes florifères de ['olivier, il affecte ainsi la production. Après avoir estimé les taux d'infestation de l'olivier par le psylle dans une station oléicole au Haouz et, dans la perspective de rechercher des biocides compatibles avec une production biologique, des composés phénoliques extraits de l'olivier ont été testés sur les adul1es du psylle. L'infestation des rameaux florifères par ['insecte a été estimée depuis le gonflement des boutons jusqu'au début de la floraison de l'olivier. Les composés phénoliques ont été extraits à partir des jeunes feuilles de l'olivier et pulvérisés sur des rameaux infestés par des couples du psylle. Deux variétés ont fait l'objet de l'étude, l'Arbéquine et la Ménara. L'infestation par les adultes est variable d'un rameau à l'autre, généralement, elle est en moyenne de 12 adultes par mètre linéaire de rameau. L'occurrence des larves est relevée sur 15-22% des rameaux observés. Le traitement des rameaux infestés par le psylle provoque une mortalité moyenne de 63,5% et de 71,7% des populations testées respectivement sur Menara et sur Arbéquine,. ses mortalités dépassent celles relevées dans les lots témoins: 53,7% sur Ménara et 46,2% sur Arbéquine. Les résultats obtenus sont discutés et des tests sur les autres stades du psylle sont envisagés.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 118-119 , p. 3-19

Le carthame (Carthamus tinctorius L.) est une culture mineure bien adaptée aux zones semi-arides à travers le monde. Au Maroc, un programme d'amélioration de cette culture a été initié avec l'objectif de développer des variétés inermes, productives, plus précoces et ayant un rendement grain et une teneur en huile plus élevés que les variétés existantes. En 2006, 212 accessions de différentes origines géographiques à travers le monde ont été collectées et évaluées sous deux environnements différents (sites), Allal Tazi et Douyet, pour des caractères agronomiques et technologiques. Les deux sites diffèrent par les conditions climatiques et Allal Tazi est plus favorable que Douyet. Seules 181 accessions, de cette collection, ont pu compléter leur cycle de croissance et développement. Les résultats de cette étude ont montré qu'il existe une grande variabilité entre ces accessions pour la présence/ absence des épines, la hauteur des plantes, la précocité, la ramification des plantes, la résistance à la rouille, le poids de mille graines (PMG), le rendement grain par plante et la teneur en huile. L'effet du site et de l'interaction accession x site était aussi significatif. Le germoplasme évalué a montré une plus grande performance à Allal Tazi qu'à Douyet, pour tous les caractères étudiés. Quelques accessions ayant exprimé un rendement grain par plante et une teneur en huile plus élevés que les valeurs moyennes enregistrées chez les témoins sont utiles pour le programme d'amélioration du carthame. Les génotypes à rendement grain par plante élevé sont également caractérisés par un P MG élevé, une précocité à la floraison, une hauteur des plantes réduite et une présence d'épines. Les génotypes ayant une teneur en huile relativement élevée (35%) possèdent de petites graines souvent associées à une coque réduite. L'ensemble des accessions ont pu être regroupées dans 5 pools sur la base des caractères suivants: rendement grain par plante, teneur en huile, absence des épines, précocité et résistance à la rouille. La nature et la composition de chaque pool devraient être confirmées après l'évaluation des accessions durant une autre année. Les génotypes sélectionnés de chaque pool seront utilisés comme parents élites dans le programme de croisements.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2007), no 121-122 , p. 3-16

Le présent travail a pour objectif de comparer le comportement de trois génotypes de luzerne (Draa Tamegroutte, Ziz Aoufous, écotypes originaires des régions pré-sahariennes du Maroc et Siriver variété australienne cultivée au Maroc) en combinaison avec deux souches autochtones de Sinorhizobium meliloti vis à vis de la salinité (0, 8, 12 et 16 g l-1 NaCl). L’essai est conduit sous serre et vise l’évaluation de l’infectivité et de l’efficience d’utilisation de l’azote en présence de deux témoins (sans infection bactérienne avec et sans apport d’azote dans le milieu de culture) sous l’effet de doses croissantes de NaCl. Les résultats obtenus montrent que la nodulation a lieu même à une concentration en NaCl du milieu de 16 g l-1, et que l’apport de l’azote par fertilisation ou par fixation symbiotique diminue l’effet dépressif du sel. La souche L20 (présumée sensible) présente un comportement similaire à la souche L32 (présumée résistante) vis à vis de la production de matière sèche et de la fixation d’azote. Enfin l’étude montre que les couples symbiotiques performants, sous contrainte saline, ne sont pas forcement composés des luzernes et des Sinorhizobium, séparément, tolérants à la salinité.

