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Dans cet article, on a mesuré pour chaque espèce ou souche de Trichoderma, sa capacité à envahir les colonies de Pyricularia oryzae, agent pathogène du riz, ainsi que ses modes d’action : mycoparasitisme, émission des substances inhibitrices non volatiles et volatiles. En confrontation directe, les Trichoderma testés inhibent de 89 à 100 la croissance de Pyricularia oryzae et certains d’entre eux montrent un mycoparasitisme de l’ordre de 60 à 75 . Les substances volatiles ou diffusibles produites par les Trichoderma inhibent également la croissance du pathogène. Cette inhibition est variable et dépend de l’antagoniste testé.

1997
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1997), no 96 , p. 9-17

L’aptitude de certains Trichoderma sp. à inhiber in vitro la croissance mycélienne de Pyricularia oryzae a été examinée à 4 températures (15 ?C, 23 ?C, 28 ?C et 32 ?C) et à 4 pH (4,5 ; 6 ; 6,9 et 8). Les pH 4,5 et 6 et la température 28 ?C sont les valeurs optimales auxquelles les antagonistes étudiés sont les plus efficaces.

1997
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1997), no 96 , p. 19-24

L’inoculation simultanée de Pyricularia oryzae et de l’antagoniste aux plantes du riz a montré que les Trichoderma testés présentent un bon pouvoir protecteur des feuilles du riz contre la pyriculariose. Les dégâts de la maladie sont réduits de 71 à 88 par rapport à ceux induits par le pathogène lorsqu’il est inoculé seul aux plantes de riz. Les valeurs des coefficients d’infection ont diminué également d’une manière importante lorsque les plantes ont été inoculées par Pyricularia oryzae et les antagonistes.

1997
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1997), no 96 , p. 25-31

Le développement de taches brunes, nécrotiques (1-2 mm de diamètre) caractéristiques de Pseudomonas syringae pv. syringae (l’agent causal des taches foliaires de la tomate) sur plants de tomate âgés de 6 semaines, est conditionné par une humidité relative élevée. Une période d’humidité de 1 à 3 jours était beaucoup plus critique après l’inoculation qu’avant inoculation pour le dévelopement des symptômes. L’utilisation de petits sacs en tissus de gaze remplis de sable en vue de causer des blessures sur les feuilles était nécessaire avant l’inoculation pour la manifestation des symptômes sur les plants inoculés par pulvérisation. Ces blessures artificielles accentuèrent les symptômes sur plants inoculés par infiltration sous vide.

1997
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1997), no 96 , p. 33-40

Les deux fongicides systémiques, métalaxyl et phoséthyl Al., sont trés efficaces dans la lutte contre la pourriture brune, maladie controlée que partiellement par trempage dans l’eau chaude ou par traitement préventif avec des fongicides traditionnels, dits de surface. La méthode d’apport, avec ou sans cire, n’a pas influencé l’efficacité des deux matières actives. L’application préventive est la plus sûre, mais l’efficacité des deux fongicides fût conservée, même dans le cas d’un traitement curatif, effectué 24 h après contamination.

1997
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1997), no 96 , p. 41-45

Quatre essais de désherbage du blé dur et du blé tendre ont été réalisés au domaine expérimental de Khémis Zemamra en 1994-95 et 1995-96. L’objectif est d’étudier l’effet du désherbage chimique sur le niveau de propreté et l’humidité des grains de blé après la récolte mécanique. La récolte des parcelles désherbées et celles non désherbées a eu lieu avec la moissonneuse-batteuse à la maturité des cultures. Les résultats ont montré que le désherbage chimique au stade début tallage avec Granstar (matière active : Tribénuron méthyl) a) a réduit la densité des mauvaises herbes de 78 à 92 , b) a permis d’avoir des gains atteignant 81 du rendement grain, et c) a réduit le poids sec des semences des mauvaises herbes présentes dans les grains de 90 à 99 . Par contre, la présence des mauvaises herbes à la récolte a significativement augmenté l’humidité des grains de blé. Les quantités de grains de blé récupérées avec la paille ou tombées par terre après le passage de la moissonneuse-batteuse n’ont pas été affectées par le désherbage. Le désherbage chimique est donc un moyen pour accroŒtre le rendement, faciliter la récolte mécanique et obtenir une récolte de grains et de paille propres.

