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Au Maroc, les régions arides et semi-arides couvrent 87 des terres arables. Ces régions sont caractérisées par des conditions hydriques très limitées avec des pluviométries faibles et très aléatoires. Les régimes thermiques, les sols superficiels et érodés et la pratique de techniques culturales traditionnelles aggravent les déficits hydriques. L’échec des cultures est commun. Pour lever ces contraintes, le Maroc et l’USAID ont établi le Centre aridoculture vers la fin des années 70. Quinze ans plus tard, cette unité de recherche a développé des technologies, connaissances et méthodologies adaptées pour les systèmes d’exploitation fragiles et les contraintes des ressources naturelles. Les axes de recherche concernent la caractérisation agroclimatique et socio-économique, la conservation des ressources naturelles (sol, eau, patrimoine génétique), l’utilisation efficiente des intrants, le développement de technologies peu coûteuses, création de variétés résistantes aux stresses biotiques et abiotiques, conception de systèmes de culture alternatifs et flexibles; l’intégration de l’élevage; les aspects sociaux et économiques des technologies développées; et la mise en oeuvre d’une approche appropriée de transfert de technologies, d’étude d’impact et de dissémination de l’information. Les résultats de cette expérience indique clairement l’importance de la recherche agronomique et du transfert de technologies dans la préservation des ressources naturelles et la mise en place d’une agriculture durable en mesure de satisfaire les besoins des générations à venir.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 69-81

Les zones arides et semi-arides au Maroc couvrent les hauts plateaux et la vallée de la Moulouya au nord-est, les plaines atlantiques centrales et la région du souss au sud-ouest. Elles réprésentent 27 et 87 de la superficie totale du pays et de la surface agricole utile respectivement. Les céréales y occupent 60 de la SAU et contribuent 55 de la production nationale. Plus de 50 de la population marocaine vivent dans ces régions. Cependant, ces zones font face à des déficits hydriques chroniques dus à des pluviométries faibles et aléatoires. Des sécheresses intra et inter-annuelles sont communes. Les régimes de températures, les sols érodés et la culture des terres marginales aggravent les déficits en eau. Les systèmes de production sont complexes et reposent sur l’intégration des cultures et de l’élevage. Les techniques culturales traditionnelles ne sont plus adaptées. L’insuffisance de l’infrastructure de disribution des intrants et de stockage des excès de production constitue un frein au progrès technique. L’écart entre les potentialités et les rendements obtenus par les agriculteurs est encore important. Cette situation souligne l’intérêt que revêt la recherche agronomique pour le développement de technologies appropriées et leur transfert par des voies adéquates afin de résoudre les problèmes des zones arides et semi-arides marocaines, et garantir ainsi la pérrenité de l’agriculture pour les génerations futures.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 83-91

La conception des systemes fourragers actuellement pratiques en irrigue dans les principaux perimetres au maroc est analysee et une critique constructive en est faite sur la base de resultats de recherche obtenus dans certaines regions. Une attention particuliere est donnee aux fourrages cultives - la luzerne et le bersim - qui constituent le pivot des systemes fourragers existants, et le decalage entre rendement actuels et possibilites reelles de ces cultures est mis en evidence. Les voies d’amelioration de la productivite de ces cultures ainsi que l’interet de l’insertion dans les calendriers alimentaires de nouvelles plantes fourrageres, graminee et legumineuses, en culture pure et en association, sont proposees. Des elements pouvant guider le choix de systemes fourragers potentiellement mieux adaptes a chaque perimetre irrigue sont egalement presentes.

1987
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1987), no 62 , p. 45-63
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