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Une synthиse bibliographique des йtudes d’йpidйmiologie conduites au Maroc a montrй que 85 espиces et 19 genres de mauvaises herbes ou plantes spontanйes sont hфtes de diffйrents agents pathogиnes (virus, mycoplasmes, nйmatodes et champignons). Le virus de la jaunisse nanisante de l’orge et le virus de la mosaпque jaune striйe de l’orge ont йtй trouvйs respectivement sur 42 et 15 Poaceae. Le nйmatode а galles (Meloidogyne spp.) a йtй identifiй sur 24 espиces et trois genres. Le nйmatode des tiges [Ditylenchus dipsaci (kuhn) filipjev] a йtй trouvй sur sept espиces et quatre genres. D’autres agents pathogиnes qui s’attaquent aux cultures ont йtй dйtectйs sur plusieurs genres et espиces de mauvaises herbes ou plantes spontanйes. Les prospections et les identifications des agents pathogиnes, insectes et ravageurs doivent se multiplier pour bien combattre les hфtes alternatifs et reconnaЊtre les plantes sauvages qui possиdent des gиnes de rйsistances а ces flйaux.

1995
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1995), no 90 , p. 59-67

Des prospections ont été effectuées de 1987/88 à 1991/92 pour évaluer l’importance des maladies fongiques chez les blés au Maroc. Dans 22 sites permanents distribués dans les différentes régions à vocation céréalière du pays, l’incidence et la sévérité de chaque maladie ont été notées selon les clés et les normes appliquées universellement. Parmi les huit maladies touchant les feuilles et les épis du blé évaluées, la septoriose a eu une incidence importante et régulière mais sa sévérité a été en général faible. L’incidence de l’oïdium a été modérée et irrégulière et sa sévérité en général faible. Pour l’helminthosporiose, les incidences ont varié entre 18 à 43 mais la sévérité de la maladie a été faible. Parmi les rouilles, la rouille brune a été de loin la plus répandue géographiquement avec une manifestation régulière dans le temps. La distribution géographique de la rouille jaune a été généralisée et celle de la rouille noire moins fréquente. Le charbon nu a été présent dans tous les sites prospectés. La manifestation du charbon couvert a été très limitée dans le temps. Des interactions entre le site et certaines maladies ont été mises en évidence.

1995
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1995), no 90 , p. 19-30

L’étude de la dynamique des populations d’Aphis gosypii Glover nous a permis de montrer qu’il existe deux périodes de pullulations sur cotonnier en juin-juillet et en septembre. La dernière pullulation, numériquement très importante, cause indirectement, des dégâts économiques considérables dans le périmètre irrigué du Tadla. La pullulation d’A.gossypii sur cotonnier dépend principalement de la date et de l’importance des vols de contamination. L’évolution, les facteurs de développement et de régression de ces populations sont discutés.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 93 , p. 73-80

Le Maroc importe chaque année des quantités considérables de produits phytosanitaires destinés à la protection des cultures contre les parasites et les ravageurs; et par conséquent à augmenter les rendements. Cependant, leur utilisation intensive et irraisonnée nous pousse à nous poser de sérieuses questions sur l’état de notre environnement. Faut-il déjà sonner l’alarme pour sa sauvegarde ?

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 43-53

Au Maroc, les régions arides et semi-arides couvrent 87 des terres arables. Ces régions sont caractérisées par des conditions hydriques très limitées avec des pluviométries faibles et très aléatoires. Les régimes thermiques, les sols superficiels et érodés et la pratique de techniques culturales traditionnelles aggravent les déficits hydriques. L’échec des cultures est commun. Pour lever ces contraintes, le Maroc et l’USAID ont établi le Centre aridoculture vers la fin des années 70. Quinze ans plus tard, cette unité de recherche a développé des technologies, connaissances et méthodologies adaptées pour les systèmes d’exploitation fragiles et les contraintes des ressources naturelles. Les axes de recherche concernent la caractérisation agroclimatique et socio-économique, la conservation des ressources naturelles (sol, eau, patrimoine génétique), l’utilisation efficiente des intrants, le développement de technologies peu coûteuses, création de variétés résistantes aux stresses biotiques et abiotiques, conception de systèmes de culture alternatifs et flexibles; l’intégration de l’élevage; les aspects sociaux et économiques des technologies développées; et la mise en oeuvre d’une approche appropriée de transfert de technologies, d’étude d’impact et de dissémination de l’information. Les résultats de cette expérience indique clairement l’importance de la recherche agronomique et du transfert de technologies dans la préservation des ressources naturelles et la mise en place d’une agriculture durable en mesure de satisfaire les besoins des générations à venir.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 69-81

