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La présente étude est une synthèse des travaux de recherche effectués jusqu’à présent sur les parasites des légumineuses alimentaires au Maroc. Bien que les travaux de recherche soient peu nombreux et fragmentaires, des conclusions importantes peuvent être tirées; des dégâts importants dus à l’orobanche ont été signalés sur la fève, le petit-pois et la lentille. L’emploi judicieux du glyphosate, un herbicide total, permet un bon contrôle de ce parasite. La maladie des taches chocolat, l’anthracnose et la rouille sont d’autres maladies importantes de la fève. L’anthracnose constitue la contrainte majeure du pois-chiche. L’importance des dégâts des autres maladies varie en fonction des conditions climatiques dans différentes régions. La lentille et le petit-pois sont attaqués par plusieurs maladies qui restent peu étudiées. Les travaux de recherche futurs doivent être axés sur : la lutte intégrée contre l’orobanche de la fève, de la lentille et du petit pois, l’anthracnose et les maladies vasculaires du pois chiche et de la fève, la tache chocolat de la fève, l’oïdium et l’anthracnose du petit-pois, la rouille de la lentille et de la fève; des études biologiques et épidémiologiques des pathogènes responsables de ces maladies; enfin la recherche de sources de résistance à ces pathogènes. Mots-clés : maladies, parasites, légumineuses alimentaires, Maroc

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 55-67

La fertilisation phosphatée contribue d’une façon importante dans l’augmentation des niveaux de rendement des légumineuses alimentaires. L’objet de cette revue bibliographique est de dégager : - d’une part les seuils critiques au delà desquels les légumineuses alimentaires ne répondent pas à l’apport du phosphore. - d’autre part voir l’impact de deux modes d’épandage (en bande et à la volée) sur le rendement de la culture. Les seuils critiques au delà desquels les légumineuses alimentaires ne répondent pas à l’apport du phosophore sont de 5,5 ppm pour le pois-chiche, 7 ppm pour la fève et 7 à 8 ppm pour la lentille. Par ailleurs, en situation de sols carencés en phosphore l’épandage en bande permet de réaliser des gains en rendement importants et surtout une économie considérable de l’élément fertilisant phosphore pouvant aller de 2 à 3 fois par rapport à l’épandage à la volée.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 93-100

L’efficacité de l’imazapic a été comparée el celle du glyphosate contre l’orobanche dans la fève et la lentille dans un essai en pots sous serre en1998-99 et 1999-2000. L’imazapic a été appliqué au stade formation de tubercules de l’orobanche et deux semaines après avec les doses de 5+5, 10+0 et 10+10 g.l1l.a./ha. Pour le glyphosate, deux modes d’apport ont été utilisés, l’un consiste en l’application de 60 g.m.a./ha au stade formation des tubercules d’orobanche et 60 g.m.a./hla après 15 jours, l’autre en trois applications (3 x 60 g.m.a./ha ) à partir du stade début floraison des deux cultures et 15 et 30 jours après. L’imazapic a efficacement contrôlé l’orobanche dans la fève à raison de 86 à 89 pour cent et 95 à 100 pour cent pour une et deux applications de 10 g.m.a./ha, respectivement et 64 à 82 pour cent pour la dose de 5+5 g.m.a./ha par rapport au témoin non traité. Cette efficacité a été de 90 à 100 pour cent pour 5 et 10 g.m.a./ha, respectivement dans la lentille. Le glyphosate a aussi assuré une bonne efficacité sur l’orobanche dans la fève et bonne à excellente efficacité dans la lentille pour l’application respective de deux et trois apports de 60 g.m.a./ha. Le meilleur rendement grain produit par la fève est celui réalisé après traitement à l’imazapic à la dose de 10+10 g.m.a./ha et au glyphosate 3 x 60 g.m.a./ha. Dans la lentille, l’imazapic a engendré un rendement grain supérieur ou égal à celui obtenu par le traitement au glyphosate 3 x 60 g.m.a./hla. Le traitement de référence (glyphosate 2 x 60 g.m.a./ha) a permis une production égale au témoin non infesté. La phytotoxicité des herbicides a été négligeable à légère dans l’ensemble de traitements.

2004
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2004), no 109-110 , p. 109-126

Des prospections floristiques ont été réalisées dans 25 champs de lentille (Lens culinaris) non irriguée dans la Basse Chaouia, province de Settat, entre 1993-94 et 1995-96. L’étude a révélé la présence de 188 espèces adventices. Le nombre de dicotylédones a été 164 espèces (soit 87 pour cent de l’effectif total). Les annuelles ont représenté 86 pour cent (161 espèces). Trois groupes d’adventices ont été identifiées: a) les orobanches, b) les dicotylédones non parasites, et c) les monocotylédones. L’orobanche chevelue (Orobanche crenata) et l’orobanche rameuse (0. ramosa) ont été rencontrées dans 40 pour cent des champs prospectés. En se basant sur le recouvrement et la fréquence de chaque espèce, les dicotylédones annuelles les plus importantes ontété le coquelicot (Papaver rhoeas), le chrysanthème à couronnes (Chrysanthemum coronarium) et la vaccaire d’Espagne (Vaccaria hispanica), alors que les vivaces les plus importantes ont été la silène enflée (Silene vulgaris) et le liseron fausse-guimauve (Convolvulus althaeoides). Les deux Poaceae annuelles les plus importantes ont été l’alpiste mineur (Phalaris minor) et l’ivraie raide (Lolium rigidum). Toute stratégie de désherbage de la lentille dans la province de Settat doit tenir compte essentiellement de l’orobanche chevelue, des dicotylédones non parasites telles que le coquelicot, le chrysanthème à couronnes, le liseron fausse-guimauve, la silène enflée et la vaccaire, et des Poaceae annuelles telles que l’alpiste mineur et l’ivraie raide. ME LENS CULINARIS; MAUVAISE HERBE; IDENTIFICATION; MAROC

2001
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2001), no 104 , p. 49-59

Les populations locales des légumineuses alimentaires sont caractérisées par une diversité génétique importante pour la majorité des caractères. Comme chez la plupart des espèces végétales, cette diversité est constamment sujette à l’érosion génétique. Un programme de collecte, caractérisation, évaluation et utilisation des ressources génétiques locales de fève, de pois chiche et de lentille a été initié depuis 1985. Ainsi, une collection d’environ 900 entrées des trois espèces a été développée. Un schéma d’organisation et de gestion de cette collection a été développé. Il pourra servir de modèle de base pour le développement d’une banque de gènes maghrébins. Sur la fève, un schéma modèle d’amélioration des populations locales comme étape clé pour leur utilisation en sélection est présenté. Il est basé sur un système de sélection récurrente. Les populations améliorées serviront de sources pour dériver des lignées performantes qui peuvent être utilisées pour la création de variétés synthétiques.

1995
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1995), no 89 , p. 83-95
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