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Le but de ce travail est d'étudier l'effet d'une restriction alimentaire suivie d'une réalimentation et la possibilité d'une croissance compensatoire, sur la puberté et sur les événements endocrines apparentés chez la femelle Sardi. Trente agnelles Sardi âgées de 205 jours et ayant un poids de 22±l,2 kg ont été divisées en 3 groupes : HH nourri avec un régime haut (500 g de paille et du concentré industriel ad libitum), LL avec un régime bas (500 g de paille et 200 g de concentré industriel) et LH avec le régime bas pendant 2 mois suivi d'un régime de niveau supérieur pendant 4 mois. L'essai a commencé le premier juillet et s'est arrêté au 30 décembre. Les échantillons de sang ont été prélevés trois fois par semaine pour les dosages de la progestérone, FSH, GH et leptine. Une différence significative du taux de croissance entre les deux groupes (haut et bas) a été observée. Toutefois, le gain quotidien moyen est resté au dessous de 100 g/d. Après la période de restriction, l'apport illimité de concentrés (groupe LH) assure une croissance soutenue des agnelles mais seulement légèrement supérieure en moyenne à celle des agnelles du groupe HH (89 g/animal/jour de GMQ contre 84). Ces résultats ne permettent qu'une croissance compensatrice partielle et variable. Dans le groupe HH, l'entrée en activité sexuelle est très compacte. Les premiers cycles normaux se manifestent en moyenne 9 jours seulement après le premier cycle ovarien et les premières chaleurs sont déjà présentes en moyenne 7 jours après les premières activités ovariennes. Ces intervalles très courts s'expliquent par le fait que pour 8 des 10 agnelles, la première activité cyclique est directement accompagnée des premières chaleurs. La restriction alimentaire (groupe LL) qui freine la croissance des agnelles a pour effet d'empêcher leur entrée en activité cyclique ovarienne et comportementale. Par contre, dans le groupe LH, l'apparition des premiers cycles et des chaleurs chez toutes les agnelles est fortement retardée (plus de 50 jours) par rapport au groupe HH alors qu'aucune différence significative, en ce qui concerne le poids vif au moment du démarrage de l'activité reproductrice, n'est observée entre ces deux groupes. Avant la première ovulation, une augmentation dans le niveau de FSH est observée pendant que le niveau de GH diminue avec une corrélation négative significative entre ces hormones. Aucune relation significative n'a été trouvée entre l'entrée en activité ovarienne et le niveau de Leptine. De la même manière, il n'y avait pas de corrélation entre le niveau de leptine et le poids ou le gain moyen quotidien. Une corrélation positive entre la concentration de GH et le gain moyen quotidien a été notée dans les différents groupes (P 0,05) tandis qu'aucune relation n'a été détectée entre les concentrations de FSH et le gain moyen quotidien. Nos résultats démontrent une fois encore l'importance du développement corporel des agnelles pour l'âge de la puberté. Une réalimentation ad libitum suite à une période de forte restriction permet une reprise effective de la croissance ainsi que l'initiation de l'activité reproductrice dès la première année chez toutes les agnelles. Par ailleurs, nos analyses indiquent que les concentrations plasmatiques de la FSH ne sont pas affectées par la restriction alimentaire. Les profils de la leptine laissent penser à la présence d'autres métabolites, plus importants que la variation de la Leptine, pour informer l'axe hypothalamo-reproducteur de l'état nutritionnel de l'agnelle.

2006
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2006), no 117 , p. 107-124

Une étude de croisement entre les brebis de race Boujâad et les béliers des races Boujaad, D’man, ll de France et Lacaune a été réalisée pour comparer les performances à l’engraissement et les caractéristiques de la carcasse de 106 agneaux issus des quatre races de pères. Les effets du sexe et de l’année de naissance de l’agneau ont été significatifs pour les caractères étudiés. La race du père a eu un effet significatif pour les caractères à l’engraissement et à l’abattage. Ce sont les agneaux des pères de races Il de France et Lacaune qui ont réalisé la meilleure croissance et l’indice de consommation le plus élevé à l’engraissement. Les agneaux de pères Ile de France ont été à la fois plus jeunes de 11 jours et plus lourds de 3,15 kg à l’abattage, comparés aux agneaux issus de pères D ’man et Boujaad confondus. De même, leur carcasse a été plus conformée, moins grasse et a présenté une surface de muscle longissimus dorsi plus large suivie par celle des agneaux de pères Lacaune. Les agneaux de la race Boujâad ont produit une carcasse moins bien conformée avec une surface de muscle longissimus dorsi réduite. Quant à la carcasse des agneaux croisés issus des pères de la race D ’man elle a été plus grasse et moins conformée. L’utilisation des mâles de races du croisement terminal IIe de France et Lacaune pourrait contribuer à améliorer à la fois la quantité et la qualité de la viande ovine au Maroc.

2004
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2004), no 111, p. 101-115

L’élevage de Aphis gossypii Glov. sur cotonnier à différentes températures a montré que celle-ci ont une grande influence sur le développement, la fécondité et la longévité de ce ravageur. Entre 10 et 30?C la vitesse de développement est inversement proportionnelle à l’augmentation de la température. Le seuil thermique de développement calculé de A.gossypii est voisin de 3?C. Dans l’intervalle des températures testées, la fécondité moyenne totale est plus élevée entre 15 et 26?C qu’aux températures supérieures. Dans les conditions du Tadla, A. gossypii présente plus de 15 générations. Certains points relatifs à la dynamique des populations de ce ravageur ont été expliqués.

2002
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2002), no 106 , p. 75-84
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