Les zones arides et semi-arides au Maroc couvrent les hauts plateaux et la vallée de la Moulouya au nord-est, les plaines atlantiques centrales et la région du souss au sud-ouest. Elles réprésentent 27 et 87 de la superficie totale du pays et de la surface agricole utile respectivement. Les céréales y occupent 60 de la SAU et contribuent 55 de la production nationale. Plus de 50 de la population marocaine vivent dans ces régions. Cependant, ces zones font face à des déficits hydriques chroniques dus à des pluviométries faibles et aléatoires. Des sécheresses intra et inter-annuelles sont communes. Les régimes de températures, les sols érodés et la culture des terres marginales aggravent les déficits en eau. Les systèmes de production sont complexes et reposent sur l’intégration des cultures et de l’élevage. Les techniques culturales traditionnelles ne sont plus adaptées. L’insuffisance de l’infrastructure de disribution des intrants et de stockage des excès de production constitue un frein au progrès technique. L’écart entre les potentialités et les rendements obtenus par les agriculteurs est encore important. Cette situation souligne l’intérêt que revêt la recherche agronomique pour le développement de technologies appropriées et leur transfert par des voies adéquates afin de résoudre les problèmes des zones arides et semi-arides marocaines, et garantir ainsi la pérrenité de l’agriculture pour les génerations futures.

1996
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (1996), no 92 , p. 83-91

Le blé est la deuxième plus importante céréale au Maroc après l'orge. Il est cultivé essentiellement sous les conditions pluviales. Ses rendements sont faibles en général en raison des précipitations faibles et variables et la prédominance des techniques de gestion des cultures inadéquates utilisées par la plupart des agriculteurs. Pour améliorer et stabiliser les rendements du blé dans ces environnements, les chercheurs marocains ont développé, depuis les années 1980, des techniques améliorées et plus adaptées. Les résultats obtenus ont montré le rôle de l'adoption de variétés améliorées et une meilleure gestion technique dans la réduction de l'écart entre les rendements des agriculteurs et les potentiels réalisables. 11 a été prouvé que, les variétés précoces et semi-précoces, les dates de semis précoces, les espacements réduits, le désherbage précoce, les doses d'azote optimales, la jachère et l'irrigation d'appoint au tallage et à l'épiaison ont augmenté et stabilisé le rendement du blé. Pour évaluer l'importance des technologies développées en termes d'amélioration de la productivité de l'eau (WP), l'approche suggérée par Angus et Van Herwaarden (2001) a été utilisée. Cette évaluation a montré que l'écart entre WP obtenue en vertu de technologies améliorées et celles réellement utilisées, est encore élevé. Par conséquent, même dans les conditions de nos expérimentations, des facteurs autres que l'eau ont été limitants et il est encore possible d'accroître davantage la productivité de l'eau. Les seules technologies qui ont permis de combler l'écart de productivité de l'eau sont l'utilisation de variétés améliorées et l'application de l'azote.

2008
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2008), no 123-124 , p. 19-37