1997
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1997), no 96 , p. 47-53

Les risques d’apparition de nouveaux biotypes virulents de la mouche de Hesse, Mayetiola destructor (Say), incitent à élargir davantage la gamme de gènes de résistance disponibles pour lutter contre ce ravageur. Dans ce cadre, des tests ont été conduits au champ et sous serre pour identifier de nouvelles sources de résistance à la mouche de Hesse au Maroc. Les résultats montrent que les gènes H14H15, H21, H25 et H26 sont efficaces contre cet insecte. H14H15 et H26 confèrent un niveau élevé de résistance, similaire à celui du gène H5 dans la variété Saada, alors que les gènes H21 et H25 ne confèrent qu’une résistance moyenne. Ces gènes viennent enrichir le stock disponible en gènes de résistance. Les auteurs proposent que les gènes H5, H11, H14H15, H21 et H25 localisés sur les génomes A ou B soient transférés seulement au blé dur (Triticum turgidum L. var. durum), et que les gènes du génome D, H13, H22, H23 et H26, soient utilisés pour l’incorporation de la résistance dans le blé tendre (Triticum aestivum L.).

1997
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1997), no 96 , p. 55-63

L’effet d’une pré-inoculation par un champignon endomycorhizien (Glomus intraradices) a été étudié sur la croissance de plants d’arganier (Argania spinosa) après leur transplantation dans un sol non désinfecté. Les plants de deux clones différents (0 et 17), produits par micro-propagation in-vitro, ont été séparés en deux lots, l’un mycorhizé l’autre non. Ils se sont développés pendant six mois dans un substrat désinfecté et avaient au moment de la transplantation une longueur moyenne des axes aériens de 242 mm et 310 mm chez les plants témoins et 781 mm et 1196 mm chez les plants mycorhizés pour les clones 0 et 17 respectivement. Les plants ont été ensuite transplantés dans un mélange terragreen, tourbe et sol. Tous les plants ont été très vite infectés par les souches endomycorhiziennes se trouvant dans le sol de culture, mais la différence entre les deux traitements s’est maintenue après transplantation. Après un an et demi de croissance dans ces conditions, les plants pré-inoculés avaient produit des biomasses plus importantes, le poids sec moyen chez le clone 0 étant de 40 g et 119 g pour les plants témoins et pré-inoculés respectivement, alors que pour le clone 17, ces valeurs étaient respectivement de 124 g et 168 g. La pré-inoculation par une souche efficace procure donc un net avantage pour la croissance des plantules d’arganier. Cette technique mériterait d’être envisagée dans la pratique courante des pépinières comme cela se pratique déjà dans certains pays pour d’autres espèces de ligneux.

1997
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1997), no 96 , p. 65-76

Dix populations naturelles d’Hedysarum flexuosum L. (Légumineuse pastorale), d’origine marocaine et algérienne, ont fait l’objet d’une analyse de la variabilité génétique. L’analyse du polymorphisme de 4 paramètres morphologiques révèle une variabilité intra et interpopulations importante au sein de chaque origine géographique. Toutefois, la gamme de la variabilité de l’espèce semble être continue dans l’aire maghrébine prospectée. La variabilité électrophorétique de 6 systèmes enzymatiques, analysée chez 4 populations marocaines et une algérienne, est importante. 15 locus polymorphes ont été détectés. Une variation importante, selon les populations, des taux de polymorphisme et d’héterozygotie est observée. La richesse allélique des populations et la structuration de leur variabilité sont influencées par le milieu d’origine.

1997
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1997), no 96 , p. 77-90

L’utilisation par les ruminants de l’azote d’une paille de blé traitée à l’urée a été évaluée dans un essai métabolique chez des béliers D’man x Sardi munis d’une fistule ruminale et d’une cannule duodénale. Le traitement de la paille à l’urée a augmenté sa teneur en azote total de 4.6 à 11.1 de la MS, mais n’a pas modifié sa teneur en NDF, en ADF ou en minéraux. Au cours de la période expérimentale, trois sources azotées ont été comparées : azote de la paille traitée à l’urée, urée et tourteau de tournesol. Les expériences ont montré que ces sources azotées n’exerçaient d’effet significatif ni sur le pH ni sur la concentration en azote ammoniacal du jus du rumen. De même, la digestibilité ruminale de la matière organique (MO) et des fibres n’a pas été affectée par le type d’azote (P0.10), renseignant sur une activité cellulolytique similaire des microbes du rumen. Cependant de meilleures digestibilités ruminales de la MO et du NDF ont été notées pour le régime à base de paille traitée (+10.6 et + 12.5 respectivement par rapport aux deux régimes à base de paille non traitée). Les flux duodénaux en protéines microbiennes étaient supérieurs avec l’azote de la paille traitée (16.9 g/j) par rapport au tourteau de tournesol (12.8 g/j) et à l’urée (9.8 g/j) (P0.05), tandis que les pertes fécales azotées n’étaient pas significativement différentes (P0.10). Ceci confirme la disponibilité de l’azote de la paille traitée pour le ruminant, les synthèses microbiennes qu’il permet bénéficiant au métabolisme azoté de l’animal car elles ne sont pas rejetées dans les déjections.

1997
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1997), no 96 , p. 91-104
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