2005
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2005), no 115 , p. 88-103

La cochenille violette, Parlatoria pergandii (Comstock), étudiée sur deux années successives 2002 et 2003 présente trois générations annuelles sur l'oranger "valencia-Iate (Citrus sinensis L.) dans la région agrumicole du Gharb au nord-ouest du Maroc. La première génération débute sur feuilles à partir de mars-avril, alors que les jeunes fruits ne Sont réellement infestés qu'au moment du démarrage de la génération d'été. En juillet. Cependant, l'orange "valencia-late" qui persiste sur l'arbre entre 10 et 12 mois, de la nouaison à la récolte, est une variété où la troisième génération débute à la véraison en octobre; elle se maintient et prolifère sur fruits tout au long de l'automne el de l'hiver, amenant de fortes infestations à la récolte. Deux périodes de lutte contre la cochenille peuvent être retenues pour sauver la production au cas où les infestations ne sont pas limitées par des facteurs biotiques ou abiotiques: l'une contre la génération du printemps en juin-juillet, la deuxième, si nécessaire contre la génération d'automne en octobre. Les chaleurs estivales réduisent fortement les populations de la cochenille et de son principal parasitoïde autochtone, Aphytis hispanicus (Mercet). L'été caractérisé par des températures maximales excessives au mois d'août: moyenne des maxima, 33,6°C en 2002 et 37,7°C en 2003, engendre des taux de mortalité pouvant atteindre ou dépasser les 90% parmi les populations de la cochenille, avec parfois une disparition quasi complète de l' auxiliaire. En effet, pour ce dernier, si les taux de parasitisme en période favorable de printemps et d'automne 2002 ont permis d'atteindre des maxima de l'ordre de 27 à 50%, A. hispanicus n'est pas retrouvé en verger suite aux fortes températures de l'été 2003. La surveillance des populations de la cochenille violette doit donc tenir compte de la phénologie de cette espèce et de l'activité de son auxiliaire, qui seront liées à ['évolution de la phénologie de la plante hôte et aux variations des conditions climatiques en verger.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 118-119 , p. 21-39

Le cheptel est une composante intrinsèque des systèmes de production de la zone pluviale du Moyen Orient. L'approvisionnement en ressources fourragères reste une contrainte principale dans l'alimentation animale. Dans les zones pluviales arides el semi ardes, la fertilisation phosphatée a été démontrée efficace pour l'amélioration des rendements des céréales. Cependant, peu de recherches ont été conduites sur les cultures fourragères. La réponse des légumineuses à la fertilisation phosphatée a été variable en fonction des espèces et variétés. Peu d'études aux champs sur les légumineuses fourragères et pastorales ont été conduites pour déterminer les effets des engrais phosphatés sous les conditions arides et semi arides méditerranéennes. Nous avons évalué la réponse de neuf variétés appartenant à quatre légumineuses fourragères (Vesce, Lathyrus, Medics et pois fourrager) aux différents apports de P2O5 sous trois types de sols ayant différents niveaux de fertilité phosphatée. Nous avons aussi évalué au champ les effets des apports croissants en P2O5 sur la croissance des Medics spontanée sur une période de huit ans. La réponse des légumineuses aux P2O5 sur les trois types de sols des stations expérimentales a été variable selon l'espèce, la variété et le site. Mais des quantités allant jusqu'à 20Kg/ha de P2O5 ont amélioré les rendements et la qualité de la plupart des variétés des légumineuses étudiées. Les deux essais conduits sur les légumineuses fourragères et pastorales ont montré les effets positifs de la fertilisation phosphatée que se soit sur les céréales ou les légumineuses dans le cadre de rotation sous les conditions climatiques des pays méditerranéens. Une analyse du sol est adéquate pour déterminer la quantité de P2O5 et apporter par type d'espèces et de cultures.