La présente étude permet d'évaluer le système non-labour, avec des variantes faisant intervenir les rotations des cultures et la gestion des résidus, pour son potentiel à améliorer le statut organique du sol dans le semi-aride marocain. Des expérimentations sont conduites au champ, depuis 1994, dans le but de suivre les effets du système de travail du sol, de la rotation et des résidus sur les paramètres de la qualité d'un sol calcimagnésique à caractère vertique. La conception expérimentale inclut la comparaison de parcelles soumises simultanément au labour conventionnel (LC) ou non-labour (NL), des rotations biennales (Blé-Blé «BB» et Jachère-Blé «JB») ou triennale (Jachère-Blé-Orge «JBO») et des niveaux de résidus différents sous NL : 0 t/ha (NL), 1 t/ha (NL) et 6 t/ha (NL,). Les résultats obtenus au bout de cinq années d'expérimentation montrent un effet positif sur le statut organique du sol du Non-Labour (NL) par rapport au Labour Conventionnel (LC), surtout près de la surface du sol. En effet, dans l'horizon 0-5 cm, la séquestration du carbone organique sous NL1 tend vers une amélioration (1.73%) par rapport au LC (1.66%). Alors que dans le même horizon, le carbone de la matière organique particulaire enregistre des différences plus significatives sous NL1 (0.92%) par rapport au LC (0.80%). En terme d'azote total et particulaire, les différences restent faibles entre NL1 (0.14% et 0.07%) et LC (0.13% et 0.07%). Les différences enregistrées diminuent avec la profondeur. Le pH (KCl) du sol a enregistré une baisse (0.05 unité) très significative sous NL1 dans les trois horizons étudiés par rapport au LC. La gestion des résidus a permis d'améliorer les différents indicateurs étudiés sous NL, et on a constaté d'une façon générale que le taux d'amélioration de ces indicateurs était proportionnel au taux de résidus laissés en surface, alors que l'exportation totale des résidus rendait NL moins avantageux que LC. La rotation JBO (mieux adaptée aux exigences des exploitations dans la région de la Chaouia) a permis une amélioration intermédiaire par rapport au BB et JB. Par conséquent, cinq années ont été suffisantes pour distinguer les influences du travail du sol, de la rotation et des résidus de récolte sur le statut organique du sol.

2008
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2008), no 123-124 , p. 59-82

L'effet de quatre régimes d'irrigation (50%, 60%, 70% et 80% ET,) sur les paramètres de production de la variété d'agrumes «Maroc late» a été étudié durant trois ans dans l'objectif de déterminer les coefficients de réduction de l'ETo à appliquer dans le calcul de l'évapotranspiration (ETc) de cette variété au niveau du périmètre irrigué du Tadla. Les résultats de cette étude montrent que la floraison et la nouaison sont favorisées par un stress hydrique (50% ET,). La chute physiologique est limitée par plus d'apport en eau (80% ET,) qui permettent de répondre à la demande climatique durant ce stade. Le suivi du grossissement du fruit durant la période Juillet-Mars a permis de distinguer deux périodes. Une phase de grossissement estival qui connaît une augmentation remarquable du diamètre du fruit en fonction des apports en eau (80% ET,) et une deuxième phase qui s'étend de la 2eme décade du mois de Novembre jusqu'à Mars, caractérisée par de faibles variations du diamètre et pour laquelle un régime d'irrigation de 60% ETo semble être convenable. Les observations de fin de cycle montrent que le rendement est élevé chez les arbres soumis à un régime hydrique apportant plus d'eau (70% ETo et 80% ET,). La teneur en jus est également favorisée par des apports en eau supplémentaires dépassant l'équivalent de 10% ETo Quant à l'acidité du fruit, elle augmente avec le stress hydrique.

2008
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2008), no 123-124 , p. 83-102

Le présent travail est une contribution à l'étude des problèmes de gestion des irrigations des agrumes dans le contexte édapho-climatique d'El Menzeh dans la région de Gharb. L'essai a été conduit dans le Domaine Expérimental El Menzeh. Cette étude a été portée sur les arbres de Navel greffé sur le citrange Troyer planté sur un sol sableux et dont le système d'irrigation est converti en micro-jet en 2006. Cette étude a pour objectifs de déterminer les besoins en eau et les effets de la dose d'irrigation sur la croissance, la production et la qualité des fruits des agrumes. Cinq niveaux d'irrigation ont été testés (120%, 100%, 80% 60% et 40% d'ET). Les résultats acquis à travers les observations sur le végétal et le fruit montrent que la réduction de la dose d'irrigation a provoqué une diminution de la croissance végétative, du calibre final des fruits et du rendement en jus et enfruits. Par contre, elle a amélioré le taux de sucre et l'indice de maturité (taux de sucre! acidité). L'apport d'une dose d'irrigation réduite à 80% d'ET.c a pu maîtriser l'excès de vigueur mais elle n'a pas eu d'effet ni sur le rendement ni sur la qualité des fruits.

2008
AL AWAMIA (MA) ISSN: 0572-2721 , (2008), no 123-124 , p. 103-118

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