2007
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2007), no 121-122 , p. 17-33

Le comportement de trois génotypes de luzerne (Draa Tamegroutte (DT), Ziz Aoufous (ZA) originaires des régions pré-sahariennes du Maroc et de Siriver, variété australienne commercialisée au Maroc, a été comparé vis à vis de la salinité (0, 4, 8, 12 et 16 g l-1 NaCl).Les teneurs en azote, phosphore, potassium, calcium, magnésium, sodium et chlore des parties aériennes et racinaires de ces génotypes ont été déterminées. L’apport de NaCl entraŒne une réduction de la biomasse aérienne et racinaire, une accumulation des cations Na+ et Cl-, ainsi qu’une réduction d’absorption de K+, Ca++ et de NO3- dès la concentration 4 g l-1. Une certaine tolérance aux sels a été notée chez les écotypes DT et ZA comparativement à la variété Siriver productive mais plus sensible (Indice de sensibilité élevé). Cette tolérance pourrait être liée à leur aptitude spécifique à utiliser les ions Na+ et Cl- du milieu couplée à une bonne sélectivité vis à vis du potassium (rapport K+/Na+ élevé). Les génotypes étudiés se comportent comme des plantes inclusives. Un certain antagonisme a été noté entre l’azote et le chlore, qui est très marqué chez la variété Siriver comparativement aux écotypes sahariens. Cependant, la production en conditions salines de la variété Siriver malgré sa sensibilité au sel indique la présence de caractères constitutifs favorisant son rendement.

2005
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2005), no 115 , p. 105-119

Des prospections ont été menées durant les années 2004, 2005 et 2006 en vue de l'identifi¬cation des principaux phytonématodes associés à la vigne et d'autres cultures au Maroc. Les nématodes à galles, Meloidogyne incognito et M.javanica ont été très fréquents sur les cul¬tures de vigne. pêcher, bananier, haricot el petit pois. Les nématodes Xiphinema indes, X. pachtaicum et Mesocriconema xenoplax ont été associés à la culture de la vigne. Tylenchuchus semipenetrans. Hemicycliophora arenaria et Xiphinema sp. ont été trouvés dans les ver• gers d'agrumes. Aphelenchoides ritzemabosi et A. fragariae ont été associés au fraisier Pratylenchus vulnus a été rencontré dans les vergers de pêcher et d'amandier, et P. thorn a été très commun au niveau des champs de pois chiche. Le virus de l'enroulement de feuilles de la vigne (GFLV) a été détecté en association avec X. index dans quatre sites.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 118-119 , p. 41-51

Le souchet à tubercule (Cyperus rotundus L.) est une adventice vivace difficile à combattre. L'efficacité des herbicides systémiques est tributaire de la connaissance de la période de restitution des réserves glucidiques chez l'adventice. Les teneurs en hydrates de carbone non structuraux (TNC) des tubercules el des rhizomes du C. rotundus issu d'un verger d'agrumes (zone ensoleillée = interlignes et zone ombragée = sous frondaison) et d'un vignoble ont été déterminées mensuellement pendant une année et en fonction de sa phénologie. Les pourcentages de TNC/g de matières sèches obtenues au niveau des tubercules (67,4 - 26,0%) sont beaucoup plus élevées que celles obtenues au niveau des rhizomes (11,9 - 2,1%). Les courbes de l'évolution des TNC des tubercules suivent en général l'allure en « V » avec des cycles d'hydrates de carbone qui différent selon la méthode d'échantillonnage et le biotope. Pour le prélèvement par unité de surface, le niveau maximal de reconstitution des TNC est atteint en juin dans les biotopes agrumes zone ensoleillée et vignoble, et en juillet pour le biotope agrumes zone ombragée. Alors, que pour le prélèvement par plante, le flux maximal des réserves glucidiques vers les tubercules est atteint en juin lors de la floraison. Les implications de ces résultats pour la mise en œuvre d'une stratégie de lutte contre cette adventice sont discutées.

2007
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2007), no 121-122 , p. 35-50

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